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        <title><![CDATA[Je suis en retard]]></title>
        <link>http://celeblog.over-blog.com/</link>
        <description><![CDATA[Un professeur pas toujours &agrave; l'heure analyse le pays des merveilles dans lequel il est tomb&eacute;. R&eacute;formes, administration, parents, &eacute;l&egrave;ves, coll&egrave;gues, formateurs : Lewis Carroll n'a qu'&agrave; bien se tenir ! ]]></description>
                  <item>
            <title><![CDATA[Le Bac Pro est dans les bacs]]></title>
            <link>http://celeblog.over-blog.com/le-bac-pro-est-dans-les-bacs</link>
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            <pubDate>Mon, 17 Jun 2013 22:23:05 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-images ob-default"><div class="ob-row-1-col"><a href="http://img.over-blog-kiwi.com/0/55/79/37/201306/ob_984113ff1010ce288a88537c71dc193f_la-bas.jpg" class="ob-link-img"><img src="http://img.over-blog-kiwi.com/0/55/79/37/201306/ob_984113ff1010ce288a88537c71dc193f_la-bas.jpg" alt="" class="ob-cell ob-img ob-media" /></a></div></div>            <div class="ob-section ob-section-html"><p id="yui_3_5_0_1_1371494932498_11610" style="text-align: justify;">&nbsp; Lectrices ch&eacute;ries, lecteurs aim&eacute;s, en ce premier jour des &eacute;preuves du bac,&nbsp;sachez qu&#39;en France, on ne rigole pas avec le baccalaur&eacute;at. 80% d&#39;&eacute;l&egrave;ves au niveau du bac ; le bac s&eacute;same des &eacute;tudes sup&eacute;rieures, le bac monument national, le bac, le bac, le bac&hellip;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1371494932498_11623" style="text-align: justify;">&nbsp; LES bacs, devrait-on plut&ocirc;t dire, puisqu&#39;il en existe un nombre tout &agrave; fait exceptionnel, qui se r&eacute;partissent entre bac g&eacute;n&eacute;ral, bac technologique et bac professionnel. C&#39;est de ce dernier que je viens vous entretenir, puisque les candidats aux bacs pro passaient ce matin l&#39;&eacute;preuve de fran&ccedil;ais. Un petit extrait de <em>Madame Bovary</em> ? Un peu ambitieux, &ccedil;a, non ? Alors un passage&nbsp;de <em>Camus</em>, ou de <em>Colette ? </em>Que nenni !&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1371494932498_11976" style="text-align: justify;">&nbsp; Les candidats ont eu &agrave; composer sur deux textes : l&#39;un de Laurent Gaud&eacute;, &eacute;crivain contemporain a priori recommandable&nbsp;; et l&#39;autre de&hellip; Jean-Jacques Goldman !</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1371494932498_11792" style="text-align: justify;">&nbsp; Mais oui, souvenez-vous, le Top 50, Marc Toesca, salut les p&#39;tits clous, et ce joli duo, <em id="yui_3_5_0_1_1371494932498_11910">L&agrave;-bas</em><sup>1</sup>&hellip; eh bien paf ! au bac !&nbsp;&nbsp;Avec entre autres 4 points pour expliquer&nbsp;pourquoi dans la derni&egrave;re strophe, les deux voix qui ont dialogu&eacute; tout au long de la chanson cessent de se r&eacute;pondre. Le tout avant de composer sur le sujet suivant : &laquo; <em>Selon vous, peut-on construire son identit&eacute; en restant dans sa famille, dans son pays, ou est-il n&eacute;cessaire de partir ?</em>&nbsp;&raquo;,&nbsp;en s&#39;appuyant &eacute;videmment sur l&#39;immarcescible po&eacute;sie de Jean-Jacques.&nbsp;Voil&agrave;, maintenant vous le savez : apr&egrave;s <em>Lily</em> de Pierre Perret au Bac Techno 2005 (elle y &eacute;tait accompagn&eacute;e de Beaumarchais et de Victor Hugo), on aura eu <em>L&agrave;-bas</em> de Goldman au Bac Pro 2013, accompagn&eacute;e d&#39;un &eacute;crivain contemporain.</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1371494932498_12111" style="text-align: justify;">&nbsp; Le niveau monte, n&#39;est-il pas, et il monte tellement que 95% des bacheliers professionnels qui entrent &agrave; l&#39;universit&eacute; en ressortent sans dipl&ocirc;me. On doit pr&eacute;f&eacute;rer Balavoine, &agrave; la fac, je suppose&hellip;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1371494932498_12193" style="text-align: justify;">&nbsp; Mais pour finir sur une note all&egrave;gre, voici quelques propositions <a href="http://www.neoprofs.org/t61439-bac-professionnel-2013-epreuve-de-francais-laurent-gaude-et-jean-jacques-goldman" target="_blank">d&#39;un ami mien</a> pour les prochaines sessions du bac :&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>
</div>
            <div class="ob-section ob-section-quote"><blockquote class="ob-quote" cite=""><p>2014 : <br />
Texte 1 : Beckett, En attendant Godot <br />
Texte 2 : Michel Jonasz, Je voulais te dire que je t&#039;attends. <br />
Lecture : Qu&#039;est-ce qui réunit ces deux textes ? <br />
Ecriture : Vous attendez le train. Racontez.<br /><br />
2015 : <br />
Texte 1 : Jean-Paul Sartre, Les Mouches <br />
Texte 2 : Maya L&#039;abeille (générique)<br />
Lecture : Quelle image de l&#039;insecte donnent ces textes ? <br />
Ecriture : Vous avez tué un scarabée. Racontez. <br /><br />
2016 : <br />
Texte 1 : Colette, Le blé en herbe <br />
Texte 2 : Kana, Plantation. <br />
Lecture : Montrez l&#039;importance du végétal dans ces deux textes. <br />
Ecriture : Vous avez planté le végétal de votre choix. Racontez. <br /><br />
2017 : <br />
Texte 1 : Albert Cohen, Belle du Seigneur <br />
Texte 2 : Garou, D. Lavoie, P. Fiori, Belle <br />
Texte 3 : S. Vartan, La plus belle pour aller danser.<br />
Lecture : Montrez qu&#039;Ariane, Esméralda et Sylvie Vartan sont belles. <br />
Ecriture : Etes-vous belle ? Racontez.<br /></p></blockquote></div>            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1371494932498_16001" style="text-align: justify;">&nbsp; N&#39;h&eacute;sitez pas vous aussi &agrave; faire votre sujet de fran&ccedil;ais de Bac Pro dans les commentaires, en y associant Proust et Dave, ou bien encore C&eacute;line et Desireless. Une mention sera accord&eacute;e au sujet le plus imaginatif ! Mieux vaut s&#39;occuper &agrave; &ccedil;a que de pleurer, hein ?</p>

<p style="text-align: justify;">_______________________________________________________________________</p>

<p style="text-align: justify;"><em>1. Une chanson que le taulier a beaucoup aim&eacute;, soit dit en passant&hellip;</em></p>
</div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Celeborn]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Redoublement des élèves : argent trop cher]]></title>
            <link>http://celeblog.over-blog.com/redoublement-des-%C3%A9l%C3%A8ves-argent-trop-cher</link>
            <guid>http://celeblog.over-blog.com/redoublement-des-%C3%A9l%C3%A8ves-argent-trop-cher</guid>
            <pubDate>Sun, 16 Jun 2013 19:48:34 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-images ob-default"><div class="ob-row-1-col"><a href="http://img.over-blog-kiwi.com/0/55/79/37/201306/ob_3e211d9963ef8e0600e85fd33227f3b8_argenttropcher.jpg" class="ob-link-img"><img src="http://img.over-blog-kiwi.com/0/55/79/37/201306/ob_3e211d9963ef8e0600e85fd33227f3b8_argenttropcher.jpg" alt="" class="ob-cell ob-img ob-media" /></a></div></div>            <div class="ob-section ob-section-html"><p  style="text-align: justify;"><em >&nbsp; Apr&egrave;s une petite pause caus&eacute;e par une tr&egrave;s l&eacute;g&egrave;re surcharge d&#39;activit&eacute;s venant de pair avec d&#39;intenses s&eacute;ances d&#39;&eacute;criture syndicale qui ne me motivent h&eacute;las pas toujours &agrave; &eacute;crire &agrave; nouveau sur l&#39;&Eacute;cole en rentrant chez moi, voici un petit article en forme de coup de gueule.</em></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p  style="text-align: justify;">&nbsp; Je vous ai, je crois bien, d&eacute;j&agrave; longuement parl&eacute; de &laquo; l&#39;int&eacute;r&ecirc;t de l&#39;enfant &raquo;, ce concept tout &agrave; fait vide de sens qu&#39;on brandit comme un &eacute;tendard chaque fois qu&#39;on veut imposer ses id&eacute;es sans trop se fatiguer dans le domaine scolaire. Je profite de ce qui est en train de se passer dans mon &eacute;tablissement &mdash; mais c&#39;est probablement la m&ecirc;me chose dans bien d&#39;autres endroits &mdash; pour vous montrer &agrave; quel point l&#39;int&eacute;r&ecirc;t de votre, de nos enfants, on s&#39;en moque bien. Mais bien. Mais alors vraiment bien.</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p  style="text-align: justify;">&nbsp; Or donc sachez que, quoi qu&#39;on puisse penser de l&#39;int&eacute;r&ecirc;t de redoubler dans notre syst&egrave;me<em ><sup >1</sup></em>, le redoublement d&#39;un &eacute;l&egrave;ve est soumis &agrave; un imp&eacute;ratif majeur : la contrainte &eacute;conomique. Cela se d&eacute;roule ainsi : BIEN AVANT les conseils de classe du troisi&egrave;me trimestre, la dotation horaire de l&#39;&eacute;tablissement pour l&#39;ann&eacute;e suivante a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; vot&eacute;e, et avec elle&nbsp;le nombre de classes par niveau qui existeront &agrave; la rentr&eacute;e, le tout fond&eacute; sur des pr&eacute;visions de l&#39;institution d&#39;une part, du chef d&#39;&eacute;tablissement d&#39;autre part, la premi&egrave;re s&#39;&eacute;vertuant &agrave; voir le verre &agrave; moiti&eacute; vide, et le second &agrave; moiti&eacute; plein<sup><em>2</em></sup>.</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p  style="text-align: justify;">&nbsp; Vous voyez venir le probl&egrave;me : arrive le moment o&ugrave; un ou plusieurs niveaux sont d&eacute;j&agrave; pleins comme des &oelig;ufs, &agrave; 29/30 par classe, et c&#39;est l&agrave; que l&#39;id&eacute;e de faire redoubler un &eacute;l&egrave;ve se heurte &agrave; la capacit&eacute; d&#39;accueil de vos salles de classe, &agrave; la vindicte de vos professeurs qui en ont (et &agrave; raison) ras-le-bol que le nombre d&#39;&eacute;l&egrave;ves par classe suive le taux d&#39;inflation du pays, et &agrave; l&#39;impossibilit&eacute; d&#39;obtenir une ouverture de classe sans beaucoup pleurer, beaucoup gueuler, le tout pour n&#39;avoir dans le meilleur des cas qu&#39;un surplus tardif en heures souvent suppl&eacute;mentaires qui va vous obliger &agrave; n&eacute;gocier pour chaque mati&egrave;re, &agrave; vous pourrir tout votre &eacute;t&eacute; pour la constitution des emplois du temps, sans &ecirc;tre s&ucirc;r qu&#39;il y aura bien des professeurs devant les &eacute;l&egrave;ves de cette nouvelle classe en septembre.</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p  style="text-align: justify;">&nbsp; Et c&#39;est l&agrave; qu&#39;on d&eacute;conseillera de faire redoubler les &eacute;l&egrave;ves de tel niveau, sachant &agrave; l&#39;avance que l&#39;on n&#39;aura pas les sous pour le faire. Je veux &ecirc;tre s&ucirc;r que vous ayez bien tout compris : on se fiche totalement de savoir si ce redoublement pourrait ou non &ecirc;tre profitable, si l&#39;&eacute;l&egrave;ve pourra suivre l&#39;ann&eacute;e d&#39;apr&egrave;s ou si l&#39;on sait d&eacute;j&agrave; qu&#39;il va couler corps et bien&hellip; <strong >Si les effectifs ne le permettent pas, on ne le fera de toute fa&ccedil;on pas redoubler ! Tant pis pour lui, il n&#39;avait qu&#39;&agrave; pas avoir du mal. Et tant mieux pour les finances des uns et des autres, qui se porteront mieux si Zorglub passe en 5<sup>e</sup> plut&ocirc;t que s&#39;il redouble sa 6<sup>e</sup>.</strong>&nbsp;&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p  style="text-align: justify;">&nbsp; On en est arriv&eacute; &agrave; un niveau de d&eacute;lire du syst&egrave;me &agrave; peine concevable : non seulement les vrais sp&eacute;cialistes de la question, i.e. les professeurs, n&#39;ont plus qu&#39;un avis consultatif puisque le conseil de classe ne fait que proposer et ne d&eacute;cide plus de rien ; non seulement le chef d&#39;&eacute;tablissement peut d&eacute;savouer son &eacute;quipe en faisant passer apr&egrave;s un entretien express avec les parents dans son bureau un &eacute;l&egrave;ve que les enseignants avaient souhait&eacute; faire redoubler ; non seulement on a mis en place un simulacre de juridiction (une commission d&#39;appel) qui peut dire m&hellip; &agrave; l&#39;&eacute;tablissement tout entier ; non seulement tout &ccedil;a sape l&#39;autorit&eacute; de notre institution et ruine sa cr&eacute;dibilit&eacute; ; mais de plus, alors que tout le monde peut &ecirc;tre d&#39;accord pour dire qu&#39;un redoublement est la meilleure solution (ou la moins mauvaise), on n&#39;ira m&ecirc;me pas le proposer car la structure pr&eacute;visionnelle fait que ce redoublement ne cadre pas avec ce que l&#39;administration centrale avait anticip&eacute; sur le plan des gros sous !&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p  style="text-align: justify;">&nbsp; Soyez les bienvenus dans le monde de la folie, du masochisme, des contraintes absurdes, des r&egrave;gles abconses, des boules de cristal en panne, des bons sentiments et des mauvaises actions, de l&#39;auto-d&eacute;nigrement et de la chienlit r&eacute;unis : l&#39;&Eacute;ducation nationale.&nbsp;&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">_______________________________________________________________________</p>

<p  style="text-align: justify;"><em>1. Pour ceux que la question int&eacute;resse, je vous invite &agrave; lire un de mes articles sur le sujet <a href="http://www.atlantico.fr/decryptage/pour-ocde-coute-2-milliards-euros-mais-t-alternatives-efficaces-au-redoublement-scolaire-jean-remi-girard-746518.html" target="_blank">ici</a>.</em></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p  style="text-align: justify;"><em>2. Comprenez par-l&agrave; que l&#39;institution est toujours tr&egrave;s pessimiste concernant le nombre d&#39;&eacute;l&egrave;ves que vous aurez, ce qui lui permet de vous donnez le moins de moyens possibles. Pour contrebalancer, le chef d&#39;&eacute;tablissement peut tenter d&#39;&ecirc;tre plus optimiste afin d&#39;obtenir une rallonge.</em></p>

</div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Celeborn]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Deux critiques de Nos Mœurs inconséquentes]]></title>
            <link>http://celeblog.over-blog.com/deux-critiques-de-nos-m%C5%93urs-incons%C3%A9quentes</link>
            <guid>http://celeblog.over-blog.com/deux-critiques-de-nos-m%C5%93urs-incons%C3%A9quentes</guid>
            <pubDate>Tue, 04 Jun 2013 22:59:40 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-images ob-default"><div class="ob-row-1-col"><a href="http://img.over-blog-kiwi.com/0/55/79/37/201306/ob_6a53e7_affiche-nos-moeurs-inconsequentes.jpg" class="ob-link-img"><img src="http://img.over-blog-kiwi.com/0/55/79/37/201306/ob_6a53e7_affiche-nos-moeurs-inconsequentes.jpg" alt="" class="ob-cell ob-img ob-media" /></a></div></div>            <div class="ob-section ob-section-html"><p id="yui_3_5_0_1_1370383174218_10910" style="text-align: justify;"><font color="#000000" id="yui_3_5_0_1_1370383174218_10909"><i id="yui_3_5_0_1_1370383174218_10908">&nbsp; Je sais que j&#39;ai un peu d&eacute;laiss&eacute; ce blog ces derniers temps, et je m&#39;en expliquerai tr&egrave;s prochainement (et j&#39;esp&egrave;re bien m&#39;y remettre d&#39;ailleurs). En attendant de savoir si les Quatri&egrave;me du drame passeront ou non en Troisi&egrave;me de l&#39;effroi, je me permets de poster&nbsp;en ces lieux deux retours que j&#39;ai eus sur ma pi&egrave;ce de th&eacute;&acirc;tre, qui se joue encore actuellement tous les mercredis de juin (d&#39;ailleurs allez la voir : les r&eacute;servations se passent <a href="http://www.nos-moeurs-inconsequentes.fr/">ici</a>).</i></font></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1370383174218_11043" style="text-align: justify;"><i style="color: rgb(0, 0, 0); font-family: inherit;">&nbsp; La premi&egrave;re est une critique de mon ami Pierre Cormary, qui m&#39;a beaucoup touch&eacute;e car elle vient d&#39;un ami, un vrai :&nbsp;</i></p>

<p>&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p align="JUSTIFY" id="yui_3_5_0_1_1370383174218_11124">&nbsp; On le savait depuis longtemps metteur en sc&egrave;ne de talent, on le d&eacute;couvre aujourd&#39;hui auteur d&#39;importance. Qui ? Mais Jean-R&eacute;mi Girard, de la Compagnie de l&rsquo;Arme Blanche, bien s&ucirc;r, qui a d&eacute;j&agrave; mont&eacute;, et avec quel bonheur, Moli&egrave;re, Ionesco, Ibsen, Giraudoux, Reza, et qui cr&eacute;e aujourd&rsquo;hui sa premi&egrave;re pi&egrave;ce, <em>Nos moeurs incons&eacute;quentes</em>, incroyable r&eacute;adaptation des <em>Liaisons dangereuses</em> de Laclos qu&rsquo;il faut aller voir, toutes affaires cessantes, &agrave; l&#39;Espace Beaujon dans le 8&egrave;me ou &agrave; l&#39;aire Falgui&egrave;re dans le quinzi&egrave;me. De cette trag&eacute;die en forme de chass&eacute;-crois&eacute; cruel et sexuel, on admirera avant tout la fa&ccedil;on musicale, quasi op&eacute;ratique, des ensembles dans lesquels plusieurs conversations (qui sont autant de coucheries symboliques) se d&eacute;roulent en m&ecirc;me temps sans que la clart&eacute; des propos n&#39;en soit jamais sacrifi&eacute;e et encore moins le suspense sc&eacute;nique. On sera tr&egrave;s sensible avec quel art du contrepoint l&#39;auteur-metteur en sc&egrave;ne fait que situations majeures et mineures s&#39;inversent &agrave; la perfection, jouant le th&egrave;me du double avec un sens consomm&eacute; du th&eacute;&acirc;tre - et cela jusqu&#39;&agrave; un final presque trop brillant, o&ugrave; le coup de th&eacute;&acirc;tre dramatique prend (peut-&ecirc;tre) le pas sur l&#39;enjeu moral de l&#39;ensemble. Qu&#39;importe. Les formules font mouche, la vitesse rh&eacute;torique est constante (normal pour une pi&egrave;ce qui parle de strat&eacute;gies sexuelles), les situations toujours captivantes - et les com&eacute;diens tous remarquables. De toutes les aventures de l&#39;Arme Blanche, Patrick Cathala est toujours aussi juste et performant en mari &eacute;branl&eacute; par son adult&egrave;re, <em>&laquo;&nbsp;et qui aurait pu avoir des valeurs&nbsp;&raquo;.</em> Marc-Antoine Cleret (qui ressemble un peu &agrave; Tom Novembre) incarne avec puissance son personnage de Mathieu-Merteuil (oui, parce dans cette pi&egrave;ce, Merteuil et Tourvel sont des hommes, et Valmont et Danceny des femmes, inversion dramatique qui prouve &agrave; merveille que dans le jeu de l&rsquo;ignominie hommes et femmes sont &agrave; &eacute;galit&eacute;&nbsp;!) Karim El Qasri fait un niaiseux &agrave; souhait (avec un potentiel tragique vraiment remarquable). Thomas Shaw campe un romantique bless&eacute; saisissant m&ecirc;me si son personnage aurait sans doute m&eacute;rit&eacute; un peu plus d&#39;amplitude (mais cela est la faute &agrave; l&rsquo;auteur, ha !) Enfin, le spectateur troubl&eacute; ne pourra que poser un genou &agrave; terre devant Agn&egrave;s Joyaut, institutrice subversive comme on en r&ecirc;ve, magnifique de s&eacute;duction sournoise, et deux devant celle qui est assur&eacute;ment la star de la soir&eacute;e, Carla Bouis, Valentine-Valmont aussi v&eacute;n&eacute;neuse que vaniteuse, et qui joue de ses cuisses, de ses sourcils, de sa voix avec une maestria qui en d&eacute;frisera plus d&rsquo;un (la sc&egrave;ne des gifles&nbsp;!) et risquera de mettre dans la salle certains couples en p&eacute;ril. Alors, que vous soyez th&eacute;&acirc;treux ou non, en couple ou c&eacute;libataire, n&rsquo;h&eacute;sitez pas une seconde, allez vous faire d&eacute;molir l&#39;&acirc;me, le coeur et les reins par <em>Nos moeurs incons&eacute;quentes. </em></p>

<p align="RIGHT"><em>Pierre Cormary</em></p>

<p align="RIGHT">&nbsp;</p>

<p align="RIGHT">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1370383174218_11180" style="text-align: justify;"><em id="yui_3_5_0_1_1370383174218_11226">&nbsp; La seconde me touche en fait tout autant, car elle vient d&#39;une ennemie, une fausse. Laissez-moi vous expliquer : j&#39;ai eu la surprise de d&eacute;couvrir que la r&eacute;dactrice en chef des </em>Cahiers p&eacute;dagogiques<em id="yui_3_5_0_1_1370383174218_15157"> &eacute;tait venue &agrave; la premi&egrave;re de ma pi&egrave;ce. Quiconque conna&icirc;t le SNALC, mon syndicat, et les Cahiers p&eacute;dagogiques, la revue, sait qu&#39;on peut comparer leurs rapports &agrave; ceux entre le chien et le chat, le jour et la nuit, le soleil et la lune, le romantisme et le r&eacute;alisme, Voltaire et Rousseau, Batman et le Joker, Cop&eacute; et Fillon&hellip; Bref, je ne m&#39;y attendais pas, et je remercie donc Christine Vallin de s&#39;&ecirc;tre d&eacute;plac&eacute;e, et de m&#39;avoir envoy&eacute; ce texte, qui est un petit miracle du quotidien, &quot;une allumette inopin&eacute;ment fott&eacute;e dans le noir&quot; entre nous. Merci.</em></p>

<p id="yui_3_5_0_1_1370383174218_11296" style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p align="CENTER">R&eacute;conciliations</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Un th&eacute;&acirc;tre o&ugrave; vous entendez respirer votre voisin. Presque tous vos voisins.</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1370383174218_11314">Un th&eacute;&acirc;tre o&ugrave; vous devrez vous serrer un peu quand arrivera un spectateur. Que vous ne maudirez pourtant pas.</p>

<p>Un th&eacute;&acirc;tre o&ugrave; la r&eacute;action d&#39;une personne s&#39;&eacute;tend &agrave; tous par r&eacute;sonnances. Vagues.</p>

<p>Un th&eacute;&acirc;tre o&ugrave; vous serez si pr&egrave;s des acteurs que vous verrez leur front rosir. O&ugrave; vous deviendrez l&#39;un des leurs.</p>

<p>C&#39;est dans un th&eacute;&acirc;tre de ce type, &agrave; l&#39;Aire Falgui&egrave;re, que j&#39;ai assist&eacute; &agrave; &laquo;&nbsp;Nos m&oelig;urs incons&eacute;quentes&nbsp;&raquo; de Jean-R&eacute;mi Girard, jou&eacute;e par Carla Bouis, Patrick Cathala, Marc-Antoine Cl&eacute;ret, Agn&egrave;s Joyaut, Karim El Quasri et Thomas Shaw de la Compagnie de l&#39;arme blanche. Assist&eacute;&nbsp;? Particip&eacute; bien plut&ocirc;t, ne sachant plus si depuis mon premier rang j&#39;&eacute;tais sur sc&egrave;ne ou dans le public. Public en sc&egrave;ne peut-&ecirc;tre. Spectacle de nos existences.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p><i style="color: rgb(0, 0, 0); font-family: inherit;">&nbsp;</i></p>
</div>
            <div class="ob-section ob-section-images ob-default"><div class="ob-row-1-col"><a href="http://img.over-blog-kiwi.com/0/55/79/37/201306/ob_af333457d239c34df260cef30cf274d6_spectacle-jr-girard.jpeg" class="ob-link-img"><img src="http://img.over-blog-kiwi.com/0/55/79/37/201306/ob_af333457d239c34df260cef30cf274d6_spectacle-jr-girard.jpeg" alt="" class="ob-cell ob-img ob-media" /></a></div></div>            <div class="ob-section ob-section-html"><p>&laquo;&nbsp;Nos m&oelig;urs incons&eacute;quentes&nbsp;&raquo;, c&#39;est d&#39;abord une obscurit&eacute;. Le sombre viendra, reviendra, comme autant de pauses bienvenues, respirations de la pens&eacute;e.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>C&#39;est ensuite un tableau, des tableaux dans le tableau, fresque peinte &agrave; nu, d&eacute;faite, refaite. Images m&eacute;caniques de nos obsessions, de nos tentations vaines.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>C&#39;est aussi une transmise en sc&egrave;ne, noir et blanc, un ordre en mouvement, un &eacute;quilibre en d&eacute;s&eacute;quilibre. Et cela tient debout. Comme nos jeux de d&eacute;sirs, cela tient debout. Jeux de lettres, de mots et d&#39;amants.</p>
</div>
            <div class="ob-section ob-section-images ob-default"><div class="ob-row-1-col"><a href="http://img.over-blog-kiwi.com/0/55/79/37/201306/ob_9cd314d071c0ef69327ac86c2d21fc01_spectacle-jr-girard-2.jpeg" class="ob-link-img"><img src="http://img.over-blog-kiwi.com/0/55/79/37/201306/ob_9cd314d071c0ef69327ac86c2d21fc01_spectacle-jr-girard-2.jpeg" alt="" class="ob-cell ob-img ob-media" /></a></div></div>            <div class="ob-section ob-section-html"><p>&nbsp;</p>

<p>Et c&#39;est bien s&ucirc;r un texte. Avec des personnages.</p>

<p>Vivian aime Diane. D&eacute;liaisons dans jeu. &laquo;&nbsp;On est libre de choisir de quelle mani&egrave;re on va devenir esclave.&nbsp;&raquo;</p>

<p>Mathieu et Valentine sont les maudits d&eacute;molis des liaisons dangereuses. &laquo;&nbsp;C&#39;est tout ce qui reste dans la vie, les apparences.&nbsp;&raquo;</p>

<p>Tristan, le mari fid&egrave;le. Lit et sang d&#39;&acirc;ge heureux. &laquo;&nbsp;On d&eacute;sire tous de l&#39;extraordinaire.&nbsp;&raquo;</p>

<p>Emilien, c&#39;est l&#39;homme malheureux. Marquant. Il rejoue sans cesse. Reliaison d&#39;enjeux. &laquo;&nbsp;J&#39;ai trop de fiert&eacute; &agrave; porter mon fardeau.&nbsp;&raquo;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>J&#39;ai &eacute;t&eacute; capt&eacute;e par l&#39;ensemble obscurit&eacute;-tableau-noir et blanc-texte, j&#39;ai march&eacute; dans les pas de cet enfer que sont les autres. Tout juste vers la fin il m&#39;a sembl&eacute; que quelque chose &eacute;tait de trop, un peu comme si les accords de Beethoven destin&eacute;s &agrave; rel&acirc;cher les tension cumul&eacute;es &eacute;taient repris une fois de plus. Et puis encore une.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Mais une phrase sommet, qui m&#39;est depuis revenue en t&ecirc;te, c&#39;est celle-l&agrave; et pour moi c&#39;est une trouvaille&nbsp;: &laquo;&nbsp;Je suis plus malheureux que vous. Je suis donc plus intelligent que vous. C&#39;est la loi.&nbsp;&raquo; Il m&#39;a sembl&eacute; qu&#39;avec cette phrase-l&agrave; on pouvait &eacute;clairer bien des situations, bien des tristes sires, et leur lancer un grand &eacute;clat de rire. Alors en fin du conte de Jean-R&eacute;mi Girard, l&#39;enfer ce n&#39;est pas tant les autres que nos propres vell&eacute;it&eacute;s orgueilleuses d&#39;anges malheureux. C&#39;est ce que je me suis dit en retrouvant la rue, ses passants mes d&eacute;sirs et nos conciliations.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1370383174218_15054">Christine Vallin</p>
</div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Celeborn]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Venez voir ma pièce ! ]]></title>
            <link>http://celeblog.over-blog.com/-sympathiques-lecteurs-merveilleuses-lectrices-vous-savez-peut-%C3%AAtre-que-le-taulier-de-ce-blog-entre-deux-cours-et-trois-r%C3%A9unions-syndicale</link>
            <guid>http://celeblog.over-blog.com/-sympathiques-lecteurs-merveilleuses-lectrices-vous-savez-peut-%C3%AAtre-que-le-taulier-de-ce-blog-entre-deux-cours-et-trois-r%C3%A9unions-syndicale</guid>
            <pubDate>Fri, 03 May 2013 20:12:43 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-images ob-default"><div class="ob-row-1-col"><a href="http://img.over-blog-kiwi.com/0/55/79/37/201305/ob_5f83f4_affiche-nos-moeurs-inconsequentes.jpg" class="ob-link-img"><img src="http://img.over-blog-kiwi.com/0/55/79/37/201305/ob_5f83f4_affiche-nos-moeurs-inconsequentes.jpg" alt="" class="ob-cell ob-img ob-media" /></a></div></div>            <div class="ob-section ob-section-html"><p  style="text-align: justify;">&nbsp; Sympathiques lecteurs, merveilleuses lectrices,</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p  style="text-align: justify;">&nbsp; Vous savez peut-&ecirc;tre que le taulier de ce blog, entre deux cours et trois r&eacute;unions syndicales et minist&eacute;rielles, fait du th&eacute;&acirc;tre. Et que c&#39;est sa passion depuis longtemps.</p>

<p  style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p  style="text-align: justify;">&nbsp; Or donc &agrave; partir du 15 mai, vous pourrez venir voir (du moins si vous pouvez vous d&eacute;placer jusqu&#39;&agrave; Paris)&nbsp;la derni&egrave;re pi&egrave;ce que j&#39;ai mise en sc&egrave;ne, et qui a la particularit&eacute; d&#39;&ecirc;tre une pi&egrave;ce dont je suis &eacute;galement l&#39;auteur. &Ccedil;a s&#39;appelle <em>Nos M&oelig;urs incons&eacute;quentes</em>, c&#39;est une r&eacute;&eacute;criture contemporaine et tordue des <em>Liaisons dangereuses</em>. C&#39;est &agrave; la fois une grande joie et un grand stress que de pr&eacute;senter un texte de soi au regard et &agrave; la critique du public.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p  style="text-align: justify;">&nbsp; Vous pourrez trouver toutes les informations dont vous r&ecirc;vez (et m&ecirc;me celles dont vous ne r&ecirc;vez pas) sur le site de la pi&egrave;ce :&nbsp;<a href="http://www.nos-moeurs-inconsequentes.fr/">http://www.nos-moeurs-inconsequentes.fr/</a>. Vous saurez de quoi &ccedil;a parle, &agrave; quoi &ccedil;a ressemble, et surtout o&ugrave; &ccedil;a se joue et comment r&eacute;server vos places !&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: inherit;">&nbsp; N&#39;h&eacute;sitez pas &agrave; faire tourner l&#39;information. J&#39;esp&egrave;re vous y voir nombreux. Amis coll&egrave;gues, sachez qu&#39;il y a des sc&egrave;nes de cours particuliers qui &eacute;maillent la pi&egrave;ce, et de ce fait cet article n&#39;est pas trop hors sujet par rapport &agrave; la ligne &eacute;ditoriale de mon blog !&nbsp;</span></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp; &Agrave; partir du 15 mai, venez donc d&eacute;couvrir tout ce qu&#39;il faut pour perdre l&#39;autre !&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">PS : si vous connaissez un &eacute;diteur&hellip;&nbsp;</p>

</div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Celeborn]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[L'école maltraite-t-elle les handicapés (et les AVS) ?]]></title>
            <link>http://celeblog.over-blog.com/l-%C3%A9cole-maltraite-t-elle-les-handicap%C3%A9s-et-les-avs</link>
            <guid>http://celeblog.over-blog.com/l-%C3%A9cole-maltraite-t-elle-les-handicap%C3%A9s-et-les-avs</guid>
            <pubDate>Sun, 28 Apr 2013 20:03:14 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-images ob-default"><div class="ob-row-1-col"><a href="http://img.over-blog-kiwi.com/0/55/79/37/201304/ob_55f4d5146032abd9240b39ec533760d2_martine.jpg" class="ob-link-img"><img src="http://img.over-blog-kiwi.com/0/55/79/37/201304/ob_55f4d5146032abd9240b39ec533760d2_martine.jpg" alt="" class="ob-cell ob-img ob-media" /></a></div></div>            <div class="ob-section ob-section-html"><p  style="text-align: justify;">&nbsp; On va parler de quelque chose de vraiment tr&egrave;s s&eacute;rieux, dans cet article, &agrave; savoir du handicap, et d&#39;une cat&eacute;gorie de personnel qui est l&agrave; pour aider &agrave; le g&eacute;rer : les Auxiliaires de Vie Scolaire (AVS&hellip; il existe &eacute;galement des EVS, Emplois Vie Scolaire).</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp; J&#39;ai eu envie d&#39;&eacute;crire cet article apr&egrave;s qu&#39;on m&#39;a eu transmis des messages de Christel, AVS, comp&eacute;tente, (auto) form&eacute;e, parfaitement ins&eacute;r&eacute;e dans l&#39;&eacute;tablissement scolaire o&ugrave; elle exerce. Or voil&agrave; ce qu&#39;&eacute;crit Christel :</p>

</div>
            <div class="ob-section ob-section-quote"><blockquote class="ob-quote" cite=""><p>Je viens de tomber sur une offre d&#039;emploi sur l&#039;anpe.<br />
On offre MON emploi.<br />
On me remplace par une Evs, seulement 20h et très certainement payée moins que moi (et pourtant ce n&#039;est pas facile à faire).<br />
Et oui, pourquoi me garder ?<br />
Je ne correspond plus à l&#039;annonce :<br />
- on demande un BAC : j&#039;ai une licence<br />
- on donne 20h par semaine : j&#039;en fait 24 en classe plus toute la préparation à côté et les réunions (et j&#039;en passe du temps à la préparation !)<br /><br />
Franchement ! pourquoi garder quelqu&#039;un de TRÈS motivée et qui sait de quoi elle parle. Non mais, quelle idée aussi !<br />
J&#039;en devenais aigre.<br /><br />
Vous pouvez hurler mon nom, mon âge, mon adresse à qui vous le voulez.<br />
Sortez moi de cette anonymat qui nous rend si mouton.<br /><br />
Je ne suis pas UNE AVS<br />
Je suis Christel<br />
mariée<br />
2 enfants<br />
ancienne contractuelle en collège- Musique<br />
avec une Licence de l&#039;université de Rennes II<br />
J&#039;ai mon fin d&#039;étude du conservatoire de Caen en guitare classique<br />
Je m&#039;occupe d&#039;enfants handicapés car je suis faite pour ça<br />
je connais l&#039;autisme, le braille, les techniques de portages pour personnes en fauteuil, j&#039;ai travaillé en CLIS...<br />
J&#039;ai un passé, un présent<br /><br /><br />
mais pas d&#039;Avenir<br /></p></blockquote></div>            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1367166069469_13476" style="text-align: justify;">&nbsp; Qu&#39;arrive-t-il &agrave; Christel ? Mais ce qui arrive &agrave; tout AVS dans notre pays : au bout de six ans de bons et loyaux services, c&#39;est &agrave; la porte. Tout le travail effectu&eacute;, tous les liens tiss&eacute;s non seulement avec les &eacute;l&egrave;ves, mais &eacute;galement avec l&#39;&eacute;quipe, toutes les choses mises en place, &agrave; la poubelle. Et en avant pour recruter quelqu&#39;un d&#39;autre, pas form&eacute;, qui va d&eacute;barquer et dont le premier travail va &ecirc;tre d&#39;appendre son travail, justement.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1367166069469_13776" style="text-align: justify;">&nbsp; Car au moment o&ugrave; notre repr&eacute;sentativit&eacute; nationale d&eacute;bat d&#39;introduire ou non des moyens de renforcer l&#39;obligation de scolariser tous les handicap&eacute;s &agrave; l&#39;&Eacute;cole dans le cadre d&#39;une inclusion si possible r&eacute;ussie, il conviendrait de dresser un bilan de la situation actuelle. On a fait progresser le nombre d&#39;&eacute;l&egrave;ves handicap&eacute;s inclus dans les structures scolaires lambda. Mais on le fait plus ou moins n&#39;importe comment.</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1367166069469_13783" style="text-align: justify;">&nbsp; Il faut &eacute;couter mes coll&egrave;gues quand ils parlent de ces &eacute;l&egrave;ves qui sont incapables de suivre, d&#39;&eacute;crire, de s&#39;exprimer correctement, et qui attendent d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;ment qu&#39;on parvienne enfin &agrave; leur recruter un AVS deux semaines, un mois, deux mois apr&egrave;s la rentr&eacute;e.</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;Il faut &eacute;couter mes coll&egrave;gues AVS qui savent qu&#39;ils ont l&agrave; un job au rabais, sans formation, sans s&eacute;curit&eacute; &agrave; long terme, alors que leur m&eacute;tier est d&#39;une importance capitale pour que les inclusions d&#39;&eacute;l&egrave;ves handicap&eacute;s r&eacute;ussissent.</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1367166069469_13528" style="text-align: justify;">&nbsp; Il faut &eacute;couter mes coll&egrave;gues quand ils disent que certains &eacute;l&egrave;ves, m&ecirc;me avec tous les dispositifs du monde, ne peuvent &ecirc;tre inclus dans un cursus &laquo; normal &raquo;, et ce n&#39;est pas faire de la discrimination que de dire que certains handicaps, certaines pathologies, certains cas rel&egrave;vent de structures sp&eacute;cialis&eacute;es, m&eacute;dicalis&eacute;es, et qu&#39;on ne balance pas comme &ccedil;a un petit schizophr&egrave;ne dans une classe de primaire o&ugrave; personne n&#39;est en mesure de le g&eacute;rer, et o&ugrave; tout le monde finit par souffrir : les autres &eacute;l&egrave;ves, le professeur, et l&#39;enfant lui-m&ecirc;me.</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1367166069469_13548" style="text-align: justify;">&nbsp; Il faut &eacute;couter mes coll&egrave;gues qui enseignent dans les CFA, lyc&eacute;es professionnels ou dans le sup&eacute;rieur quand ils disent que certains m&eacute;tiers ne sont pas accessibles &agrave; des personnes atteintes de certains handicaps, de certaines pathologies, et que c&#39;est mentir &agrave; ces enfants que de leur laisser croire qu&#39;ils vont pouvoir l&#39;exercer. C&#39;est &ccedil;a, la vraie maltraitance des handicap&eacute;s : c&#39;est de leur faire croire des choses fausses &agrave; grands coups d&#39;adaptation, de notation sp&eacute;cifique, de dispositifs particuliers, au lieu de leur dire la v&eacute;rit&eacute;, &agrave; savoir qu&#39;ils peuvent r&eacute;ussir dans des tas de voies, dans des tas de fili&egrave;res, dans des tas de m&eacute;tiers, mais pas forc&eacute;ment dans tous. Comme pour un &eacute;l&egrave;ve non handicap&eacute;, en fait. Or l&agrave;, beaucoup d&#39;inclusions n&#39;en sont pas : certes l&#39;&eacute;l&egrave;ve est dans la classe, certes il suit les m&ecirc;mes cours (ou une partie des m&ecirc;mes cours), mais il n&#39;est pas trait&eacute; comme les autres, pas &eacute;valu&eacute; comme les autres. Et il n&#39;y a pas de mal &agrave; &ccedil;a &agrave; partir du moment o&ugrave; tout le monde en est conscient et l&#39;admet. Le probl&egrave;me, c&#39;est que son dossier va &ecirc;tre trait&eacute; comme les autres, sans tenir compte de tout ce qui est diff&eacute;rent, et qui n&#39;est pas une tare, mais qui peut poser de sacr&eacute;s soucis. Il ne viendrait &agrave; l&#39;id&eacute;e de personne de laisser un aveugle faire la circulation, alors pourquoi laisse-t-on un grand&nbsp;dyspraxique s&#39;engager vers une voie o&ugrave; il sera conduit &agrave; manipuler des produits dangereux et &agrave; faire des dosages extr&ecirc;mement pr&eacute;cis, choses dont il est incapable ?</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1367166069469_13631" style="text-align: justify;">&nbsp; Elle est l&agrave;, la grande menterie au sujet de la scolarisation des handicap&eacute;s : sous le vernis des bons sentiments, c&#39;est une scolarit&eacute; au rabais qui leur est le plus souvent propos&eacute;e, aid&eacute;s par des personnels non form&eacute;s, enseign&eacute;s par des personnels non form&eacute;s &agrave; &ccedil;a &mdash;&nbsp;et qui peuvent finir par p&eacute;ter une durite quand cinq, six, sept enfants handicap&eacute;s se retrouvent dans la m&ecirc;me classe, avec des handicaps diff&eacute;rents, des am&eacute;nagements diff&eacute;rents, des protocoles diff&eacute;rents &agrave; suivre, aid&eacute;s, pas aid&eacute;s, aid&eacute;s mais pas tout le temps, bref, la chienlit. Pourquoi ces aberrations ? Mais parce que bien scolariser un &eacute;l&egrave;ve handicap&eacute; co&ucirc;te cher, parce que les structures sp&eacute;cifiques dont certains ont absolument besoin co&ucirc;tent cher, et que finalement, coller tout le monde dans le cursus habituel avec le minimum vital pour qu&#39;on n&#39;aille quand m&ecirc;me pas crier &agrave; la maltraitance (une r&eacute;union de suivi par-ci, une moiti&eacute; d&#39;AVS par l&agrave;&hellip;), c&#39;est tellement plus simple.</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1367166069469_13666" style="text-align: justify;">&nbsp; Alors faites passer le message de Christel, des AVS, des professeurs : la scolarit&eacute; d&#39;un enfant handicap&eacute;, &ccedil;a doit se r&eacute;fl&eacute;chir au cas par cas (y compris dans le processus d&#39;orientation), avec toutes les parties concern&eacute;es, et, dans le cas d&#39;une inclusion, on doit fournir des personnels form&eacute;s, stables et r&eacute;mun&eacute;r&eacute;s comme il se doit, c&#39;est-&agrave;-dire bien. Il est suffisamment compliqu&eacute; d&#39;&ecirc;tre handicap&eacute; dans notre soci&eacute;t&eacute; pour que notre institution fasse au moins &ccedil;a. Car des AVS qui n&#39;ont pas d&#39;avenir, ce sont des enfants handicap&eacute;s qui n&#39;ont pas d&#39;avenir non&nbsp;plus.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp; Et c&#39;est une honte. &nbsp;</p>
</div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Celeborn]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[La Didactique, c'est pas automatique ! ]]></title>
            <link>http://celeblog.over-blog.com/la-didactique-c-est-pas-automatique</link>
            <guid>http://celeblog.over-blog.com/la-didactique-c-est-pas-automatique</guid>
            <pubDate>Sun, 21 Apr 2013 21:15:09 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-images ob-default"><div class="ob-row-1-col"><a href="http://img.over-blog-kiwi.com/0/55/79/37/201304/ob_393ad6ae18a89bc69a346f4260eebc26_triangle-didactique.gif" class="ob-link-img"><img src="http://img.over-blog-kiwi.com/0/55/79/37/201304/ob_393ad6ae18a89bc69a346f4260eebc26_triangle-didactique.gif" alt="" class="ob-cell ob-img ob-media" /></a></div></div>            <div class="ob-section ob-section-html"><p id="yui_3_5_0_1_1366574563592_49248" style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1366574563592_49424" style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1366574563592_48739" style="text-align: justify;"><span id="yui_3_5_0_1_1366574605301_38929" style="font-size:14px;"><span id="yui_3_5_0_1_1366574605301_38928" style="font-family:georgia,serif;"><span id="yui_3_5_0_1_1366574563592_49240"><span id="yui_3_5_0_1_1366574563592_49239">&nbsp; Les maquettes des nouveaux concours de recrutement des professeurs du premier comme du second degr&eacute; font beaucoup parler d&#39;elles depuis qu&#39;elles ont &eacute;t&eacute; r&eacute;v&eacute;l&eacute;es vendredi. L&#39;une des principales raisons est la pr&eacute;sence plus ou moins appuy&eacute;e d&#39;&eacute;preuves que l&#39;on qualifierait de &laquo; didactiques<sup><em id="yui_3_5_0_1_1366574563592_49057">1</em></sup> &raquo;. Un exemple en langues vivantes : &laquo; une seconde partie en langue fran&ccedil;aise consistant en la proposition de pistes d&#39;exploitation didactiques et p&eacute;dagogiques de ces documents, en fonction des comp&eacute;tences linguistiques qu&#39;ils mobilisent, de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t culturel et de civilisation qu&rsquo;ils pr&eacute;sentent, ainsi que des activit&eacute;s langagi&egrave;res qu&#39;ils permettent de mettre en pratique selon la situation d&rsquo;enseignement choisie, suivie d&#39;un entretien en fran&ccedil;ais, au cours duquel le candidat est amen&eacute; &agrave; justifier ses choix. &raquo;</span></span></span></span></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1366574563592_48753" style="text-align: justify;"><span id="yui_3_5_0_1_1366574563592_49443" style="font-size:14px;"><span id="yui_3_5_0_1_1366574563592_49268" style="font-family:georgia,serif;"><span id="yui_3_5_0_1_1366574563592_49267">&nbsp; Les d&eacute;bats sur cette question des &eacute;preuves de didactique au concours se ressemblent toujours : d&#39;un c&ocirc;t&eacute;, ceux qui disent que le concours doit &eacute;valuer la ma&icirc;trise disciplinaire car sans elle, impossible d&#39;enseigner : les savoirs sont la base de tout. de l&#39;autre, ceux qui affirment que pour enseigner, il faut aussi (voire d&#39;abord, chez certains) savoir transmettre, et que transmettre, c&#39;est de la didactique. Ils ajoutent souvent que les candidats ont des dipl&ocirc;mes universitaires qui justifient en eux-m&ecirc;mes de la ma&icirc;trise disciplinaire des candidats. Ils concluent r&eacute;guli&egrave;rement par le fait que la didactique permet de ne pas se retrouver gros jean comme devant face &agrave; ses classes, car au moins elle fait que l&#39;on se pose les bonnes questions. Et de citer un exemple d&#39;agr&eacute;g&eacute; (c&#39;est toujours un agr&eacute;g&eacute;) hyper qualifi&eacute; incapable de faire cours devant des &eacute;l&egrave;ves.</span></span></span></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1366574563592_48762" style="text-align: justify;"><span style="font-size:14px;"><span style="font-family:georgia,serif;">&nbsp; O&ugrave; est la v&eacute;rit&eacute; ? Dans un camp ? Dans le juste milieu ? Ailleurs ? En ce qui me concerne, j&#39;ai opt&eacute; pour une pens&eacute;e subtile et nuanc&eacute;e qui parvient &agrave; saisir de multiples fils de r&eacute;flexion pour aboutir &agrave; la quintessence de la juste pes&eacute;e des choses :</span></span></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1366574563592_49627" style="text-align: justify;"><span style="font-size:16px;"><span id="yui_3_5_0_1_1366574563592_49640"><span id="yui_3_5_0_1_1366574563592_49639" style="font-family:georgia,serif;"><strong id="yui_3_5_0_1_1366574563592_49638">La didactique au concours, c&#39;est du gros pipeau.</strong></span></span></span></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1366574563592_48771" style="text-align: justify;"><span id="yui_3_5_0_1_1366574563592_49658" style="font-size:14px;"><span id="yui_3_5_0_1_1366574563592_49657" style="font-family:georgia,serif;">&nbsp; Oui, alors, je sais, tout de suite, j&#39;ai l&#39;air d&#39;un monstre r&eacute;actionnaire totalitaire, mais si vous observez mieux la phrase, vous verrez qu&#39;elle est bien plus nuanc&eacute;e qu&#39;elle n&#39;en a l&#39;air. Parce que je parle de la didactique &laquo; au concours &raquo;.</span></span></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1366574563592_49080" style="text-align: justify;"><span id="yui_3_5_0_1_1366574605301_38954" style="font-size:14px;"><span id="yui_3_5_0_1_1366574605301_38953" style="font-family:georgia,serif;">&nbsp; Car le souci&nbsp;est bien l&agrave; : si enseigner est un m&eacute;tier qui s&#39;apprend<sup><em id="yui_3_5_0_1_1366574563592_49079">3</em></sup>, la question est de savoir comment il s&#39;apprend. Et l&agrave;, je l&#39;affirme : il ne s&#39;apprend pas en pr&eacute;parant et en passant une ou des &eacute;preuves de didactique au concours, o&ugrave; l&#39;on travaillerait sur des extraits de manuels, des documents p&eacute;dagogiques ou des copies d&#39;&eacute;l&egrave;ves dans un cadre artificiel. Il s&#39;apprend en travaillant avec de vrais manuels, de vraies copies d&#39;&eacute;l&egrave;ves et de vrais &eacute;l&egrave;ves. Et de vrais profs du niveau concern&eacute;, aussi.</span></span></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><span style="font-size:14px;"><span style="font-family:georgia,serif;">&nbsp; En fait, la didactique, &ccedil;a existe, et c&#39;est m&ecirc;me tr&egrave;s int&eacute;ressant. &Ccedil;a s&#39;appelle faire ses cours. On prend ses connaissances, on se documente, on farfouille, on demande, on cherche, et ensuite on voit ce qu&#39;on garde, ce qu&#39;on veut transmettre, de quelle mani&egrave;re on va s&#39;y prendre. Est-ce que je commence par une activit&eacute; de d&eacute;couverte ou alors par une le&ccedil;on bien pos&eacute;e pour lancer rapidement des exercices ? Quelles progressivit&eacute; je mets dans mes exercices, d&#39;ailleurs ? &Eacute;crit ou oral, celui-l&agrave; ? Est-ce que je peux r&eacute;investir ce qu&#39;ils ont vu &agrave; un autre moment ? Dans quel ordre je traite mes attendus du programme ? Fiche de lecture, contr&ocirc;le de lecture, dossier, expos&eacute; ou autre chose ? Est-ce que je s&eacute;pare mes contr&ocirc;les de litt&eacute;rature et mes contr&ocirc;les de grammaire, ou bien est-ce que je m&eacute;lange les deux ? Des questions ind&eacute;pendantes ou des questions li&eacute;es les unes aux autres ? Bref, tout &ccedil;a, c&#39;est de la didactique. Et c&#39;est essentiel pour bien enseigner. Mais cela pr&eacute;suppose deux choses :</span></span></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<ol id="yui_3_5_0_1_1366574563592_48795" style="margin-left: 40px;">
	<li id="yui_3_5_0_1_1366574563592_48794" style="text-align: justify;"><span style="font-size:14px;"><span style="font-family:georgia,serif;">S&#39;inscrire dans un cadre disciplinaire que l&#39;on conna&icirc;t et ma&icirc;trise. On ne fait pas de la didactique dans l&#39;absolu : on en fait en fonction de ce qu&#39;on enseigne, de sa discipline ;</span></span></li>
	<li style="text-align: justify;"><span style="font-size:14px;"><span style="font-family:georgia,serif;">S&#39;inscrire dans un cadre scolaire. Cela n&#39;a un sens et un int&eacute;r&ecirc;t que si l&#39;on sait d&#39;o&ugrave;&nbsp;l&#39;on part dans la classe, o&ugrave; l&#39;on peut aller et ce qu&#39;on peut demander. Et c&#39;est l&agrave; que la distinction didactique/p&eacute;dagogie me para&icirc;t artificielle : la didactique ne se con&ccedil;oit qu&#39;en action, qu&#39;en pratique, et non en tant que savoir th&eacute;orique pur. &Ccedil;a ne veut pas dire qu&#39;il n&#39;y a pas des m&eacute;thodes qui marchent mieux ou moins bien que d&#39;autres. Mais &ccedil;a veut dire qu&#39;il faut savoir ce qu&#39;on fait et &agrave; qui on le fait pour le faire. Or il n&#39;y a pas d&#39;&eacute;l&egrave;ves aux &eacute;crits et aux oraux de concours.</span></span></li>
</ol>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1366574563592_49101" style="text-align: justify;"><span id="yui_3_5_0_1_1366574605301_39026" style="font-size:14px;"><span id="yui_3_5_0_1_1366574605301_39025" style="font-family:georgia,serif;">&nbsp; Et c&#39;est &agrave; ce moment que le plus grand danger des &eacute;preuves de didactique se manifeste : ce sont des &eacute;preuves essentiellement id&eacute;ologiques. Certes, dans les &eacute;preuves disciplinaires, il y a souvent une part de subjectivit&eacute;, d&#39;interpr&eacute;tation<sup><em id="yui_3_5_0_1_1366574563592_49109">4</em></sup>. Mais cette part est limit&eacute;e (voire inexistante dans certains cas), et l&#39;on raisonne ici entre pairs, sur un objet partag&eacute; qu&#39;est le savoir. Avec la didactique, on s&#39;interroge sur ce qu&#39;il convient de faire avec ce savoir dans le cadre de l&#39;enseignement, et on n&#39;&eacute;chappe alors pas aux querelles de clocher, aux grands d&eacute;bats p&eacute;dagogiques, au constructivisme, au d&eacute;ductif VS inductif, aux marottes des uns et des autres. Il ne s&#39;agit plus d&#39;essayer de dire le vrai, mais d&#39;essayer de dire le bien. Or ce bien est on ne peut plus relatif, et variera grandement d&#39;un jur&eacute; &agrave; l&#39;autre, car si une loi de Poisson ou un encha&icirc;nement de faits historiques se discute peu (voire pas), chacun peut en revanche avoir sa propre id&eacute;e d&#39;une transposition didactique r&eacute;ussie ou rat&eacute;e. Et comme aucune classe n&#39;est l&agrave; pour &ecirc;tre enseign&eacute;e sur le long terme pour voir si &ccedil;a marche ou pas<sup><em>5</em></sup>, alors on aura d&eacute;cid&eacute; en amont de ce qui est suppos&eacute; &ecirc;tre le bien et l&#39;efficace, et de ce qui est tenu pour le mal et le nuisible.</span></span></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><span style="font-size:14px;"><span style="font-family:georgia,serif;">&nbsp; Exemple personnel : CAPES de Lettres Modernes, &eacute;preuve orale de didactique. Je crois d&eacute;j&agrave; &agrave; ce moment &agrave; l&#39;enseignement structur&eacute; de la grammaire dans le cadre d&#39;une progression autonome. C&#39;est d&#39;ailleurs comme &ccedil;a que j&#39;enseignerai une fois le concours en poche, avec les remerciements de nombreux parents d&#39;&eacute;l&egrave;ves, de ma coll&egrave;gue de lettres classiques et m&ecirc;me avec la b&eacute;n&eacute;diction r&eacute;cente de mon inspecteur. Qu&#39;ai-je fait lors de mon &eacute;preuve de didactique, o&ugrave; l&#39;on comparait des questionnaires de manuels en mode avant la r&eacute;forme/apr&egrave;s la r&eacute;forme ? J&#39;ai dit exactement l&#39;inverse, du d&eacute;but &agrave; la fin. Youpi la s&eacute;quence qui donne du sens, tralala les outils de la langue au service de la compr&eacute;hension du texte, pouet pouet le d&eacute;cloisonnement car l&#39;openfield, c&#39;est tellement plus sexy que le bocage.</span></span></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><span style="font-size:14px;"><span style="font-family:georgia,serif;">&nbsp; J&#39;ai eu 18. Je pense que j&#39;ai dit des choses fausses, et dont la nocivit&eacute; est r&eacute;ellement perceptible aujourd&#39;hui. Mais c&#39;&eacute;tait CE QU&#39;IL FALLAIT DIRE pour r&eacute;ussir l&#39;&eacute;preuve de didactique. J&#39;ai &eacute;t&eacute; jug&eacute; sur l&#39;id&eacute;ologie que je d&eacute;ployais, et non sur l&#39;efficacit&eacute; du savoir scolaire que j&#39;avais construit. Car pour se rendre compte de cela, il aurait fallu le mettre en &oelig;uvre, &agrave; grande &eacute;chelle, pendant longtemps.</span></span></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1366574563592_49148" style="text-align: justify;"><span id="yui_3_5_0_1_1366574605301_39176" style="font-size:14px;"><span id="yui_3_5_0_1_1366574605301_39175" style="font-family:georgia,serif;">&nbsp; Et voil&agrave; pourquoi je pense que la didactique au concours s&#39;apparente &agrave; du m&eacute;tier-fiction, et ne permet pas de recruter ceux qui enseignent le mieux : elle permet de recruter ceux qui sont id&eacute;ologiquement conformes aux attendus du moment. Et ceux qui ne le sont pas, mais qui savent dissimuler. La didactique, la vraie, on ne saura ce qu&#39;il en est que lors de stages, de mise en pratique, d&#39;observation de cours. Enseigner est un m&eacute;tier qui s&#39;apprend en observant, en exer&ccedil;ant, en r&eacute;fl&eacute;chissant en amont mais aussi en aval par rapport &agrave; ce que l&#39;on a fait. Il s&#39;apprend au&nbsp;contact&nbsp;de coll&egrave;gues et d&#39;&eacute;l&egrave;ves, dans diverses situations, dans des &eacute;changes, dans des discussions, dans des exp&eacute;rimentations<sup><em id="yui_3_5_0_1_1366574563592_49156">6</em></sup>. &Ccedil;a n&#39;exclut nullement des fondements th&eacute;oriques (l&#39;inductif et le d&eacute;ductif, les diverses m&eacute;thodes connues pour faire telle ou telle chose&hellip;), mais &ccedil;a les met forc&eacute;ment en application. Alors recrutons les enseignants sur ce qu&#39;ils savent de leur discipline, et formons-les autant qu&#39;il le faut &agrave; mettre en &oelig;uvre ces savoirs dans le cadre scolaire. Mais ne faisons pas passer&nbsp;des oraux de didactique aux concours : personne n&#39;y gagne rien.</span></span></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1366574563592_48877" style="text-align: justify;"><span style="font-size:14px;"><span style="font-family:georgia,serif;">---------------------------------------------------------------------</span></span></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1366574605301_39446" style="text-align: justify;"><span id="yui_3_5_0_1_1366574605301_39445" style="font-size:14px;"><span id="yui_3_5_0_1_1366574605301_39444" style="font-family:georgia,serif;"><em id="yui_3_5_0_1_1366574605301_39443">1. La didactique au sens des sciences de l&#39;&eacute;ducation, c&#39;est la transposition des savoirs savants en savoirs scolaires. &Agrave; ne pas confondre avec la p&eacute;dagogie, qui est la m&ecirc;me chose, mais qui ne s&#39;&eacute;crit pas pareil</em><sup>2</sup><em>.</em></span></span></p>

<p id="yui_3_5_0_1_1366574563592_48870" style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><span style="font-size:14px;"><span style="font-family:georgia,serif;"><em>2. En fait, j&#39;exag&egrave;re un peu. Les grands manitous distinguent la didactique, processus en amont, de la p&eacute;dagogie, qui en gros est sa mise en &oelig;uvre dans une classe. Mais c&#39;est justement cette distinction qui pose probl&egrave;me. </em></span></span></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><span style="font-size:14px;"><span style="font-family:georgia,serif;"><em>3. L&#39;une des expressions les plus rebattues &agrave; l&#39;&Eacute;ducation nationale, juste derri&egrave;re &laquo; l&#39;&eacute;l&egrave;ve au centre du syst&egrave;me &raquo; et devant &laquo; apprendre &agrave; apprendre &raquo;. &laquo; Donner du sens &raquo; est hors concours. </em></span></span></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><span style="font-size:14px;"><span style="font-family:georgia,serif;"><em>4. Surtout si l&#39;&eacute;preuve porte sur l&#39;analyse d&#39;un po&egrave;me surr&eacute;aliste.</em></span></span></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1366574563592_49198" style="text-align: justify;"><span style="font-size:14px;"><span style="font-family:georgia,serif;"><em>5. Et m&ecirc;me l&agrave;, c&#39;est tr&egrave;s compliqu&eacute; d&#39;en tirer des conclusions rigoureuses. </em></span></span></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1366574563592_47498" style="text-align: justify;"><span style="font-size:14px;"><span style="font-family:georgia,serif;"><em>6. Si si, je l&#39;ai &eacute;crit ! </em></span></span></p>
</div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Celeborn]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[La Quatrième du Drame]]></title>
            <link>http://celeblog.over-blog.com/article-la-quatrieme-du-drame-116879136.html</link>
            <guid>http://celeblog.over-blog.com/article-la-quatrieme-du-drame-116879136.html</guid>
            <pubDate>Sun, 07 Apr 2013 09:25:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="text-align: center;">
    <img alt="Vanité" height="327" width="450" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/450x327/2/55/33/70/recul/Vanite-.jpg">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Je reviens de mon hibernation (bon, en fait, j'étais beaucoup trop occupé ces temps-ci) pour vous raconter ce qui se
    passe cette année en cours, car oui, entre deux réunions au ministère et trois plans média, en fait, j'ai des cours.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Il est d'ailleurs honteux, super lecteurs, hyper lectrices, que je ne vous en aie pas parlé plus tôt, car j'ai trouvé
    cette année les dignes successeurs des Sixièmes de l'Angoisse. Je vous présente donc</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><strong><span style="font-size: 14pt;">LA QUATRIÈME DU DRAME.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp; Comme beaucoup d'entre vous doivent déjà le savoir, la classe de Quatrième est une classe maudite.
    Puberté, je-m'en-foutisme, absence de moyens de pression (contrairement à la classe de Troisième où l'on a le Brevet<em><sup>1</sup></em>)</span><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;: toutes les
    conditions sont réunies pour vivre un année de folie ! Dans la Quatrième du Drame, ajoutez-y que tous les élèves font espagnol</span><em style="font-size: 10pt;"><sup>2</sup></em><span style=
    "font-size: 10pt;">, qu'aucun n'a d'option et que les&nbsp;</span><span style="font-size: 13.63636302947998px;">parents y sont pratiquement inexistants (presque personne aux réunions parents
    professeurs)</span><span style="font-size: 10pt;">, et vous savez que vous allez vous faciliter le transit intestinal pendant 10 mois.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Mais cette Quatrième ne serait ce qu'elle est sans le coup de baguette magique de la Fée Carabosse, qui a su
    judicieusement assembler différentes catégories d'élèves pour créer son chef d'œuvre :</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <ul style="text-align: justify;">
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">quelques gentils élèves qui font ce qu'ils peuvent mais qui peuvent vraiment peu,</span>
    </li>
  </ul>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <ul style="text-align: justify;">
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">quelques élèves qui pourraient mais qui n'ont pas prévu de se fatiguer,</span>
    </li>
  </ul>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <ul style="text-align: justify;">
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">quelques rares élèves qui font mais qui sont les plus désagréables,</span>
    </li>
  </ul>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <ul style="text-align: justify;">
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">un bon élève, histoire vraiment qu'on ne puisse pas adapter son enseignement,</span>
    </li>
  </ul>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <ul style="text-align: justify;">
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">deux absentéistes, qui, au moins, ne perturbent personne,</span>
    </li>
  </ul>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <ul style="text-align: justify;">
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">un handicapé escorté par son auxiliaire de vie scolaire mais qui ne vient que la moitié du temps, histoire vraiment qu'il
      ne puisse pas suivre,</span>
    </li>
  </ul>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <ul style="text-align: justify;">
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">un gamin qui ne sait pas lire, qui devrait être en section adaptée, mais les parents ont refusé,</span>
    </li>
  </ul>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <ul style="text-align: justify;">
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">deux ou trois qui se moquent régulièrement des autres,</span>
    </li>
  </ul>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <ul style="text-align: justify;">
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">un qui habite dans une autre galaxie, qui passe son cours à dessiner mais qui est le seul à répondre intelligemment à
      certaines questions,</span>
    </li>
  </ul>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <ul style="text-align: justify;">
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">une dont on ne sait jamais comment elle va réagir, si ce n'est que ce sera toujours perturbant et avec une voix beaucoup
      trop forte,</span>
    </li>
  </ul>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <ul style="text-align: justify;">
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">un qui dort.</span>
    </li>
  </ul>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; À l'arrivée, vous obtenez une classe qui la plupart du temps est morte, qui n'a envie de rien, ne dit rien, ne répond
    rien, ne fait rien, et qui parfois, brutalement, va être extrêmement désagréable, non seulement envers vous, mais bien davantage entre eux. Rien ne les motive ; rien ne les intéresse : la plupart
    de toute manière ne parviennent pas à suivre ce que vous êtes supposé leur faire étudier. Et ça donne des 3/20 de moyenne à un contrôle de lecture, des dictées semi-préparées qu'ils ne préparent
    jamais, et qui vous obligent à faire des relectures guidées et expliquées, parfois même à choix multiples pour qu'éventuellement ils actionnent les rouages de leur cerveau afin de se dire que «
    se promener » ne s'écrit pas comme « ce sapin ».&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; De temps en temps, il y a un petit miracle, une allumette inopinément frottée dans le noir : Gribouillator trouve le
    mot « fatalité » pour exprimer le temps qui passe et contre lequel on ne peut rien, Redoublante Paumée vous indique un attribut du sujet… Votre foi en l'homme renaît, votre cours se passe bien
    puisque pas moins de TROIS élèves participent. Et d'autres fois, après avoir passé cinq minutes à noter qui n'avait pas fait son pauvre petit exercice sur les compléments d'objet, vous vous dites
    que vraiment, vous seriez mieux à boire un thé en salle des professeurs.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; J'ai connu beaucoup de classes différentes dans ma carrière : des faibles gentils, des forts un peu pédants, des forts
    gentils, des plutôt homogènes, des terriblements hétérogènes, des sixièmes catastrophiques, des cinquièmes compliquées… mais je crois que c'est la première fois qu'une classe provoque en moi un
    véritable sentiment de découragement. Non pas envers moi-même : après tout, ce n'est qu'une année, et ce n'est qu'une classe. Et puis j'ai mon autre quatrième, la Quatrième de l'Énergie, pour
    contrebalancer. Mais je suis découragé pour eux : si ces jeunes gens n'y croient déjà plus, s'ils ont déjà baissé les bras, si rien ou presque ne les atteint, si tout glisse sur eux comme l'eau
    sur les plumes du canard<em><sup>3</sup></em>, alors quel avenir se préparent-ils ? Je suis de ceux qui croient qu'on peut être très heureux dans la vie avec un Bac Pro, avec un CAP, avec un
    apprentissage réussi. Mais ceux-là sont-ils même capables de ça ? Certains s'en sortiront : c'est juste un mauvais moment à passer, mais ils sont travailleurs, et même s'ils sont gâchés dans une
    telle classe, ils trouveront quelque chose, même si ce sera peut-être un peu moins bien que ce à quoi ils pouvaient prétendre<em><sup>4</sup></em>. Mais tous les autres, qu'est-on en train d'en
    faire ? Pourquoi ça dysfonctionne autant, tout ? Pourquoi dois-je enseigner les subordonnées interrogatives indirectes à des élèves qui ont du mal à distinguer un nom d'un verbe ? Pourquoi
    dois-je étudier la poésie lyrique avec des élèves pour lesquels un mot sur trois doit être traduit ? Pourquoi me pousse-t-on à faire travailler des élèves qui, je le sais, ne travailleront pas ?
    Jusqu'où peut-on jouer la comédie du « prenez vos agendas et marquez d'apprendre la leçon pour le cours prochain » alors que les 3/4 ne le feront pas ?&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Je vous ai présenté la Quatrième du Drame, classe qui me révèle comme aucune classe jusque là ne me l'avait révélé les
    dysfonctionnements de la famille, de l'éducation, de l'enseignement, de l'École, de la société, qui m'explique la misère sociale, qui me met sous le nez la misère humaine et qui me dit : «
    démerdez-vous avec ça, vous les professeurs. Vous êtes là pour sauver des êtres qui ne veulent pas être sauvés ; vous êtes là pour instruire des élèves qui refusent de l'être. Vous n'y arriverez
    pas et on le sait. La vérité est la suivante : vous êtes là pour les garder entre les murs le plus longtemps possible, car c'est tout ce qu'on peut faire pour eux pour le moment.»</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;"></p>
  <hr>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>1. Ne riez pas : les élèves y croient encore, eux ! &nbsp;</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>2. Ne riez pas davantage : les élèves croient que l'espagnol, c'est facile !&nbsp;</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>3. Si j'arrêtais mes comparaisons débiles, hein ?</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>4. Merci au collège unique !&nbsp;</em></span>
  </p></div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Celeborn]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Faire de la grammaire au primaire... chiche&amp;nbsp;?]]></title>
            <link>http://celeblog.over-blog.com/article-faire-de-la-grammaire-au-primaire-chiche-115852377.html</link>
            <guid>http://celeblog.over-blog.com/article-faire-de-la-grammaire-au-primaire-chiche-115852377.html</guid>
            <pubDate>Sun, 03 Mar 2013 15:32:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="text-align: center;">
    <img alt="GramNuls" height="470" width="386" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/386x470/2/55/33/70/Grammaire/GramNuls.jpg">
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>&nbsp; Je remercie Rikki, professeur des écoles pleine de mérites, de nous faire profiter de ce compte rendu très
    instructif. Parlons grammaire au primaire !</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em><br></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><strong>Par Rikki</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Sur les forums d’enseignants du primaire, une nouvelle méthode de grammaire fait florès en ce moment :
    <em><span style="font-size: 10pt;">Faire de la grammaire</span> au...</em> (CP, CE1, etc.), de Françoise Picot. L’auteur est une ancienne inspectrice du primaire, qui travaille avec de nombreux
    enseignants dans toute la France et se rend disponible pour répondre aux questions sur le forum <em>L’école aujourd’hui</em> de Nathan. La semaine dernière, elle a donné une conférence
    pédagogique à Paris, à laquelle je suis allée assister.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« Grammaire » ne serait plus un gros mot</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>&nbsp; Faire de la grammaire...</em> Cela pourrait paraître fou, mais le titre en lui-même est presque militant. Le terme
    « grammaire » semble avoir longtemps été banni de l’école primaire, considéré — avec la dictée, le calcul mental et la copie — comme le symbole de l’école du passé, autoritaire et aliénatrice. Il
    convenait de procéder à l’Observation réfléchie de la langue — le sigle, ORL, m’évoquant immanquablement des tuyaux auditifs bouchés ou des nez enchifrenés.&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; L’ambition affichée de Mme Picot est de dépasser les querelles de clocher, en réconciliant grammaire sémantique et
    grammaire fonctionnelle. En clair, réconcilier la grammaire à la mode des années 70 et 80, fonctionnant à coups de groupes nominaux / groupes verbaux, substituts et connecteurs, avec la grammaire
    de mère-grand, indiquant pour chaque mot sa nature et sa fonction dans la phrase.&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">Faire de la grammaire pour écrire correctement</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; La méthode repose sur l’identification d’un certain nombre de points jugés indispensables et rejette l’étude des
    autres comme superflue. Le critère ? Savoir si le point de grammaire en question est nécessaire pour écrire correctement.&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Exemple : il n’est pas utile de connaître la distinction entre « quand » adverbe interrogatif et « quand » conjonction
    de subordination, dans la mesure où les deux s’écrivent de la même manière. Par contre, pour écrire sans faire de fautes, il est nécessaire de connaître les règles d’accord entre le verbe et le
    sujet.&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Suivant cette logique, il ne sert à rien, par exemple, de faire une leçon sur les adverbes En effet, les adverbes
    peuvent avoir des fonctions très différentes dans une phrase — préciser le verbe, donner une indication de temps ou de lieu, servir d’articulation logique du discours — donc, c’est une catégorie
    fourre-tout, qu’il n’est pas nécessaire d’identifier (ou pas trop tôt en tout cas) et qu’il suffit de ranger dans les « mots invariables ».&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Mais alors, en quoi la méthode Picot fait-elle appel à la grammaire sémantique ? Par exemple, pour définir le verbe.
    En grammaire fonctionnelle, le verbe ne doit être défini que par le fait qu’il se conjugue. Sauf que l’expérience en classe prouve que c’est extrêmement difficile à percevoir pour les enfants. En
    clair, ça ne marche pas. Donc, en constatant que ça ne marche pas, on ne s’interdit plus en CE1 de revenir à la définition du verbe comme mot qui dit l’action, que l’on peut mimer, etc.
    &nbsp;C’est ainsi que des enfants de 7 à 8 ans peuvent effectivement percevoir ce qu’est un verbe. De la même manière, le sujet en grammaire fonctionnelle est défini comme l’ensemble du groupe
    nominal. Pour le trouver, on doit le pronominaliser ou l’encadrer par « c’est... qui ». Exemple : La petite chèvre blanche de Monsieur Seguin se battit jusqu’à l’aube. =&gt; Elle se battit
    jusqu’à l’aube. / C’est la petite chèvre blanche de Monsieur Seguin qui se battit jusqu’à l’aube. Il est bien clair que les enfants s’y perdent et qu’il ont une bien meilleure chance de s’en
    sortir avec le bon vieux « qui est-ce qui ? ». Qui est-ce qui se battit jusqu’à l’aube ? La chèvre !&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Le côté pragmatique de l’approche est assez rassurant : on fait de la grammaire fonctionnelle, mais on en corrige les
    excès. Moi qui me suis fait dégommer par une inspectrice il y a une dizaine d’année, entre autres parce que j’avais bêtement utilisé « qui est-ce qui ? » pour trouver le sujet, j’avoue que je
    suis assez contente de voir que finalement, on y revient.&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">S’appuyer sur des textes</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; La méthode elle-même procède de la manière suivante : on part toujours d’un texte, calibré pour coller aux notions
    étudiées. Ce texte, on va l’étudier toute la semaine, voire pendant deux semaines. On va le transformer — par exemple en décidant qu’à la place de l’histoire de deux petits chats, on va raconter
    celle d’un petit chat, à la place de l’histoire de Tom celle de Ninon... ou bien encore, on va mettre le texte au passé ou au futur. Ces manipulations sont préalables à toute leçon. Elles
    reposent sur la connaissance intuitive de la langue que les élèves sont censés avoir... donc, sur... oui, vous avez gagné : l’ORL ! La voilà qui revient par la fenêtre, l’Observation réfléchie de
    la langue, déguisée en grammaire !&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Enseignant dans un quartier où l’immense majorité des élèves me dit quotidiennement « Maman, il va me ramener à Mac Do
    » ou « Maîtresse, les filles, ils font rien qu’à m’embêter », j’avoue être excessivement sceptique sur la capacité de mes élèves à observer de manière réfléchie la langue française. Pour qu’ils
    soient capables de faire cela, il faudrait qu’ils maîtrisent cette langue et qu’ils n’aient plus besoin que de prendre une certaine distance pour l’observer. Or, ce n’est pas le cas. Ce que j’ai
    observé, au contraire, dans ma ZEP parisienne, c’est que les enfants qui s’expriment extrêmement mal à l’oral font de gros progrès quand on leur apprend à structurer une phrase à l’écrit. Quand
    on leur dit qu’une phrase doit avoir un sujet, un verbe et un complément, que les noms doivent être masculins ou féminins (ne venez pas me chercher sur les après-midi de délices ! Chaque chose en
    son temps, ils sont petits), cela les aide à comprendre comment fonctionne la langue et ils font des progrès à l’oral.&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">Et la leçon dans tout ça ?</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; La leçon, puisqu’il faut bien la faire, arrive à la fin. Elle s’appelle « structuration » et ne fait que reprendre ce
    qui est censé avoir été perçu intuitivement par les élèves lors de toutes les transformations de textes. Lors de ces transformations, on procède à des collectes : on fait des étiquettes, avec des
    mots, des groupes de mots ou des phrases, qu’on va coller dans un grand cahier en les classant sous les noms « complément 1 », « complément 2 », « complément 3 ». Lorsqu’on en aura beaucoup, on
    se rendra compte que les compléments 1 seront du type « demain », « à la maison », « la semaine dernière », « pendant ce temps », « dans un pays lointain » et on les appellera compléments
    circonstanciels. On observera les compléments 2, « la porte », « son petit frère », « un gros gâteau », « le », « la », « le petit chaperon rouge » et on les appellera « compléments d’objet
    direct ». Puis, on observera les compléments 3, « en bois », « de carton », « de ma sœur », « à roulettes » et on les appellera « compléments du nom »&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; L’idée, c’est que les enfants vont percevoir intuitivement la logique de tout ça en manipulant. Là encore, je suis
    extrêmement dubitative. J’ai constaté que les enfants n’apprennent pas grand-chose en collant des étiquettes. « Oui , me répond-on, mais s’ils copient ça prend plus de temps et puis il faut
    corriger parce qu’ils risquent de faire des fautes ». J’imagine effectivement l’aspect chronophage d’une méthode où il faudrait recopier des bouts de texte dans un grand cahier, puis ensuite les
    corriger, puis les observer, tout ça pour finalement constater... heu, je ne sais pas, parce que quand je vois « la porte » ou « la », je ne pense pas forcément à un COD ! Il me faut la phrase
    complète... Zut alors. &nbsp;Je crois que je viens de comprendre pourquoi les COD ne sont pas sur la liste des « points essentiels », contrairement aux compléments circonstanciels ! C’est parce
    que là, on peut difficilement échapper à la distinction nature / fonction !&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Le contenu de la leçon elle-même n’a pas été détaillé lors de la conférence. Des collègues qui ont eu le livre entre
    les mains m’ont dit qu’il ne s’agissait pas de règles simples mais des conclusions des fameuses observations, remises en forme. Pour le coup, c’est très dommage : mon expérience d’enseignante m’a
    depuis longtemps fait remarquer que certains enfants ne comprennent rien aux situations « de découverte », mais se raccrochent aux branches en apprenant et appliquant leur leçon. Si cette
    possibilité leur est enlevée, s’ils sont obligés de tout comprendre en amont, ils décrochent.&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Donc, mon impression est qu’une fois de plus, on a fait une méthode pour « les bons », ceux qui ont déjà une langue
    suffisamment riche et structurée et syntaxiquement correcte pour pouvoir l’observer, ceux qui vont remarquer ce qu’il faut quand il faut, ceux qui vont être capables de reformuler . Mais pour
    ceux qui n’ont pas tout compris, ceux qui somnolaient pendant la transformation (collective) du texte, qui n’ont pas su faire les deux phrases d’exercices d’application... il n’y a pas de bonne
    vieille leçon à apprendre par cœur et à appliquer qui aurait pu leur sauver la mise.&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">Faire de la grammaire tout le temps&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Mme Picot insiste sur quelque chose d’essentiel : on ne fait pas de la grammaire que pendant la leçon de grammaire, on
    fait de la grammaire tout le temps. Quand on lit un texte d’histoire, s’il y a une phrase difficile, on identifie le verbe et son sujet pour mieux la comprendre. Quand on lit une consigne, on
    cherche le verbe à l’impératif. &nbsp;Quand on apprend une poésie, on remarque le sujet inversé et l’adjectif qualificatif rare. &nbsp;Et on utilise « les vrais mots » : sujet, verbe, adjectif,
    complément circonstanciel, etc.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Rien que pour cela, je suis ravie que Mme Picot ait tant de succès. Pour avoir vu les contorsions proposées par l’IUFM
    pour « travailler sur le sujet » pendant 6 semaines, sans surtout JAMAIS utiliser le mot « sujet », la découverte de la notion devant ab-so-lu-ment précéder toute leçon, pour lire régulièrement
    sur des forums d’enseignants des questions du type « Je suis embêtée, j’enseigne au CM2, je dois faire une leçon de découverte sur le verbe conjugué, mais ma collègue de CM1 a déjà fait le verbe,
    comment faire découvrir la notion avec un angle nouveau ? »... pour toutes ces raisons, je ne peux qu’applaudir des deux mains à l’injonction : oui, il faut faire de la grammaire au CP, au CE1,
    au CE2, au CM1, au CM2 ! Oui, il faut faire de la grammaire en situation, hors des cours de grammaire, c’est bien pour ça qu’on a des maîtres et des maîtresses d’école et non pas des professeurs
    spécialisés chacun dans sa matière !</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">Et si on faisait <em>vraiment</em> de la grammaire ?&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Pourquoi limiter la grammaire à un enseignement mutilé, qui ne fait pas
    système de manière cohérente ? Pourquoi s’interdire de parler de nature et de fonction, pour éclairer le fonctionnement de la langue ? Pourquoi ne pas aller jusqu’au bout et s’offrir le luxe
    d’analyser vraiment quelques phrases simples, donnant ainsi aux élèves des outils plus solides pour comprendre le fonctionnement de la langue et pour construire leur propre langage ?&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 10pt;">&nbsp; Pour moi, oui, on doit faire de la grammaire. Et n’ayons pas peur d’aller jusqu’à faire de la grammaire avec des
    vraies leçons, y compris sur les adverbes. La grammaire ne sert pas qu’à écrire correctement elle sert aussi à comprendre intimement le fonctionnement de notre langue.&nbsp;</span>
  </p></div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Celeborn]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Vacances scolaires : il en a parlé]]></title>
            <link>http://celeblog.over-blog.com/article-vacances-scolaires-il-en-a-parle-115683429.html</link>
            <guid>http://celeblog.over-blog.com/article-vacances-scolaires-il-en-a-parle-115683429.html</guid>
            <pubDate>Mon, 25 Feb 2013 21:18:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="text-align: center;">
    <img src="http://img.over-blog.com/505x285/2/55/33/70/Vacances/Commentaires.jpg" class="noAlign" width="505" height="285" alt="Commentaires">
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>Commentateurs des déclarations du ministre sur lemonde.fr, lefigaro.fr ou liberation.fr (allégorie)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Il ne l'a pas dit fort (ni longtemps), mais il l'a dit (et écrit) : not'ministre a eu une idée géniale pour améliorer
    notre système scolaire. C'est tout bête : il suffit de supprimer deux semaines de grandes vacances et de mettre en place le rythme 7 semaines de cours + 2 semaines de congés le reste de l'année.
    Avec ça, nous allons rejoindre la Finlande<em><sup>1</sup></em> et la Corée du Sud<em><sup>2</sup></em> en tête des classements internationaux, c'est garanti !</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; L'intérêt de la chose ? Mis à part mettre les salles des professeurs de très mauvaise humeur et provoquer sur le net
    quelques très belles poussées anti-fonction publique primales, j'avoue, je le cherche encore. Car les « rythmes scolaires », comme je l'ai déjà dit, c'est la plus grande imposture scientifique
    actuelle… et je vais le prouver.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">Chronoastrologie</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><br></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; On nous vend partout tout le temps le rythme idéal défendu par un quarteron de chronobiologistes, le fameux 7+2. Force
    déjà est de constater que cette chronobiologie-là ressemble davantage à un travail d'aruspice qu'à un travail de biologiste. C'est normal, remarquez, puisque ce ne sont pas des biologistes qui la
    pratiquent, mais des psychologues experts en rythmes circadiens et en cycles d'attention non démontrés. Et c'est là-dessus qu'on voudrait faire la révolution rythmique. Un peu comme si on suivait
    les conseils de Nostradamus pour faire revenir la croissance économique. Or vous l'aurez remarqué dans mes notes de bas de page : les pays situés au sommet des classements
    internationaux<em><sup>3</sup></em> se préoccupent peu des rythmes idéaux. Pis : ils ont le mauvais goût de proposer à leurs élèves des fonctionnements à l'opposé l'un de l'autre : moins d'heures
    et pas de cours particulier en Finlande (dont l'étoile PISA commence à pâlir), beaucoup d'heures et des cours particuliers en sus en Corée !</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Rappelons également que la France s'en sortait mieux avec des journées un peu plus chargées qu'aujourd'hui, puisque
    ces temps-ci plus personne ne parvient sérieusement à dire que le niveau monte ou même qu'il stagne. Or le modèle français, c'était 27 heures de cours en primaire (et même 30 auparavant). On se
    plaint de l'enflure des emplois du temps des élèves (généralement en prenant toujours les mêmes exemples, à savoir des 3e ayant CHOISI deux options, ou des Terminales S ayant CHOISI Science de
    l'Ingénieur ET deux options), et on déroule le couplet sur les cadences infernales, les 35h TTC<em><sup>4</sup></em>, le « enseigner moins pour enseigner mieux », la « tête bien faite » VS la «
    tête bien pleine », et évidemment… <a href="http://celeblog.over-blog.com/article-rythmes-scolaires-le-desinteret-de-l-enfant-115197345.html" target="_blank">l'intérêt de l'enfant</a>. Bref : on
    déforme le réel pour le faire coller à ses mantras. &nbsp; &nbsp; &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">Chronoabsurdologie</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><br></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Mais non seulement le produit qu'on veut nous refiler ne lave pas plus blanc que blanc, mais il se trouve qu'on n'est
    même pas sûr qu'il puisse être fabriqué. Faites le calcul : il faut enchaîner des séquences de 9 semaines (7 de cours + 2 de congés) et mettre 6 semaines de grandes vacances à un moment, avec 7
    semaines de cours avant. Il y a 52 semaines dans l'année. 9x4 séquences = 36 semaines, 36+7+6 = 49. Tiens, j'ai trois semaines qui me restent sur les bras. Sauf que là, avec ce schéma, on
    n'aurait que 35 semaines de cours (5 périodes de 7 semaines). Or si l'on veut raccourcir les grandes vacances, c'est pour arriver à 38 semaines de cours (on en a 36 actuellement). Essayez de
    diviser 38 par 7 et d'obtenir un chiffre rond si vous le pouvez. Moi, j'ai tenté, et, en base 10, c'est impossible.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Pour résumer, si l'on fait la somme de tout ce qu'il faudrait faire, on en arrive à ne rien pouvoir faire, car ça ne
    rentre pas dans le cadre de l'année. Et je ne parle pas du fait que pour respecter les mêmes rythmes partout alors qu'on zone les vacances, il faudrait… zoner les vacances de Noël ! Et installer
    la climatisation dans de nombreuses salles de classe de France et de Navarre, car des cours le 12 juillet ou le 17 août, ça promet des pics d'attention phénoménaux, sans aucun doute
    proportionnels au taux de sudation de chacun ! &nbsp; &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><strong>Chronomédiamétrie</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><strong><br></strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; En définitive, not'ministre semble tenir à cette idée des rythmes scolaires puisqu'il axe sa communication là-dessus,
    en accord d'ailleurs avec ce que notre système compte de plus délirant question « vision de l'école de demain ». J'avoue ne pas parvenir à le comprendre. La réforme de la semaine de 4,5 jours
    dans le premier degré, où l'on ne remet pas les heures perdues mais où l'on force juste les gens à venir plus souvent, est déjà un casse-tête sans nom, et a pour le moins provoqué de sacrés
    remous. Quelle idée de remettre ce projet de raccourcissement des grandes vacances sur le tapis alors que d'une part il est hautement explosif (notamment dans un électorat traditionnel du PS),
    que d'autre part il est pédagogiquement insignifiant, et que d'une troisième part<em><sup>5</sup></em>, il empêche que l'on évoque les chantiers réllement à l'œuvre actuellement. Au moment où
    j'écris, nous sommes en train de discuter très concrètement au ministère de l'éducation prioritaire, d'une rénovation du collège et d'un plan de lutte contre le décrochage scolaire. Je ne sais
    pas s'il sortira de tout ça quelque chose de bien. Mais en attendant on y travaille, pas comme sur ce raccourcissement des grandes vacances peut-être éventuellement mais c'est pas sûr mis sur le
    tapis<em><sup>6</sup></em> en 2015.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Parlons donc de ce qu'on fait, ne nous laissons pas avoir par les journalistes dont c'est le boulot de faire le buzz à
    partir de trois mots qui nous échappent, et ne créons pas des tensions supplémentaires sur du vent. Les tensions existantes sont bien suffisantes pour nous occuper jusqu'aux prochaines
    présidentielles, croyez-m'en !</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <hr>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>1. Où l'on a près de deux mois et demi de grandes vacances…</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>2. Dont le rythme est plutôt 18 semaines de cours + 5 semaines de vacances… &nbsp;</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>3. Eux-mêmes sujets à caution, <a href="http://celeblog.over-blog.com/article-tests-pisa-l-ignora-62617430.html" target=
    "_blank">faut-il le rappeler</a>…</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>4. Tous Travaux Compris. C'est une formule de la FCPE. Créatif, hein ?</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>5. Oui, je sais, ça ne veut pas dire grand chose…</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>6. Mais plus probablement mis SOUS le tapis…</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p></div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Celeborn]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[La Constitution s'habille en Prada]]></title>
            <link>http://celeblog.over-blog.com/article-la-constitution-s-habille-en-prada-115290494.html</link>
            <guid>http://celeblog.over-blog.com/article-la-constitution-s-habille-en-prada-115290494.html</guid>
            <pubDate>Tue, 12 Feb 2013 19:28:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="text-align: center;">
    <img alt="Madame Belzébuth" height="320" width="484" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/484x320/2/55/33/70/Prada/Madame-Belze-buth.jpg">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Un petit message rapide pour signaler qu'entre le mariage homo, la démission du pape, la guerre au Mali, la
    manifestations des professeurs des écoles et la marche triomphale du PSG (rayez l'info inutile), on en avait profité pour renouveler certains membres du Conseil Constitutionnel.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Et donc, je ne pouvais pas ne pas féliciter une certaine personne, dont les idées ne sont généralement pas les
    miennes, mais dont je reconnais les indéniables compétences ainsi que l'intelligence perçante (perforante, même !). De ces gens qu'on adore détester, car si leurs idées vous déplaisent, leur
    personnalité n'en est pas moins fascinante ; car si ce qu'ils font ne vous convient pas, vous êtes le premier à dire qu'ils y travaillent néanmoins avec sérieux, et même avec talent.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; J'adresse donc ce message à notre meilleure ennemie à tous : <a href=
    "http://celeblog.over-blog.com/article-horreur-malheur-une-pedago-au-pays-des-reacs-61334429.html">Madame Belzébuth</a>, toutes mes félicitations ! Sachez-le — et je suis parfaitement sincère —
    vous serez formidable.</span>
  </p></div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Celeborn]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[« Rythmes scolaires » : le désintérêt de l'enfant]]></title>
            <link>http://celeblog.over-blog.com/article-rythmes-scolaires-le-desinteret-de-l-enfant-115197345.html</link>
            <guid>http://celeblog.over-blog.com/article-rythmes-scolaires-le-desinteret-de-l-enfant-115197345.html</guid>
            <pubDate>Sat, 09 Feb 2013 20:50:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="text-align: center;">
    <img alt="Rythme-scolaire" height="450" width="402" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/402x450/2/55/33/70/rythmes/Rythme-scolaire.gif">
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>Copyright l'excellent <a href="http://vidberg.blog.lemonde.fr/" target="_blank">Martin Vidberg</a></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Vous savez qu'un concept est douteux quand tout le monde se met à l'invoquer pour justifier ses positions,
    fussent-elles très différentes les unes des autres. Et ces temps-ci, le concept de loin le plus douteux, la tarte à la crème argumentative, le sommet de la nullité question réflexion porte un nom
    : « l'intérêt de l'enfant ».</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Avouez-le : à moins que vous ne sortiez tout juste d'un séjour de 2 ans sur une île déserte sans chargeur de portable,
    vous en avez entendu parler, de l'intérêt de l'enfant, et pas qu'un peu. Laissons de côté les débats sur le mariage pour tous, au cours desquels la notion a été utilisée jusqu'à la nausée, et
    penchons-nous plutôt sur la question des réformes de l'Éducation nationale, où elle fut employée jusqu'au vomissement.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><strong>Comment, en parlant de l'intérêt de l'enfant, on parle du sien propre&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp; Qu'est-ce que l'intérêt de l'enfant ? Et qui peut en être le dépositaire ? L</span><span style=
    "font-size: 13px;">a réponse à</span><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;la seconde question semble être « tout le monde » : le gouvernement, les fédérations de parents, un bon nombre de
    syndicats (de profs, d'étudiants, de lycéens), le MEDEF, les mouvements d'éducation populaire, les collectivités locales, l'OCDE, les journalistes, les chronobiologistes et j'en passe. Pas une
    intervention dans le débat sur les rythmes scolaires où l'on ne vienne assurer, la main sur le cœur et des sanglots dans la voix, que l'on défend l'intérêt de l'enfant envers et contre tout. Le
    camp du mal ne passera pas ; l'enfant, brandi comme un étendard, assure l'alpha et l'oméga de la démonstration qui peut se résumer ainsi : je défends les enfants, donc j'ai raison. Alors parfois,
    c'est tourné de manière plus jolie et plus subtile, mais ça revient généralement à ça. Et gare à ceux qui ne défendraient pas l'intérêt de l'enfant : pour ces derniers, c'est l'anathème, la
    marque au fer rouge, le tatouage à l'encre indélébile, j'ai nommé le « <a href="http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/01/22/l-ecole-ou-le-triomphe-du-corporatisme_1820599_3232.html" target=
    "_blank">corporatisme</a> ». Vilains pas beaux qui pensez à votre fiche de paye, à votre quotidien, à vos intérêts personnels au lieu de noblement défendre, d'un mouvement altruiste digne de mère
    Teresa, « l'intérêt de l'enfant ».</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Ce qui finit par nous donner des argumentaires et des prises de paroles surréalistes, où le premier professeur des
    écoles venu (et d'autant plus s'il est syndicaliste ascendant bisounours) ne peut s'empêcher de répéter et répéter encore ce mantra, de peur d'être pris en flagrant délit de défense de sa
    profession — <em>horresco referens</em>. Tout cela aboutit donc à des échanges venus d'une autre galaxie, où personne n'est d'accord, mais où tout le monde défend — promis juré craché ! —
    l'intérêt de l'enfant. 4 jours et demi ? c'est dans l'intérêt de l'enfant. 4 jours ? c'est dans l'intérêt de l'enfant aussi. Cours le mercredi ? intérêt de l'enfant. Cours le samedi ? intérêt de
    l'enfant, vous dis-je. Finir plus tôt ? Intérêt de l'enfant. Faire cours tard dans l'après midi ? intérêt de l'enfant, bien sûr. Avoir une longue pause méridienne, une courte pause méridienne,
    des activités périscolaires, du soutien, pas de soutien, des devoirs, pas de devoirs, + d'heures de cours, moins d'heures de cours, autant d'heures de cours mais différemment… tout ça, intérêt de
    l'enfant.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; La réponse à la première question<em><sup>1</sup></em>, vous l'aurez compris, splendides lecteurs, merveilleuses
    lectrices, est une autre paire de manches. Bien malin qui peut prétendre, qui peut réellement affirmer détenir « l'intérêt de l'enfant ». Déjà, il faudrait savoir de quel enfant on parle.
    L'enfant n'est pas le même considéré par un parent, par un enseignant, par un maire, par une association culturelle ou sportive. On voudrait nous vendre une potion miracle où tous les ingrédients
    se mélangent bien — le scolaire et le périscolaire, le parental et le professionnel, le local et le national — et qui aurait pour effet qu'on se tiendrait tous par la main en dansant la ronde
    sautillante du bonheur de l'enfant, tous unis pour son épanouissement… mais en réalité chacun tente de doser différemment la potion. Car derrière l'intérêt de l'enfant, il y a, plus ou moins bien
    cachés, les intérêts d'un peu tout le monde. Les collectivités veulent davantage de contrôle et de pouvoir sur l'école. Les fédérations de parents (surtout leurs dirigeants) veulent mettre leur
    nez partout et devenir des « acteurs » incontournables du système éducatif, à égalité avec les professeurs<em><sup>2</sup></em>. L'État, si possible, veut montrer qu'il s'active pour ne pas se
    prendre une trop grosse rouste aux prochaines élections. Le ministre veut faire une réforme qui puisse faire bien dans son CV<em><sup>3</sup></em>. Le prof veut de l'argent (ça fait pas mal de
    temps que son traitement ne suit plus l'inflation) et ne pas travailler davantage qu'avant. Les associations de tout poil ne veulent pas qu'on leur bouffe leurs créneaux horaires, et souhaitent
    rentrer dans les salles de classe. Les patrons veulent que le tourisme se porte mieux. Le chronobiologiste veut faire croire qu'il exerce un véritable métier, et non un avatar de la profession
    d'astrologue à la cour.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Voilà donc l'intérêt de l'enfant, que tout le monde prétend soutenir — et certains sont probablement sincères au
    milieu d'une bonne bande de gros hypocrites — relégué au second, troisième, quatrième plan. Que faut-il à l'enfant pour réussir sa vie ? Quels enseignements ? Quelles connaissances ? Quelle
    pédagogie ? En quelle quantité ? Enseignée par quels personnels ? Formés comment ? Ce sont toutes ces questions que l'on ne pose pas, et pourtant ce sont elles qui, en réalité, dessinent ce qui
    peut le plus se rapprocher d'un « intérêt de l'enfant ». Je comprends que certains collègues aient la pancarte facile quand on voit qu'on se moque complètement de la question de l'école ou de
    celle du savoir pour privilégier celle de la garderie, car après tout, scolaire et périscolaire, quelle différence ? Tant que ça se quantifie en heures et en euros, finalement, c'est la même
    chose, non ?&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><strong>Comment, en parlant des rythmes, on en oublie la musique</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Comment en est-on arrivé là ? Ce serait fort long de tout reprendre depuis le début, mais un angle d'attaque me semble
    intéressant : celui des « rythmes scolaires ». Voilà l'une des plus belles impostures scientifiques de ces dernières décennies. Il paraîtrait que la fin d'après-midi est un moment privilégié pour
    la transmission des connaissances (j'ai même lu chez un chronotruc que le vendredi aprèm, c'était un créneau d'enfer !) Que les rythmes de nos rejetons du XXIe siècle doivent être calqués sur de
    pseudo-rythmes naturels, existant de tout temps dans le grand cycle <span style="text-decoration: line-through;">de mes fesses</span> de l'existence humaine, de Néanderthal jusqu'au Kévin plus
    trop <em>Sapiens Sapiens</em>. Arrêtez tout, bourreaux d'enfants ! Vous épuisez nos maternelles, éreintez nos primaires, disloquez nos collégiens et saturez nos lycéens. 6 heures de cours par
    jour en CM1, c'est trop ! On le sait, c'est prouvé, y'a pas à discuter, peu importe si vos grands parents avaient 30 heures de cours par semaine en primaire, eux<em><sup>4</sup></em>, et si
    vous-même en avez connu 26 ou 27. Là, 24, c'est bien le maximum, et même que l'UNSA et le SNUipp disent qu'en fait le bon chiffre, c'est 23 heures ! Ça, c'est dans l'intérêt de
    l'enfant<em><sup>5</sup></em> ! &nbsp; &nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Il en va de même pour le rythme de l'année ! C'est connu, l'enfant Cro Magnon enchaînait 7 semaines de cours et 2
    semaines de repos, et Lucy n'avait que 6 semaines de grandes vacances, et ça, c'est la grande vérité rythmique éternelle de l'homme ! Peu importe, semble-t-il, que ceux qui défendent le dogme du
    « 7+2 » encensent par ailleurs la Finlande, dont le calendrier n'a rien, mais alors là rien à voir avec leur idéal, puisque les grandes vacances y font près de deux mois et demi : on n'est pas à
    une contradiction près dans l'idéologie du progrès des rythmes scolaires.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; On l'aura compris : tout ça, c'est du vent, et les « rythmes scolaires » sont un cache-misère pour ne pas trop avoir à
    faire un bilan objectif de l'état de notre École, de peur de découvrir enfin — quelle surprise — qu'elle dysfonctionne sévère. Il m'a toujours semblé que l'intérêt de l'enfant était avant tout de
    pouvoir mener plus tard une vie libre et heureuse en s'appuyant sur un esprit critique qu'il aura pu construire grâce à des connaissances et à une culture solides. Qu'il devienne président de la
    République ou garagiste, ensuite, peu importe finalement, tant qu'on lui a donné la possibilité de développer le plus loin possible son potentiel et de choisir en toute connaissance de cause, et
    ce quel que soit son milieu social de départ. Le problème aujourd'hui, c'est que ce sont toujours les mêmes qui deviennent président de la République, et toujours les mêmes qui deviennent
    garagistes. Et là, croyez-m'en : les réformes des rythmes scolaires n'y changent rien, surtout quand elles consistent à chaque fois à donner un peu moins d'heures de cours. Tant mieux pour ceux
    qui sont aidés et soutenus par un contexte familial et culturel favorable : leur avance sur les autres s'accroît sans qu'ils aient à lever le petit doigt. Quant à ceux qui n'ont pas la même
    chance, c'est au nom de leur bien-être qu'on réduit chaque fois davantage leurs chances d'ascension sociale.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Je vous avais bien dit que c'était à vomir.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <hr>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>1. Je la rappelle car ma tendance à la logorrhée fait que le lecteur moyen a pu l'oublier : « qu'est-ce que l'intérêt de
    l'enfant ? »</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>2. Voire au-dessus. Après tout, qui mieux qu'un parent sait ce qui est le mieux pour son enfant, hein ?</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>3. Le genre de réformes où, voulant faire plaisir un peu à chacun, il parvient à mécontenter tout le monde à
    l'arrivée.</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><em>4. Et certains ont réussi à survivre, on se demande vraiment comment !</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><em>5. Nul doute que si on passait effectivement à 23 heures, ils auraient tôt fait de dire que l'intérêt de l'enfant, c'est 22 heures. On aurait presque envie de
    voir jusqu'à quel chiffre ils oseront descendre…&nbsp;</em></span>
  </p></div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Celeborn]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Les voies de Dieu et la voix du prof]]></title>
            <link>http://celeblog.over-blog.com/article-les-voies-de-dieu-et-la-voix-du-prof-114849421.html</link>
            <guid>http://celeblog.over-blog.com/article-les-voies-de-dieu-et-la-voix-du-prof-114849421.html</guid>
            <pubDate>Tue, 29 Jan 2013 13:45:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="text-align: center;">
    <img alt="Notre Dame !" height="400" width="371" class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/2/55/33/70/Notre-Dame/Notre-Dame--.jpg">
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">Or donc, après avoir manifesté pour l'ouverture du mariage aux couple de même sexe dimanche, la taulier parlait refondation
    de l'école sur radio Notre-Dame ce matin<em><sup>1</sup></em>.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">N'hésitez donc pas à réécouter l'émission (1 heure ! Pour une fois qu'on a le temps de s'exprimer !) ici : <a href=
    "http://radionotredame.net/player/http://radionotredame.net/wp-content/uploads/podcasts/la-voix-est-libre/la-voix-est-libre-29-01-2013.mp3" target="_blank">Lien</a></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">Commentaires bienvenus !</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;"></p>
  <hr>
  <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>1. Moi aussi, je sais faire le grand écart ! (presque private joke)</em></span></div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Celeborn]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Pour que les homos deviennent des hétéros comme les autres]]></title>
            <link>http://celeblog.over-blog.com/article-pour-que-les-homos-deviennent-des-heteros-comme-les-autres-114796205.html</link>
            <guid>http://celeblog.over-blog.com/article-pour-que-les-homos-deviennent-des-heteros-comme-les-autres-114796205.html</guid>
            <pubDate>Sun, 27 Jan 2013 19:45:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="text-align: center;">
    <img src="http://img.over-blog.com/450x336/2/55/33/70/mariage/Gollum.jpg" class="CtreTexte" width="450" height="336" alt="Gollum">
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Le taulier n'est pas un habitué des manifestations hors Éducation nationale<em><sup>1</sup></em>. Le taulier n'a
    jamais fait la gay-pride, ne s'est jamais senti « communautaire » et parvient à se perdre dans le Marais.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Or j'ai décidé de participer ce jour à la manifestation en faveur de l'ouverture du mariage (et donc du droit à
    l'adoption) pour les couples de même sexe, et je me suis senti totalement à ma place<em><sup>2</sup></em>. J'avoue que — comme beaucoup — je ne serais probablement pas descendu dans la rue si les
    opposants au projet n'avaient pas cherché à remuer terre et ciel (et en y mettant sacrément les moyens), à entreprendre une incroyable campagne médiatique et à s'attaquer <em>in fine</em> à mon
    être. Car si être homosexuel n'est pas en soi une identité, c'est une chose avec laquelle j'ai bien dû me construire, et ce sans l'avoir choisie. Je suis d'un naturel distancié et ironique, mais
    j'avoue que même moi, ça a commencé à me chauffer très légèrement que n'importe qui s'arroge le droit de parler de ma sexualité, de ma place dans la société, de mon couple éventuel, du fait que
    je serais ou non un bon parent. Le tout à grands coups d'arguments qui vont de la vérité autotélique<em><sup>3</sup></em> à la ratiocination juridique<em><sup>4</sup></em>.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">Le mariage : et le mot et la chose</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 10pt;">J'ai déjà expliqué ma position sur le sujet, mais comme la pédagogie, c'est la répétition, je vais donc me répéter, en axant
    sur un point pour moi incontournable. À mon sens, l'argument décisif (ça ne veut pas dire que c'est le seul) est que la reconnaissance d'une égalité des couples homosexuels avec les couples
    hétérosexuels est un vecteur d'amélioration de la société. « Pédé » et « enculé » sont les insultes n°1 dans les établissements scolaires depuis un certain temps maintenant, des adolescents sont
    traités par leurs parents de façon très légèrement discutable quand ces derniers s'aperçoivent qu'ils sont homosexuels, le taux de suicide des jeunes homosexuels est tout à fait effrayant comparé
    à celui des jeunes qui ne le sont pas. L'homosexualité, pour pas mal de gens, c'est recevoir des insultes</span><em style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 10pt;"><sup>5</sup></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 10pt;">, et parfois même des coups (et parfois même en
    mourir ; c'était l'instant larmoyant mais néanmoins réel). Alors bien entendu que ce n'est pas parce que les homosexuels auront le droit de se marier que du jour au lendemain tout ça disparaîtra.
    Mais cela y contribuera fortement. Comme il a été beaucoup dit, le mariage est un symbole, et que les homosexuels puissent se marier (et donc ce doit bien être le mariage, et le même mariage que
    les autres, et non une « union » ou une « alliance ») en est un également ; c'est une vraie reconnaissance de leur égalité devant la loi, devant l'État et donc finalement devant le peuple
    français. Hiérarchiser, c'est toujours classer ; classer, c'est toujours mettre un truc en dessous, et mettre un truc en dessous, c'est toujours discriminer, à l'arrivée, de par chez nous (« tous
    les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que d'autres », n'est-ce pas ?).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Je tiens enfin à rappeler — je l'ai déjà un peu dit au début de
    cet article — qu'on ne choisit pas d'être homosexuel. Il faut imaginer quelle incompréhension, quelle monstruosité cela peut être de se voir relégué au rang de sous-citoyen, de sous-individu pour
    quelque chose qui ne relève en rien de notre choix, de notre responsabilité. S'entendre dire que notre amour n'est pas de l'amour, mais de la perversion, un truc contre-nature. Que pour vivre
    heureux, nous, nous devrions vivre cachés, car on n'entre pas dans la norme ou dans l'ordre éternel du monde. Que notre identité (car oui, l'orientation sexuelle est une part non négligeable de
    la constitution identitaire) ne doit pas être revendiquée car elle est minoritaire, car elle n'est pas dans la Bible ou dans</span> <em><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">L'Iliade</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp;en tant que norme sociale</span><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">. J'ai ainsi du mal à trouver raisonnables les arguments du camp d'en face, y compris ceux élevant le débat sur le plan symbolique , sur le plan de
    l'essence et du « substrat ». Franchement, il se passera quoi le jour où les homosexuels pourront se marier ? Un pas de plus dans la décadence ? Une perte de repères et de valeurs ? Les 7 plaies
    d'Égypte ? Qu'est-ce qui ira MOINS BIEN ? Quel PROBLÈME cela posera ? Des enfants névrosés ? On sait très bien que ce n'est pas vrai (sauf à les coller dans une société bien homophobe, mais si
    l'argument est que les homosexuels ne doivent pas élever d'enfants car la société est méchante envers les enfants d'homosexuels, c'est un peu contre-productif).</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Moi, j'attends donc toujours la réponse à cette question extraordinairement pragmatique (et je ne crois pas l'avoir
    eue encore) : quand une loi améliore certaines choses et n'en dégrade aucune, comment peut-on dire que ce n'est pas une bonne loi ?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 10pt;">Être minoritaire n'est pas être anormal</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Car ma position sur le sujet est celle de la possibilité de l'entrée dans la norme, dans la normalité et dans
    l'indifférence, ce qui — il me semble — a toujours été la revendication la plus forte et la plus intelligente de toutes les minorités face à une majorité qui ne voulait pas d'elles. Les femmes
    (pas minoritaires numériquement, mais traitées comme une minorité) ont dû construire leurs revendications et réfléchir à ce qu'elles étaient. C'est le féminisme ; il n'y a pas de masculinisme.
    Les noirs américains (et les noirs européens d'ailleurs) ont dû construire leurs revendications et se battre pour être reconnus. A priori, les blancs s'en sont bien sortis. Eh bien les
    homosexuels se battent pour l'égalité et pour être considérés comme égaux aux autres ; les hétéros, effectivement, n'ont jamais eu à le faire.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Ce qu'il y a de remarquable, c'est que ces luttes ne visent en toute fin pas à faire reconnaître une identité
    différente, une particularité qui ferait de tel groupe quelque chose d'exotique et de fascinant. Je crois que tous ceux qui se sont battus pour revendiquer leur différence en tant que différence,
    en tant que « on-n'est-pas-comme-vous-et-on-vous-emmerde » ont fait fausse route (ce qui ne veut pas dire qu'ils n'ont pas contribué à faire avancer les « causes », et parfois même davantage que
    les autres). Car que s'est-il passé ? Les femmes ont demandé à être des hommes comme les autres, les noirs à être des blancs comme les autres, et donc les homosexuels à être des hétéros comme les
    autres. À titre personnel, je ne veux pas que mon homosexualité soit reconnue comme une différence, comme une source de richesse et de diversité dans la société, comme un truc-fun qui met une
    touche de couleur inattendue dans le paysage. Ma revendication identitaire, elle est pour que je sois normal, et qu'on se contrefiche de mon orientation sexuelle comme on devrait se contreficher
    socialement du sexe de la personne ou de sa couleur de peau.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">Voilà donc pourquoi j'ai manifesté aujourd'hui.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">PS : je vous invite à regarder l'audition d'Élisabeth Badinter, qui dit simplement des choses belles et justes.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    <p style="text-align: center;">
      &nbsp;
    </p>
    <div>
      <div>
        <div>
          <div>
            <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><object type="application/x-shockwave-flash" height="350" width="425" data="http://www.youtube.com/v/1zSqqrSofWA">
              <param name="data" value="http://www.youtube.com/v/1zSqqrSofWA">
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            </object></span>
          </div>
        </div>
      </div>
    </div><br>
    <span class="title">&nbsp;</span>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <hr>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>1. À ce propos, le taulier a défilé avec les professeurs des écoles de Paris mardi dernier, et il faut vraiment que je
    trouve le temps de vous expliquer pourquoi cette réforme des rythmes scolaires, c'est de la pisse de chat (du Cheshire)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>2. J'étais avec des gens très sympas, de surcroît&nbsp;! Un coucou à mon collègue.</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>3. Type « un papa, une maman, y'a rien de mieux pour nos enfants. »</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>4. Type « a-t-on gardé le mot père dans l'article n°666 du code civil&nbsp;? »</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>5. Ce qui m'est d'ailleurs arrivé pas plus tard que jeudi dernier, car j'étais en train d'embrasser un individu du même
    sexe sur la bouche. Je me suis surpris — comprenez que je ne me suis pas reconnu dans cette action — à faire un geste que la décence m'interdit de détailler ici.</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p></div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Celeborn]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Des trains en maternelle]]></title>
            <link>http://celeblog.over-blog.com/article-des-trains-en-maternelle-114738391.html</link>
            <guid>http://celeblog.over-blog.com/article-des-trains-en-maternelle-114738391.html</guid>
            <pubDate>Fri, 25 Jan 2013 21:15:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="text-align: center;">
    <img alt="Gomez en Maternelle" height="337" width="450" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/450x337/2/55/33/70/Train/Gomez-en-Maternelle.jpg">
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>&nbsp; Parce qu'il est bon de ne pas parler d'enseignement de façon éthérée, et qu'il ne faut pas réduire les vifs débats
    de notre sphère à d'abstraites querelles de chapelles, j'ai demandé à une spécialiste du Primaire, Catherine Huby, si elle pouvait me faire un article développé comparant deux exercices, deux
    façons de faire, deux « méthodes ». Celle-ci ayant répondu positivement, voici donc ce qu'on peut faire, ce qu'on peut ne pas faire, ce qu'il faudrait faire et ce qu'on pourrait éviter en termes
    de construction de trains en maternelle ! Excellente lecture à vous, et encore merci à la grande dame qu'est Catherine !&nbsp;</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em><br></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><strong>Mathématiques en GS : Qui veut voyager loin ménage sa monture</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><strong><br></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Imaginons une classe de vingt-sept élèves de Grande Section à la rentrée scolaire. Ces vingt-sept individus ne se
    connaissent peut-être pas tous, ils ne connaissent peut-être pas non plus leur professeur des écoles. Ils ont pour mission de passer ensemble vingt-quatre heures par semaine&nbsp;au cours des
    trente-six semaines qui vont constituer leur année scolaire de Grande Section, lors des dix mois à venir. Pendant ces dix mois, ils auront, entre autres objectifs, celui de finir d’apprendre à
    vivre ensemble et devenir élève, soit, selon les Instructions Officielles, tant de 2002 que de 2008, à&nbsp;:</span>
  </p>
  <ul>
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>jouer son rôle dans une activité en adoptant un comportement individuel qui tient compte des apports et des contraintes
      de la vie collective ;</em></span>
    </li>
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>identifier et connaître les fonctions et le rôle des différents adultes de l'école ;</em></span>
    </li>
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>respecter les règles de la vie commune (respect de l'autre, du matériel, des règles de la politesse...) et appliquer
      dans son comportement vis-à-vis de ses camarades quelques principes de vie collective (l'écoute, l'entraide, l'initiative...) ;</em></span>
    </li>
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>dire ce qu’il apprend.</em></span>
    </li>
  </ul>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Un autre objectif qui leur est assigné, c’est de découvrir les formes et les grandeurs. Là, pour que les profanes se
    rendent compte exactement du but à atteindre, avec tous les élèves, la raison commande de copier intégralement le paragraphe «&nbsp;Formes et Grandeurs&nbsp;», des deux BOEN&nbsp;:</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>(2002) Parmi les activités quotidiennes, nombreuses sont celles qui conduisent l'enfant à manipuler des objets de formes
    et de dimensions variées. L'examen de leurs caractéristiques permet très rapidement de se doter de catégories simples et, au début, dichotomiques permettant de les classer : petit/grand,
    lourd/léger, arrondi/pointu. En enrichissant les observations et en multipliant les comparaisons, l'enseignant amène les enfants à mieux distinguer divers types de critères (forme, taille, masse,
    contenance...) et à se livrer à des classements, des rangements. Par des jeux variés, on les conduit à élaborer des stratégies de dénomination ou de reconnaissance. Dès lors, on peut construire
    ou fabriquer des objets en tenant compte de ces diverses propriétés. L'approche par le toucher (par exemple, avec les yeux bandés) complète l'approche visuelle.</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>Ces jeux peuvent conduire à :</em></span>
  </p>
  <ul>
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>la différenciation et la classification d'objets selon leur forme, en particulier en tenant compte des caractéristiques
      de leur contour : droit, courbe, plat, arrondi, etc. ;</em></span>
    </li>
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>la reproduction d'assemblages de formes simples ;</em></span>
    </li>
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>la comparaison d'objets selon leur taille, leur masse ou leur contenance.</em></span>
    </li>
  </ul>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>Bien que la désignation de certaines formes soit introduite à cette occasion (en particulier : carré, triangle,
    rectangle, rond), l'objectif principal n'est pas l'apprentissage d'un vocabulaire mathématique.</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em><br></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>(Et plus bref, en 2008) En manipulant des objets variés, les enfants repèrent d’abord des propriétés simples (petit/grand
    ; lourd/léger). Progressivement, ils parviennent à distinguer plusieurs critères, à comparer et à classer selon la forme, la taille, la masse, la contenance.</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><strong>Les (jeunes) aventuriers du rail&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; On remarquera que le BOEN de 2002 est beaucoup plus prolixe et tente de développer la démarche qui a toujours eu cours
    à l’École Maternelle&nbsp;: 1) passage par le corps : on vit ; 2) mise à distance par la représentation et symbolisation : on voit ; 3) on aboutit à un écrit qui explicite le savoir en jeu, et
    qui fait alors complètement sens.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Celui de 2008, plus bref, ne reprend pas cette démonstration. Sans doute est-ce dommage quand on voit les dérives que
    l’absence d’explications peut parfois engendrer dans certaines classes, même de tout-petits, où les coins-jeux ont été supprimés, où on oublie la nécessité du passage par le corps et où les
    enfants passent d’un atelier sur table à un autre atelier sur table, où l’approche sensorielle est négligée, où, enfin, la créativité est remplacée par la copie suivie de l’évaluation.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Une fois ces prérequis institutionnels installés, revenons à nos vingt-sept bambins. Ils ont à l’époque où nous
    parlons d’eux entre 4 ans et 9 mois pour les plus jeunes et 5 ans et 8 mois pour les plus âgés&nbsp;; leur vocabulaire va de quelques dizaines de mots pour certains à plus d’un millier pour
    d’autres&nbsp;; certains ont multiplié depuis leur naissance les découvertes sensorielles et d’autres ont encore de la peine à faire le tri dans ce qu’ils voient, entendent, touchent, goûtent ou
    sentent…</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Leur professeur des écoles entame avec eux la partie du programme qui nous intéresse, à savoir la comparaison d’objets
    selon leur taille et choisit pour préparer sa classe d’aller voir ce qui est proposé sur <a href="http://primaths.fr/" target="_blank">un site qu’on lui a conseillé</a> à
    l’IUFM<em><sup>1</sup></em> et que le Conseiller Pédagogique et le PEMF<em><sup>3</sup></em> qui le suivent au cours de sa première année d’enseignement lui ont chaudement recommandé.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Sur ce site, on leur propose de mettre en place <a href=
    "http://primaths.fr/outils%20moyens-grands/leplusgrandtrain.html" target="_blank">un jeu qui se joue à deux</a>. Ce jeu consiste à construire, à l’aide de baguettes de bois de longueurs inégales,
    un «&nbsp;train&nbsp;» plus long que celui de l’adversaire. Chacun des deux enfants joue seul, sous la surveillance d’un troisième, et doit sélectionner deux baguettes dont l’une sera prise en
    premier par son adversaire alors que lui ne pourra prendre que celle qui reste. Au tour suivant, ils inversent les rôles et doivent ainsi essayer de contrer les intentions de leur adversaire tour
    à tour. Au bout de six tours, on arrête le jeu et les deux adversaires doivent déterminer qui a gagné. S’ils ne savent pas le faire et que le maître passe par là<em><sup>4</sup></em>, il peut
    leur montrer comment mettre l’un à côté de l’autre les deux «&nbsp;trains&nbsp;» pour comparer objectivement les deux longueurs<em><sup>5</sup></em>.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Cet exercice aura permis aux trois élèves concernés de s’entraîner à comparer des longueurs par estimation, une fois
    qu’ils auront compris qu’il ne faut pas poser ses deux bouchons au hasard ni sur deux baguettes dont les longueurs sont trop différentes, ce qui ne viendra pas à la première séance, loin s’en
    faut. Cela leur permettra aussi, à terme, d’apprendre à comparer deux longueurs voisines, ce qui n’est acquis pour aucun des trois enfants dont on décrit le jeu puisque c’est le maître qui
    départage les deux participants, sans pour cela convaincre Alan d’ailleurs. Il apprendra encore aux élèves, sans doute au cours d’autres séances, à commencer à conceptualiser la conservation de
    la longueur lorsque le maître leur suggérera de changer l’ordre des «&nbsp;wagons&nbsp;» pour voir si cela influe sur la longueur totale du train.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Cette situation est sans doute intéressante et pourrait même devenir passionnante pour des élèves plus grands,
    capables d’élaborer une stratégie qui leur permettrait de «&nbsp;gagner à tous les coups&nbsp;». En effet, non seulement, il faut estimer et comparer les longueurs à chaque "jeu" mais en plus, il
    faudrait être capable d'estimer puis de comparer la somme de deux puis trois puis quatre longueurs et ainsi de suite.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Or, cela, c'est une chose que nos élèves de CM ont encore de la peine à faire sans calculer d'abord les deux longueurs
    totales.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><strong>Ce train ne desservira aucune gare</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Le commentateur précise d’ailleurs que les enfants ne comparent pas la longueur des baguettes prises et se contentent
    de les poser. On voit sur les photos qu'ils n'ont pas aligné les origines de leurs "trains". On lit enfin qu'à la fin du jeu, tous deux sont persuadés d'avoir gagné et n'éprouvent pas le besoin
    de vérifier leurs affirmations.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Cela fait beaucoup de raisons pour penser que les deux enfants ont joué à prendre la baguette qui leur semblait la
    plus longue à chaque tour de jeu où ils étaient les premiers à pouvoir choisir et que c'est cette raison-là qui les a persuadés tous deux qu'ils avaient gagné la partie.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Enfin, l’attitude du petit Alan peut nous faire penser que l'un comme l'autre des deux joueurs, malgré une différence
    flagrante pour nous mais bien peu significative pour un enfant de quatre à cinq ans qui écarte ses mains de dix centimètres pour nous montrer la taille qu'a son petit frère qui vient de naître,
    le résultat final de la partie et la façon de le vérifier seront vite oubliés et qu'ils seront à nouveau persuadés l'un comme l'autre qu'ils avaient fait un train plus long que celui de l'autre
    puisque, lorsque c'était leur tour de choisir, ils avaient pris la baguette la plus longue.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><strong>Voie de garage</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Sans doute sommes-nous trop frileux et pensons-nous que faire adopter une démarche hypothético-déductive à des enfants
    de moins de six ans, c’est pour le moins précoce, alors qu’en fait, nos trois petits compagnons ont dépassé facilement, au cours de cette séance de jeu, de celles qui ont précédé et de celles qui
    ont suivi, ce que nous constatons dans nos classes de Grande Section ou même de CP ou de CE1&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Sans doute exagérons-nous en pensant qu’une telle méthode favorise seul le p'tit surdoué des maths dans un premier
    temps et lui fait gonfler les chevilles, avant de le laisser sur le bas-côté avec ses intuitions qu'il ne théorisera jamais. Nous nous affolons sans doute en vain en pensant qu’elle plonge la
    plus grande partie de la classe dans une approximation mêlée de confiance au hasard et lui fait dire "Ouais, Mélanie, elle a trop de la chance ! Elle gagne toujours !". Et nous jouons les vilains
    catastrophistes en ayant peur qu’elle terrorise non seulement les enfants "en difficulté", de plus en plus nombreux au fur et à mesure que les situations de recherche se complexifieront et
    s'éloigneront d'eux, qui ne verront pas du tout où on veut en venir, mais aussi les "théoriciens" qui ont besoin de se raccrocher à du sûr, du contrôlable, de l'objectivement objectif !</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Alors pourquoi pointer du doigt ce qui n’est que résistance à une méthode éloignée du bon vieil empirisme qui cherche
    à clarifier des notions dont on sait que les élèves les possèdent déjà, au moins en puissance&nbsp;? Sans doute parce que nous pensons que "faire des choix significatifs, prendre des décisions et
    en constater l'effet" dans le but de construire de telles notions, c'est utiliser un télescope spatial pour voir l'arbre au fond du jardin mais pas seulement…</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Lors de cet exercice, deux à trois enfants ont sans doute avancé sur le chemin de la maîtrise de la comparaison des
    tailles, masses et contenances… Ils ont aussi sans doute avancé sur le chemin du «&nbsp;devenir élève&nbsp;» ou du «&nbsp;vivre ensemble&nbsp;», comme vous voulez mais, excusez cette question
    stupide, quid des vingt-quatre autres&nbsp;? Où étaient-ils pendant qu’Alan et Mélanie jouaient à récupérer tour à tour la baguette la plus longue parmi les deux sélectionnées&nbsp;? Et que
    faisaient-ils&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Quel dommage de ne pas profiter de cette séance de mathématiques, comme de toute autre activité, pour mettre en place
    l’entraide, l’écoute, la coopération. Pourquoi ne pas organiser plutôt une activité collective où chacun pourra jouer son rôle&nbsp;</span><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 10pt;">en adoptant un comportement individuel qui tient compte des apports et des contraintes de la vie en société&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Là, on a trois enfants qui, comme à la maison, jouent seuls et ne profitent du coup de pouce de l’adulte qu’en toute
    fin de séance, juste parce qu’il «&nbsp;passait par là&nbsp;»… À quoi cela sert-il alors de les mettre à l’école si c’est pour qu’ils restent à deux ou trois, sans doute occupés gentiment et
    intelligemment, mais sans le retour du groupe-classe, sans les interactions qui pourraient naître de la confrontation ou de la coopération&nbsp;? Leur progression ne serait-elle pas plus rapide
    et surtout plus profonde si on pouvait consacrer chaque jour à toute la classe, le temps qu’ils sont obligés de se partager en travaillant en groupes de trois&nbsp;? Et puis, cette idée de les
    opposer l’un face à l’autre, ne risque-t-elle pas de cultiver l’individualisme, déjà trop présent dans le monde actuel&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><strong>En voiture !</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><strong><br></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Je vous avoue que je préfère quant à moi miser sur le collectif et faire précéder la partie «&nbsp;mise à distance par
    la représentation», d’une partie «&nbsp;passage par le corps&nbsp;»&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Sur le même thème, dans ma classe, les élèves de Grande Section ont commencé en septembre par jouer à plusieurs
    reprises aux «&nbsp;serpents de couleur&nbsp;». Le jeu consistait à récupérer dans la salle un foulard de couleur puis à se rassembler avec tous les camarades qui avaient la même couleur de
    foulard pour former un long serpent dont on devait aussi comparer la longueur avec celle de l’autre puis des autres serpents de couleurs différentes, en s’installant tous en plusieurs files
    indiennes partant du mur du fond de la salle. Ce n’était plus la victoire d’un enfant contre un autre mais celle d’une équipe dont les membres se reconnaissaient à un signe distinctif aussitôt
    perdu pour la partie suivante. Le but était que chacun vive la comparaison de longueurs sans se sentir responsable de son échec et tout en apprenant à nouer des relations au sein de la
    classe.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Pour la deuxième partie (mise à distance par la représentation), considérant qu’avant de comparer deux sommes de
    longueurs, il vaut mieux commencer par comparer deux simples longueurs, je n’ai donné que quatre réglettes, encore des serpents, avec leurs cages cette fois, qu’il fallait faire correspondre deux
    à deux pour enfermer chaque serpent dans la cage qui lui convient. Là aussi, j’ai répété plusieurs fois l’opération, avec tous mes élèves en même temps, installés par groupes de quatre sur leurs
    tables, en donnant à chaque fois deux «&nbsp;cages&nbsp;» et deux «&nbsp;serpents&nbsp;» dont les longueurs étaient de plus en plus proches.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Afin de toujours travailler l’interdisciplinarité<em><sup>6</sup></em>, j’ai associé un objectif de langage oral en
    leur faisant utiliser à de nombreuses reprises, toujours dans le jeu, les mots «&nbsp;plus&nbsp;», « court&nbsp;» et «&nbsp;long&nbsp;».</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Sans doute est-ce trop simple pour la plupart de nos élèves de Grande Section mais justement, ils ont ainsi aidé leurs
    petits camarades moins favorisés à fixer ce vocabulaire encore trop nouveau pour eux et leur éviter ainsi la fameuse «&nbsp;insécurité linguistique&nbsp;» qui cause tant de ravages dans l’École
    française.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Enfin, en troisième partie, afin de rassurer tout le monde sur ses capacités et de donner à chacun l’occasion de
    devenir élève en sachant dire ce qu’il a appris, j’ai donné une courte activité constituant une trace écrite, très simple, reprenant le jeu qu’ils avaient pratiqué en salle avec les foulards.
    Cette fiche où on leur demandait de colorier en jaune les foulards des enfants qui avaient réalisé la file la plus courte et en bleu, ceux des enfants de la file la plus longue, excessivement
    simple, m’a à nouveau permis de travailler avec toute la classe qui, en dix minutes, l’avait exécutée correctement.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; La base était posée, je savais que, au mois de novembre, lorsque j’approfondirais cette notion de comparaison pour en
    arriver au classement de plusieurs longueurs, tous seraient à égalité.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><strong>Sur de bons rails</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Enfin, et ce n’est pas l’avantage le plus anodin, cette organisation libère un temps considérable pendant lequel mes
    élèves jouent librement avec leur petit train qu’ils font serpenter sur ses rails de bois et leurs réglettes Kapla qu’ils assemblent pour construire des tours «&nbsp;hautes, hautes,
    hautes&nbsp;», des murs «&nbsp;longs, longs, longs&nbsp;», et bien d’autres choses encore. Ils dessinent une jolie locomotive suivie d’un, deux, trois, quatre wagons «&nbsp;ou même encore plus,
    maîtresse&nbsp;», modèlent des serpents «&nbsp;encore plus longs que celui du livre&nbsp;», font des colliers…</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Ils réinvestissent ainsi spontanément les concepts mathématiques que nous avons travaillés tous ensemble dans des
    tâches complexes qu’ils se créent seuls, simplement pour le plaisir de se dire&nbsp;: «&nbsp;Ensemble, on va tellement plus loin&nbsp;!&nbsp;»</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>&nbsp; Sincères remerciements à mes camarades du <a href="http://www.instruire.fr/" target="_blank">GRIP</a>, à mes
    collègues de GS, à MG et à mes élèves auxquels j’ai emprunté quelques formules «&nbsp;choc&nbsp;»&nbsp;!</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em><br></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">Catherine HUBY</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">MISE A JOUR DU 29 JANVIER :</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><br></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; L'auteur de l'activité à partir de laquelle Catherine Huby a construit son article a publié une réponse sur le forum
    des enseignants du primaire. Il m'a contacté, et il m'apparaît donc tout à fait naturel de vous indiquer le lien vers <a href=
    "http://forums-enseignants-du-primaire.com/topic/290915-se-reperer-compter-et-calculer-en-gs/page__st__70" target="_blank">sa réponse</a>. Bonne lecture !</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <hr>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>1. Instituts Universitaires de Formation des Maîtres (pas encore morts, mais c'est pour bientôt… espérons que leurs
    remplaçants — les ESPE<sup>2</sup> — seront moins délirants).</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>2. Écoles Supérieures du Professorat et de l'Éducation. On vous a dit qu'on aimait les sigles <span style=
    "text-decoration: line-through;">à l'Éducation nationale</span> à l'EN ?</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>3. Professeur des Écoles Maître Formateur.</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>4.&nbsp;C’est exactement ce qui est écrit dans le document joint… Je n’y peux rien&nbsp;! (NDCH)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>5.&nbsp;Avec plus ou moins de succès, selon le degré de conquête du principe de réalité de l’un des deux adversaires…
    N’est-ce pas, Alan&nbsp;? (NDCH)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>6. Qui n'est pas toujours un gros mot, quand on sait ce qu'on fait et qu'on le fait bien.&nbsp;</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p></div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Celeborn]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[« Les élèves ont changé »]]></title>
            <link>http://celeblog.over-blog.com/article-les-eleves-ont-change-114410861.html</link>
            <guid>http://celeblog.over-blog.com/article-les-eleves-ont-change-114410861.html</guid>
            <pubDate>Tue, 15 Jan 2013 20:07:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <div style="text-align: center;">
    <iframe frameborder="0" src="http://www.youtube.com/embed/40C1e9HLEfw" height="360" width="480"></iframe>
  </div>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>Les adultes aussi ont changé, on dirait…</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp; Dans la longue liste des poncifs permettant de justifier tout et surtout n'importe quoi à
    l'Éduc'Nat'<em><sup>1</sup></em>, il en est un qui revient très, mais alors très souvent, depuis les cimes du ministère jusqu'au bar-tabac du coin : « les enfants ont changé ». Avec son
    corollaire Éducation Nationale : « les élèves ont changé ». Enfin, ça, c'est si vous employez encore le mot « élève », décidemment bien rétrograde face à « apprenant » ou — mieux — « jeune
    ».&nbsp;</span><span style="font-size: 10pt;">Sauf que derrière cette constatation se cachent différentes façons de voir le problème, et qu'il convient de ne pas les mélanger imprudemment sous
    peine de faire dire au réel des choses qu'il ne dit pas du tout.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Pour les tenants du joyeux réformisme vers des lendemains qui chantent<em><sup>2</sup></em>, « l'élève a changé » est
    une affirmation qui tient de l'évidence et qui préexiste à l'école. « L'élève a changé », DONC l'école doit s'adapter à l'élève nouveau, à l'enfant nouveau, sous peine d'être source d'échec
    massif car elle serait inadaptée. Elle doit donc prendre en compte des données présentées comme objectives, telles &nbsp;que « les élèves sont des digitaux natifs », « la faculté de concentration
    des élèves est moindre car ils sont habitués au zapping permanent » ou encore « un vieux truc poussiéreux du XVII<sup>e</sup> siècle ne les intéresse pas : il faut leur faire lire des choses qui
    parlent de ce qu'ils vivent au quotidien ». À l'arrivée, ça donne la pensée magique sur les TICE<em><sup>3</sup></em> comme solution à tous les problèmes d'enseignement, la nécessaire
    multiplication des activités en classe (voire l'abolition de la classe) pour ne pas qu'on s'ennuie et un choix parfois étonnant de lectures scolaires. C'est comme ça, on n'y peut rien, on
    n'enseigne plus aujourd'hui comme il y a quarante<em><sup>4</sup></em> ans et il va bien falloir vous y faire, que vous le vouliez ou non.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Mais « les élèves ont changé », ça peut vouloir dire tout autre chose chez certains qui pensent que l'École a sa part
    de responsabilité dans l'histoire. Tiens oui, leur orthographe est vraiment problématique, et justement on diminue régulièrement les horaires de français et on saborde l'enseignement de la
    grammaire par tous les moyens possibles et imaginables. Les élèves n'aiment pas lire, et curieusement c'est peut-être lié au fait qu'ils ont pour un bon nombre d'entre eux du mal à lire, i.e. que
    l'action de lire<em><sup>5</sup></em>&nbsp;leur est compliquée à mettre en œuvre ; cela aurait-il un lien avec les étranges méthodes de lecture qui ont fleuri dans nos écoles, quasi imposées par
    un bon nombre d'inspecteurs merveilleusement progressistes et relayées par des conseillers pédagogiques zélés ? Les élèves respectent moins l'autorité, et justement on a formé les professeurs à
    de grandes et belles idées comme quoi ils n'étaient plus les dépositaires du savoir, comme quoi les élèves devaient s'exprimer à tout prix et que c'était bien EN SOI, comme quoi il fallait mettre
    les tables en îlots ou en quinconce, comme quoi la parole d'un élève valait autant que celle d'un prof', comme quoi si on n'était pas content de la décision du conseil de classe, eh bien on
    s'asseyait dessus, comme quoi un professeur qui a un contact physique avec un élève est un dangereux baffomane ou un pervers pédophile<em><sup>6</sup></em>…&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; À mon sens, la société a bon dos. Et si certaines formes d'éducation parentale sont clairement des
    nuisances<em><sup>7</sup></em>, notre institution, en jouant le jeu de l'idéologie ambiante, contribue au phénomène. On frappe plus facilement un adversaire qui ne se défend pas, alors frappons
    sur l'École. On engueule plus aisément quelqu'un qui ne va pas répondre car il craint que ça lui retombe dessus à l'arrivée, alors engueulons le prof (et maintenant le chef d'établissement aussi,
    car y'a pas de raison !). On humilie plus commodément une structure qui passe son temps à s'auto-humilier. Et pendant ce temps, de nombreux collègues apprennent à lire et à écrire à leurs élèves
    dans des zones défavorisées<em><sup>8</sup></em> en considérant la marmaille devant eux comme des élèves comme les autres, qui peuvent tout aussi bien que d'autres progresser à l'aide d'une
    pédagogie qui n'a pas forcément grand chose de nouveau<em><sup>9</sup></em> mais qui a le mérite de fonctionner car elle s'adresse à l'intelligence et à la raison de l'humain, et non à sa classe
    sociale ou à ses prétendues capacités techniques et centres d'intérêt. &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Alors, les élèves ont-ils changé ? Probablement pas tant que ça, en fait. Mais nous, Éducation nationale, on est en
    train de sacrément les faire changer, c'est certain. Et croyez-moi : le résultat est à la hauteur des efforts consentis à faire n'importe quoi n'importe comment. Alors arrêtons de changer les
    élèves : élevons-les !</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <hr>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><em><span style="font-size: 10pt;">1. « Il faut apprendre à apprendre », « Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine », « il faut
    ouvrir l'école sur le monde extérieur », …</span></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><em><span style="font-size: 10pt;">2. Liste non-exhaustive : socio-constructivisme, enseignement par compétences, classes sans notes, élève au
    centre, tâches complexes, évaluations formatives en groupes, transdisciplinarité, TICE</span></em><span style="font-size: 10pt;"><sup>3</sup></span><em><span style=
    "font-size: 10pt;">…</span></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><em><span style="font-size: 10pt;">3. Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Enseignement (on ne le répète jamais
    assez).</span></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><em><span style="font-size: 10pt;">4. Trente, vingt, quinze, dix… je crois les avoir tous entendus.&nbsp;</span></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><em><span style="font-size: 10pt;">5. Tiens, j'aurais presque envie de dire la « compétence » !</span></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><em><span style="font-size: 10pt;">6. Comme quoi, on n'est pas aidés !&nbsp;</span></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><em><span style="font-size: 10pt;">7. La télé dans la chambre, le portable dès 9 ans, les couchers à 23h ou plus, la console 8h/jour, le
    soutien indéfectible de la chair de sa chair face à la méchante institution qui doit forcément mentir puisque l'enfant ne dirait pas autre chose que la vérité…</span></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><em><span style="font-size: 10pt;">8. Dans des zones favorisées aussi, rassurez-vous…</span></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><em><span style="font-size: 10pt;">9. Ce qui ne veut pas dire qu'elle ne se renouvelle pas. On fait d'excellents manuels aujourd'hui qui
    s'appuient sur des principes ancestraux mais qui évident de parler de « calorifères », et qui néanmoins changent des choses, réfléchissent à la transmission à partir de ce qui a existé, mais sans
    s'y limiter.&nbsp;</span></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p></div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Celeborn]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[La séquence pédagogique vous souhaite une bonne année]]></title>
            <link>http://celeblog.over-blog.com/article-la-sequence-pedagogique-vous-souhaite-une-bonne-annee-114035152.html</link>
            <guid>http://celeblog.over-blog.com/article-la-sequence-pedagogique-vous-souhaite-une-bonne-annee-114035152.html</guid>
            <pubDate>Thu, 03 Jan 2013 21:04:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="text-align: center;">
    <img alt="wonder" height="300" width="400" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/400x300/2/55/33/70/sequence/wonder.jpg">
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>&nbsp; Avant toute chose, joyeux lecteur, festive lectrice, le taulier tient à présenter ses excuses pour cette période
    de silence radio. Une activité syndicale chargée combinée à une toux non moins chargée m'ont tenu éloigné de ce blog durant le mois de décembre. Mais la nouvelle année et les bonnes résolutions
    aidant, voici le premier article de 2013 consacré à un sujet léger, pétillant, ludique : la séquence pédagogique !</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Non, revenez, ça ne va pas être aussi ennuyeux que ça en a l'air !</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Tout a commencé sur <a href=
    "http://education.blog.lemonde.fr/2012/12/31/ces-inspecteurs-qui-denigrent-lorthographe/#xtor=RSS-32280322" target="_blank">le blog de Luc Cédelle</a> (journaliste au <em>Monde</em>) qui a abordé
    la chose de façon peut-être un peu légère. Je me permets donc une mise au point sur l'enseignement du français au collège, qui a subi bien des malheurs.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Au commencement, il y eut la séquence pédagogique (vers la fin des années 90). Quelque chose qui est tellement passé
    dans les mœurs qu'aujourd'hui, un professeur parlera de sa « séquence » même s'il n'enseigne pas en séquences.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; La séquence, qu'est-ce ?<em><sup>1</sup></em> C'est le fait de se choisir un objet d'étude — ça peut aller de tout à
    n'importe quoi, en passant par <a href="http://www.sauv.net/kwvolta.htm" target="_blank">la pile Volta</a><em><sup>2</sup></em> — et de traiter toutes les composantes de la discipline en fonction
    de cet objet d'étude (on pourrait même dire « en les subordonnant à cet objet d'étude »). On fera donc de la grammaire en fonction de ce qu'on étudie, du vocabulaire lié à ce qu'on étudie, de
    l'écriture sur ce qu'on étudie, de l'orthographe avec ce qu'on étudie, de l'oral… bref, vous avez compris. Le tout tiendrait sur une période de 3 à 4 semaines (parfois moins, rarement
    davantage)</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; À première vue, ça a l'air plutôt intéressant et même stimulant intellectuellement pour les collègues comme pour les
    élèves : on y gagnerait en cohérence disciplinaire ; la grammaire (pardon : les « outils de la langue ») seraient mis en contexte et serviraient à la compréhension globale du sujet traité. Enfin,
    le français « ferait sens ».</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Sauf que ça n'a pas du tout marché<em><sup>3</sup></em>.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Le principal écueil de la séquence pédagogique est que l’on demandait aux collègues de faire des ensembles
    effectivement stimulants intellectuellement, mais dans lesquels la langue était souvent passée par pertes et profits. En effet, le nombre d’heures qui y était effectivement consacré était la
    plupart du temps très léger (une séquence cherchant souvent à faire entrer un nombre de choses bien trop important au regard de sa durée globale), et quand on était en retard, on sabrait
    habituellement davantage dans les exercices d’application de langue que dans la belle étude transversale. Ajoutons à cela que les notions risquaient très fortement d'être survolées. Ainsi, dans
    notre séquence sur la pile, Madame la Doyenne fait tenir en 10 heures (sachant qu'elle y fait déjà trois lectures méthodiques et une étude de texte) l'énonciation, préfixes et suffixes, les
    valeurs du présent (certaines d'entre elles du moins), la forme impersonnelle et la voix passive. Quiconque a enseigné la voix passive à des élèves de collège sait que ça prend du temps.
    Quiconque d'honnête a enseigné la situation d'énonciation en collège sait que c'est horriblement compliqué, et ce pour un intérêt quasi nul à l'arrivée. Bref : quiconque prétend faire de la
    grammaire un peu sérieusement doit se rendre compte que ce qui est proposé est tout simplement délirant.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; S’ajoute à ce sérieux problème que les cours de langue étaient faits EN FONCTION de l’objet d’étude
    (Homère →&nbsp;paf les adjectifs ; le texte explicatif → paf le présent de vérité générale) et non en fonction d’une progression grammaticale cohérente au cours de l’année. Ce qui fait que la
    grammaire prenait un aspect extrêmement ponctuel (voire pointilliste), et, dans le pire des cas, incohérent. Dans cette lumineuse séquence sur la pile, chacun conviendra que la voix passive
    s'accorde peu avec les affixes, qui eux-mêmes n'ont rien à voir avec l'énonciation, qui elle-même se moque plutôt bien de la forme impersonnelle (notons pour les spécialistes que traiter
    simultanément de la voix passive et des formes impersonnelles relève du plus haut comique, puisque les formes impersonnelles ne sont jamais à la voix passive</span><em><sup style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">4</sup></em>)<span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">. Faire la grammaire au fil de ce qu'on trouve dans les textes étudiés était le plus sûr
    moyen de déconstruire toute logique d'ensemble dans l'enseignement de la langue, et ça n'a pas raté. Les séquences pouvaient joyeusement s'intervertir, et les points grammaticaux qui y étaient
    associés suivaient le mouvement dans la joie et la bonne humeur.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; En fait, chaque séquence avait tendance à être extrêmement repliée sur elle-même (et donc cloisonnée), et un point
    étudié pour telle séquence pouvait facilement ne plus resservir du reste de l’année (et être donc très vite évacué par les élèves). Quand on conçoit sa progression grammaticale comme un tout
    cohérent sur l’année, on a tendance à éviter nettement plus facilement ce problème.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Cerise didactique sur le gâteau pédagogique : les programmes de français d'avant 2008 IMPOSAIENT la séquence
    pédagogique comme manière unique d’enseigner. Comprenez qu’on n’avait pas le droit de faire autre chose, et tous les inspecteurs l’ont dit et redit sur tous les tons. Des collègues (dont je fais
    partie) ont été hors-la-loi en refusant de pratiquer la séquence (au nom d’une liberté pédagogique bien mise à mal par des programmes qui ne se contentaient pas de définir les objectifs à
    atteindre, mais définissaient également une méthode obligatoire pour y accéder). Et je ne pense pas que mes collègues me contredisent beaucoup si je dis que, lors des réunions sur les nouveaux
    programmes de 2008, la majorité des IPR<em><sup>5</sup></em> a continué à chanter l’air de la séquence sur le mode « le mot a disparu des programmes, mais l’esprit demeure ». J'ai passé en ce qui
    me concerne un merveilleux après-midi à m'entendre expliquer que la séquence pédagogique guidait les nouveaux programmes de français quand bien même le mot avait totalement été écarté desdits
    programmes. Et conclusion, aujourd'hui, l'immense majorité des collègues de lettres continue de pratiquer la séquence pédagogique alors qu'on peut très bien faire autrement. Il faut dire que
    lorsque vous n'avez été formé qu'à une manière d'enseigner présentée comme l'alpha et l'oméga de votre profession, vous hésitez à remettre en cause ce qu'on vous a aimablement fourré dans le
    crâne.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Or les faits sont têtus : le niveau de maîtrise de la langue des élèves est en chute libre (et là, pas besoin de
    remonter à 1910 : ça se voit très bien dans toutes les études menées sur ces 30 ou 40 dernières années), chaque dictée est un calvaire, chaque fonction grammaticale une énigme, et même les
    conjugaisons les plus basiques sont régulièrement massacrées. Tout ne provient évidemment pas de la séquence pédagogique, mais avouons-le : cette manière d'enseigner a contribué et contribue
    encore grandement au désastre (et mes collègues enseignant le latin, le grec ou l'allemand n'ont que leurs yeux pour pleurer). &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Chers collègues, pourquoi ne pas faire comme votre serviteur, et tenter de voir ce que ça donne, une progression
    grammaticale autonome, pensée en amont avec logique, étalée sur un nombre d'heures dédiées suffisant<em><sup>6</sup></em> ? La grammaire n'est pas un outil, pas plus qu'elle n'est un accessoire :
    elle est une science qui a sa logique, son fonctionnement propre, et qui peut se révéler passionnante quand on veut bien lui laisser sa chance. En 2013, osez la grammaire, et dites non à la
    séquence pédagogique !&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <hr>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>1. À répéter 10 fois très vite.&nbsp;</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>2. J'ai l'air de plaisanter, mais en fait c'est très sérieux ! La doyenne de l'Inspection de Lettres de l'époque avait
    proposé comme exemple de séquence un travail sur la pile Volta en classe de 4e pour traiter du « texte explicatif ». Vous pouvez retrouver ce petit bijou de didactique <a href=
    "http://www.sauv.net/kwvolta.htm" target="_blank">ici</a>.</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>3. Entendons-nous bien : il y a des collègues qui s'en sortent avec la séquence pédagogique. Généralement, ils
    réussissent à ne pas faire de concessions sur les contenus et sur l'enseignement de la grammaire. Il faut pour ce faire beaucoup d'expérience, et même je dirais un talent certain. À mon sens, il
    est beaucoup plus facile d'arriver au même résultat SANS la séquence pédagogique.&nbsp;</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>4. En gros, « il est plu » ou « il sera fallu », ça n'existe pas.&nbsp;</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>5. Inspecteur Pédagogique Régional</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>6. Pour vous donner un ordre d'idée, je fais 3h de langue en 6e (sur 5h), 2h en 5e et 4e (sur 4 heures) et 2h30 en 3e
    (sur 4h30).</em></span>
  </p></div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Celeborn]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Politique et pédagogie : scène de ménage]]></title>
            <link>http://celeblog.over-blog.com/article-politique-et-pedagogie-scene-de-menage-112095987.html</link>
            <guid>http://celeblog.over-blog.com/article-politique-et-pedagogie-scene-de-menage-112095987.html</guid>
            <pubDate>Sun, 04 Nov 2012 16:17:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="text-align: center;">
    <img alt="scenedemenage" height="306" width="460" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/460x306/2/55/33/70/politique/scenedemenage.jpg">
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <em><span style="font-size: 8pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">Copyright M6 tout ça tout ça…</span></em>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <em><span style="font-size: 8pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><br></span></em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><em><span style="font-size: 10pt;">&nbsp; Cet article est parti d'un message posté par Manon C. sur le forum <a href=
    "http://www.neoprofs.org/forum" target="_blank">Neoprofs</a>, alors que la discussion portait sur la pédagogie, et plus précisément sur un éventuel clivage gauche/droite à ce sujet. Ayant trouvé
    le message très intéressant, j'ai demandé à Manon C. si elle pouvait très légèrement l'adapter afin d'en faire un article. La réponse ayant été positive, je vous souhaite une bonne lecture
    !&nbsp;</span></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><em><strong><span style="font-size: 10pt;">Par Manon.C</span></strong></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><em><strong><span style="font-size: 10pt;"><br></span></strong></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Lorsque je lis ou entends, de droite et de gauche, les propos engagés sur la réforme de l'Éducation nationale, un
    amalgame dangereux, erroné (et même blessant) entre convictions politiques et pédagogiques me semble émerger de plus en plus souvent, et me donne envie de réagir. À en croire certains, les
    équivalences seraient les suivantes : tout conservatisme pédagogique et didactique relèverait de sensibilités de droite (voire d'extrême droite), tandis que toute défense de l'innovation
    pédagogique émanerait de la gauche. Chacun tentant à tout prix, d'un côté comme de l'autre, de trouver des dates et des changements politiques qui coïncident.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Comme certains l'ont déjà très bien dit, cela n'a rien à voir.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Soyons honnête : il y a belle lurette que la gauche ne mène plus de réelle politique de gauche en matière d'éducation,
    et ce n'est pas un hasard si les «&nbsp;progressistes&nbsp;» associent souvent les « conservateurs » à l'époque belle mais révolue de la III<sup>e</sup>&nbsp;République... J'en suis même ravie,
    et ils ont raison de faire cette référence. Leur erreur est de croire qu'elle est obsolète, qu'elle ne convient plus à notre temps : c'est bien à cette époque que nous vîmes sévir la dernière
    école à avoir souhaité de toutes ses forces instruire (oui, instruire) tout le monde. Éduquer aussi, bien sûr, mais cela allait avec. [C'est l'une des premières choses que j'ai comprises à mon
    entrée dans le métier : le respect des élèves vient en grande partie de la qualité et de l'intelligibilité des contenus et des méthodes, et ne se pose pas a priori.] Et cela est plus que jamais
    d'actualité, nécessaire à l'avenir et à tous les élèves.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Un exemple entre mille : j'ai cette année une 3<sup>e</sup> (faible et défavorisée socialement pour sa plus grande
    part) qui, l'année dernière en 4<sup>e</sup>, a eu un remplaçant se revendiquant ouvertement « innovant », peu de notes, beaucoup d'image, pas de devoirs ni de par cœur, pas de leçon + exercices
    en langue, pas de dictée, etc.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Les chers petits ne savent rien, n'ont rien lu.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Je suis arrivée avec mes rituels, ma grammaire, mes tests hebdomadaires de conjugaison, ma littérature exigeante. Je
    les trouve calmes, sérieux, attentifs malgré leurs difficultés, je m'en étonne. À rentrée + 3 semaines, les surveillants m'ont rapporté spontanément ce qu'ils en disent, en étude, à la récré : «
    enfin, on bosse, on progresse, on apprend des choses. » No comment...</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Revenons à notre école de la IIIe République : ses instituteurs, ses professeurs étaient, pour une majorité écrasante,
    de gauche. Et cela voulait dire quelque chose. Cela voulait dire qu'ils étaient fiers de mener des enfants d'ouvriers, d'agriculteurs, par où ils étaient passés, puis d'avoir des collègues
    enfants d'ouvriers, d'agriculteurs. Ils réalisaient le rêve de Victor Hugo, ils espéraient ouvrir des écoles et fermer des prisons.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Et même avant, l'efficacité de l'école primaire « à l'ancienne » est incontestable, par exemple lorsqu'on lit des
    lettres datant des années 10 et 20 comme je le fais souvent grâce à ma famille et aux métiers qu'on exerce autour de moi : si peu de fautes, tant de beaux mots dans des lettres écrites par des
    soldats ou des apprentis de 20 ans ayant arrêté l'école à 13, et dont les parents ne savaient souvent pas lire... et aujourd'hui... ah, aujourd'hui...</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Bref. L'innovation pédagogique, on la cherche tous à notre manière. Chaque enseignant a sa manière, certains plus
    originaux, plus libéraux, d'autres très traditionnels, et le parcours de chaque élève se nourrit, s'enrichit, se complète de toutes ces méthodes.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Chaque tendance a ses excellents et ses mauvais passeurs, chaque élève actuel ou ancien peut apporter des exemples
    mémorables qui apporteront de l'eau aux deux moulins : un conservateur extraordinaire, un autre bêtement froid et sadique, un original et pédagogue convaincu efficace, un autre creux.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Laissons faire. Faisons confiance aux enseignants. Dans aucun métier on ne peut avoir 100% de bons praticiens, ni de
    modèle unique. La pluralité pédagogique est belle si on l'accepte et qu'on la canalise.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Mais ériger l'absence de contrainte en modèle, c'est une tarte à la crème indifféremment droite-gauche depuis 20 ans,
    qui permet à nos élites de freiner le progrès social. La droite, pour empêcher l'école d'accomplir son rôle d'ascenseur et favoriser l'image d'un frange pauvre et dangereuse de la population ; la
    gauche, par frilosité, par peur de fâcher un courant de plus en plus dominant, et aussi, un peu, pour ne pas pousser trop haut l'ascenseur, que n'apprécie que bien peu son côté le plus
    modéré.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Je suis de gauche, et me considère bien plus à gauche que le PS en matière d'éducation, mais pour cela je vais
    appliquer des méthodes « conservatrices », d'antan, oui, des méthodes de la gauche d'autrefois, en fait, parce que c'est par celles-là que j'ai vu ma grand-mère apprendre à lire couramment et à
    compter à des adultes immigrés, à des trisomiques, à des cancres qui lui rendent visite 40 ans après, que c'est par celles-là que certains hommes éclairés mais nés sous de mauvaises étoiles
    accèdent à des postes où ils peuvent agir, que c'est grâce à celles-là que l'enfant, gorgés de belles lettres apprises par cœur et imitées, découvre les mots qui lui permettront de s'évader de
    l'incommunicabilité.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Cela ne m'empêche pas, comme nombre de mes collègues «&nbsp;passéistes&nbsp;» (quelle drôle d'expression ; comme s'il
    y avait eu un mode unique d'enseignement, à une certaine époque... Il suffit de lire le beau Librio <em>Mémoire de maître, paroles d'élèves</em> pour s'apercevoir du contraire) à l'occasion, de
    montrer un film, de faire écrire un haïku dans la nature, de rire avec eux, de les laisser s'exprimer, de soutenir et de valoriser ceux qui restent souvent en arrière dès que je peux, de mettre
    en place des remédiations lorsqu'il le faut.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Les enseignants sont capables de noter sans être méchants et subjectifs, et de donner des devoirs sans noyer les
    élèves sous la masse. Pourquoi passer de trop à plus du tout ? À quand la modération en France ? Et si on demandait leur avis aux élèves, oui, pas pour noter les profs, mais pour observer ce qui
    marche sur eux ? Je l'avais fait auprès de tous mes amis à ma réussite au concours, une soixantaine de connaissances plus ou moins proches allant du diplomate au sans diplôme, je leur ai demandé
    de me raconter leurs meilleurs et pires souvenirs de professeurs : jamais aucun n'a évoqué les notes ou le boulot à la maison. Tous ont évoqué le bonheur d'apprendre, d'un tas de manières, de la
    sévérité à la bonhommie, du programme rigoureux au sans programme ; tous ont taclé l'indifférence et l'incompétence. Défauts qui sévissent de droite comme de gauche, aujourd'hui.</span>
  </p></div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Celeborn]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Visite au Mordor (chez les Cahiers Pédagogiques)]]></title>
            <link>http://celeblog.over-blog.com/article-visite-au-mordor-chez-les-cahiers-pedagogiques-111940927.html</link>
            <guid>http://celeblog.over-blog.com/article-visite-au-mordor-chez-les-cahiers-pedagogiques-111940927.html</guid>
            <pubDate>Wed, 31 Oct 2012 13:00:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="text-align: center;">
    <img src="http://img.over-blog.com/450x424/2/55/33/70/cahier/500cahiers.jpg" class="noAlign" width="450" height="424" alt="500cahiers">
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 8pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>Dessin volé à Jack, qui dessina durant tout le colloque</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em><br></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; N'écoutant que son courage, le taulier a décidé de vivre hier une expérience inédite et qui promettait de grands
    frissons : aller assister au colloque/débat/théâtreforum/table/ronde organisé par le CRAP, l'association qui s'occupe des <a href="http://www.cahiers-pedagogiques.com/" target="_blank">Cahiers
    Pédagogiques</a>.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Pour ceux et celles, néophytes ou non informés, qui n'entrevoient pas encore toute l'horreur de la situation, voici
    quelques comparaisons vous permettent de mieux comprendre la démarche :</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <ul style="text-align: justify;">
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">Martin Luther King allant assister à la réunion annuelle du Ku Klux Klan</span>
    </li>
  </ul>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <ul style="text-align: justify;">
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">Un adepte du Ku Klux Kan demandant sa carte de membre aux Black Panthers<em><sup>1</sup></em></span>
    </li>
  </ul>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <ul style="text-align: justify;">
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">Un végétarien prenant la parole au congrès des amateurs de la bidoche alors qu'il est 12h25</span>
    </li>
  </ul>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <ul style="text-align: justify;">
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">Bernard Pivot intervenant à l'assemblée des dyslexiques et dysorthographiques réunis&nbsp;(A2DR)&nbsp;avec une petite
      dictée de derrière les fagots&nbsp;</span>
    </li>
  </ul>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <ul style="text-align: justify;">
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">Mariah Carey se rendant à un casting pour un film de Bergman</span>
    </li>
  </ul>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <ul style="text-align: justify;">
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">Céline Dion passant une audition à l'opéra de Paris pour jouer la Reine de la nuit</span>
    </li>
  </ul>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <ul style="text-align: justify;">
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">Fidel Castro réservant ses prochaines vacances à Washington</span>
    </li>
  </ul>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <ul style="text-align: justify;">
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">Le président de la Corée du Sud allant faire du tourisme à Pyongyang</span>
    </li>
  </ul>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Bref, tous les ingrédients étaient réunis pour un cocktail explosif, pour une journée de tous les dangers, pour des
    empoignades mémorables… et évidemment, il n'en fut rien, parce que nous sommes des gens civilisés, et c'est tant mieux ! Je fus donc très bien accueilli, et la journée s'est déroulée sans
    incident aucun, bien au contraire. Le Mordor n'est donc pas ce lieu de désolation décrit dans les prospectus de mon agence de voyages en Terres du Milieu.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Au programme, donc, intervention du Ministre, table ronde n°1 sur l'éducation et les médias, déjeuner dans l'excellent
    japonais de Montparnasse que j'ai découvert par hasard il y a bien longtemps de ça et qui est toujours excellent<em><sup>2</sup></em> (miam !), « théâtre forum » sur la question de
    l'évaluation<em><sup>3</sup></em>, et table ronde n°2 sur <span style="text-decoration: line-through;">Twitter</span> la diffusion des pratiques pédagogiques via les réseaux sociaux.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><strong>Répugogistes VS Pédablicains</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Oui, ils en ont parlé. Le ministre, tout d'abord, pour dire que ce débat était derrière nous. Nos hôtes, ensuite, pour
    dire qu'il ne l'était pas tant que ça. Je suis bien davantage d'accord avec nos hôtes qu'avec mon ministre sur le sujet : si le clivage est parfois forcé, si l'opposition bien nette est plaisante
    aux journalistes, si les termes ne sont probablement pas tout à fait adéquats (les républicains n'ayant pas davantage le monopole de la république que les
    péda-gogues/-gosistes<em><sup>4</sup></em> n'ont celui de la pédagogie), l'opposition, elle, existe. La très convaincante Marie-Caroline Missir<em><sup>5</sup></em> l'a bien fait comprendre : la
    pédagogie est aussi une question idéologique, et les journalistes ont en tête des clivages forts. Ces clivages aujourd'hui s'incarnent par exemple dans l'opposition transmission des savoirs VS
    développement des compétences, ou dans celle entre instruire et apprendre à apprendre. Yann Forestier<em><sup>6</sup></em> a surenchéri, en rappelant que pour les journalistes, il faut donner la
    parole aux deux côtés. François Jacquet-Francillon<em><sup>7</sup></em> a confirmé : on ne peut se débarrasser facilement d'un débat qui insiste depuis 30 ans.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Là où nous ne nous rejoignons plus, c'est évidemment sur le fond du débat. Si certains voient une surreprésentation
    des antipédagogistes dans les médias généralistes, ils en oublient à mon sens la surreprésentation du courant pédagogiste dans les médias spécialisés ainsi que dans la technostructure (rectorats,
    conseillers divers et variés, inspections). Pour caricaturer : l'opinion est pour les notes, mais l'Éducation Nationale est contre.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Autre débat abordé lors de la première table ronde, lui aussi partant des mots pour tenter d'aller vers les choses :
    la pédagogie est-elle un art, un artisanat, une science ou (ç'a été proposé) une science appliquée ? Un peu de tout ça, serait-on tenté de répondre au premier abord. En tous les cas certainement
    pas une science pure (d'où l'opposition de certains dont je fais partie à l'expression « sciences de l'éducation »). Je penche plus volontiers vers l'artisanat, dans le sens où la pédagogie
    serait un tour de main, un ensemble de techniques que l'on s'approprie à sa sauce, ne choisissant que ce qui nous convient pour arriver au résultat que l'on cherche à obtenir. On ne peut, je
    trouve, se revendiquer de la science au sujet de choses telles que l'emploi de l'humour, le sens de la répartie, l'adaptation à telle ou telle classe unique (forcément unique). On n'établira
    jamais scientifiquement LA disposition de salle ultime, ni d'ailleurs l'horaire idéal pour tous pour faire des maths (et c'est pourquoi je suis très circonspect face à ce qu'avancent ces gens
    qu'on appelle « chronobiologistes »). Qu'en revanche il existe des méthodes de transmission plus efficaces que d'autres, ça, j'en suis convaincu.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><strong>Twitter et gros minet</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><strong><br></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Après un excellent théâtre forum<em><sup>8</sup></em> auquel je me suis d'ailleurs permis de participer (autant
    assumer jusqu'au bout !), la seconde table ronde s'est concentrée très fortement sur Twitter (les tweets des participants étant d'ailleurs régulièrement projetés sur le grand écran tant le matin
    que l'après-midi). J'ai eu le plaisir d'assister à une discussion fort nuancée, ou face à une Stéphanie de Vanssay<em><sup>9</sup></em> très engagée sur la question, Luc
    Cédelle<em><sup>10</sup></em> et Serge Pouts-Lajus<em><sup>11</sup></em> ont défendu des visions nettement plus circonspectes. Le premier a affirmé qu'il ne fallait ni tomber dans l'injonction
    abusive (on est libre de ne pas utiliser le numérique ; aucun enseignant n'est obligé d'utiliser l'informatique en classe) ni méconnaître les aspects négatifs (il convient donc d'éviter de
    tourner en dérision les résistances). Le second a insisté sur le fait que les enseignants qui se fréquentent sur certains réseaux comme Twitter se retrouvent entre spécialistes du numérique et
    peuvent alors tenir des discours « extrémistes » (je cite), ce qui empêche la discussion contradictoire et nuit <em>in fine</em> à la diffusion de ces positions.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Finalement, j'aurais presque pu me retrouver dans la conclusion à laquelle la table ronde semblait aboutir : vive la
    liberté pédagogique (à partir du moment où l'on reste dans un cadre légal, bien entendu). Néanmoins, sans aller jusqu'à la position d'un Finkelkraut qui veut impérativement débrancher l'école,
    peut-être fait-on beaucoup de foin sur quelque chose dont l'intérêt n'est pas si notable que cela. « Je ne sais pas si les élèves apprennent mieux », a d'ailleurs dit Stéphanie de Vanssay. Je ne
    sais pas non plus si c'est dans l'utilisation de la technique qu'on développe l'esprit critique pour dominer la technique : cet esprit critique me semble d'une autre nature, et ne nécessite pas
    qu'on soit « ouvert sur le monde » pour être développé. Je ne crois enfin pas à l'argument qui partirait de l'incontournable présence du numérique dans la société pour affirmer que cette présence
    doit être incontournable à l'école. L'incontournable présence de la télévision dans les foyers n'a pas entraîné son incontournable présence dans l'enseignement scolaire (où elle a servi surtout à
    diffuser des films ou des extraits de pièces de théâtre, et non à faire de la pédagogie). je pense qu'on se passe très bien d'un enseignement CENTRÉ autour du numérique, ce qui n'empêche pas
    d'utiliser les outils qui nous semblent appropriés dans le cadre de nos pratiques. Veillons tout de même à ce que cela ne soit pas trop gourmand en temps.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; En conclusion, même si je confirme que je n'adhèrerai pas au CRAP ni ne m'abonnerai aux Cahiers Pédagogiques de sitôt,
    j'ai eu plaisir à pariticper à cette journée très bien organisée, jamais ennuyeuse et où l'on a réellement échangé. C'est comme à chaque fois : quand on commence à discuter avec ses pires
    ennemis, on se rend généralement compte que, même si l'on n'est pas d'accord, cela n'empêche ni l'échange, ni la cordialité. Que l'humain prenne un peu le pas sur les conflits d'idées de temps en
    temps, ce n'est pas désagréable, avouons-le. &nbsp;</span>&nbsp; &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">À lire également : le compte rendu de John sur le forum Néoprofs : <a href=
    "http://www.neoprofs.org/t54400-compte-rendu-de-la-celebration-du-500eme-numero-des-cahiers-pedagogiques#1695231" target="_blank">Lien</a></span></em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <hr>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>1. Le taulier a pris soin d'équilibrer ses comparaisons afin que chacun soit tour à tour la Belle et la Bête, le Bon et
    le Truand, la Guerre et la Paix, le Pur et l'Impur, Frodo et Sauron, Gainsbourg et Gainsbarre. Merci donc d'en tenir compte avant de crier au scandale.</em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>2. N'insistez pas, je garde l'adresse secrète afin d'avoir une chance d'y trouver encore de la place la prochaine fois
    que j'irai.</em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>3. Oui, moi aussi, quand j'ai vu ça, j'ai eu très très peur.</em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>4. Choisissez votre suffixe une bonne fois pour toutes, et tenez-vous y !</em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>5. Journaliste à L'Express</em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>6. Un collègue qui fait une thèse sur les médias</em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>7. Un « historien de l'éducation » (je cite le programme)</em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>8. Oui, en fait, c'était très bien, et les acteurs furent de grande qualité, avec un très bon sens de la répartie. Bravo
    à eux, et pour ceux qui veulent les connaître, c'est <a href="http://www.entreesdejeu.com" target="_blank">ici</a>.</em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>9. « Enseignante et syndicaliste ». Comme moi, quoi !&nbsp;</em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>10. Journaliste au Monde</em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>11. « Spécialiste des nouvelles technologies »</em></span>
  </p></div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Celeborn]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Ouvrons le mariage aux couples de même sexe]]></title>
            <link>http://celeblog.over-blog.com/article-ouvrons-le-mariage-aux-couples-de-meme-sexe-111763349.html</link>
            <guid>http://celeblog.over-blog.com/article-ouvrons-le-mariage-aux-couples-de-meme-sexe-111763349.html</guid>
            <pubDate>Sat, 27 Oct 2012 13:45:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>&nbsp; Ce n'est pas dans les habitudes du taulier de parler d'autre chose que d'école et d'enseignement, ici. Toutefois,
    comme vous avec pu le constater, ça manifeste beaucoup ces temps-ci autour de la future loi sur l'ouverture du mariage aux couples de même sexe.</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>&nbsp; Le taulier se sentant quelque peu concerné par la question, il se permet de vous donner son point de vue, qui
    n'engage que lui. Il prétend ici répondre à certains arguments souvent entendus ou lus, parmi lesquels le célèbre « intérêt de l'enfant<sup>1</sup> », l'aspect naturel du couple homme-femme, la
    tradition pluriséculaire de la famille homme-femme-enfants ou la fin du monde.&nbsp;</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Tout d'abord, la société reconnaît les couples de même sexe. Ils ont une existence juridique, légale. Ils ont
    également une existence sociale. On n'est pas en train d'avoir un débat sur le fait de savoir si le couple homosexuel a une existence ou une valeur. Il en a une dans l'ici et maintenant. Il peut
    déjà contractualiser son union. Maintenant, la question est de savoir pourquoi ces personnes ne pourraient pas avoir le droit de se marier. Et cela n'a rien à voir à mon sens avec la défense de
    l'amour. Les couples homosexuels participent à la société comme les autres. Ils achètent des logements, consomment, partent en vacances comme les autres. Ils font des projets. Quand ils ont des
    enfants (parce que certains ont des enfants, et là aussi la question n'est pas de savoir s'il faut leur donner le droit d'en avoir : ils en ont déjà), ils les élèvent, ils vont aux réunions
    parents-profs, comme les autres. Ils forment des familles, qu'on le veuille ou non, et qu'on pense ou non que la définition de la famille, c'est un homme/une femme/des enfants.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Dès lors, la seule raison qu'on a pu trouver pour justifier que dans la société actuelle (en dehors de l'intérêt de
    l'enfant, et de ce point de vue les études menées montrent qu'il va bien, merci pour lui), ils ne puissent se marier, c'est le symbolique. Et ce symbolique, il est religieux. Le cosmos, le sens
    du monde, la volonté divine, etc. Et justement, c'est sur le symbolique qu'il faut à mon sens se battre. Pas sur le fait de dire que les gens qui sont contre le mariage pour les couples
    homosexuels sont de ce fait homophobes. Mais bien sur le fait que ne pas accorder cette possibilité, c'est faire des couples homosexuels des sous-couples, de leur relation une sous-relation, et
    c'est entretenir l'idée que ces gens-là, non seulement ils ne sont pas comme nous, mais ils sont inférieurs à nous. La preuve : le mariage, c'est un homme et une femme. Le mariage est un symbole
    ? Mais c'est justement pour ça que les couples de même sexe doivent pouvoir se marier ! Pour qu'enfin, leur couple soit NORMALISÉ, considéré comme un couple qui n'a rien d'exceptionnel, rien
    d'incroyable, et donc rien de monstrueux ou de bizarre ou de malsain.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; C'est ce qu'il est déjà dans la vraie vie des gens un minimum évolués. On reçoit ses amis homos en soirée avec leur
    conjoint, on les invite à son mariage à soi et on les met à la même table, « et alors comment vous vous êtes rencontrés ? », etc. L'ouverture du mariage aux couples de même sexe ne créera aucune
    révolution dans la société, aucun bouleversement, aucun cataclysme non plus. Elle simplifiera le quotidien de certains, enverra un message symbolique d'égalité on ne peut plus positif, et c'est
    là tout. Ça ne donnera pas un DROIT à l'enfant, mais ça pourra simplifier certaines procédures d'adoption. Moi, ça me fera tout bêtement me dire que je vis dans un pays dans lequel je suis
    considéré comme un être normal, et non comme un déviant.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <hr>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>1. Là, on rejoint mon domaine de prédilection, car cet argument pourrit également les discussions dans l'Éducation
    nationale, chacun s'en estimant dépositaire et prétendant argumenter en ce sens.</em></span>
  </p></div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Celeborn]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Refondera-t-on l'école ? (décryptage)]]></title>
            <link>http://celeblog.over-blog.com/article-refondera-t-on-l-ecole-decryptage-111236541.html</link>
            <guid>http://celeblog.over-blog.com/article-refondera-t-on-l-ecole-decryptage-111236541.html</guid>
            <pubDate>Sun, 14 Oct 2012 12:39:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="text-align: center;">
    <img alt="Orientation" height="450" width="324" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/324x450/2/55/33/70/Concertation/Orientation.jpeg">
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Comme vous le savez peut-être, nous sommes en pleine refondation de l'École de la République. La semaine prochaine, le
    Ministre recevra les différents acteurs du système, dont les organisations syndicales, et la loi d'orientation promise devrait être rédigée d'ici novembre.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; En gros, les choses sont assez simples : d'un côté, nous avons l'autoproclamé « bloc majoritaire du
    changement<em><sup>1</sup></em> », qui n'est en rien majoritaire mais qui est médiatiquement bien couvert et qui se trouve bien implanté dans les organes du ministère et dans les collectivités
    locales. Eux veulent le socle commun de compétences, la mort des notes, la modularité et les sciences de l'éducation. De l'autre, nous avons un ensemble non homogène de syndicats qui ne se
    regroupent pas (la FSU, le SNALC, FO, la CGT et Sud) et dont les positions ne peuvent être assimilées. Tous ces gens ne fonctionnent pas de concert, mais se retrouvent sur un certain nombre de
    points parmi lesquels la mort des livrets de compétences. La FSU à elle seule est nettement + majoritaire que le bloc d'en face, mais son syndicat du Premier degré (le Snuipp) est souvent un peu
    en porte-à-faux avec son syndicat du second degré (le SNES), ce qui fait que les positions de la fédération relèvent parfois d'un savant travail d'équilibriste.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Au milieu de tout ça, le ministre semble pour l'instant avoir fait le choix de ne fâcher personne. Il ne reprend le
    rapport de la concertation que très à la marge (et heureusement). Il met le curseur sur le premier degré, ce qui en soi est une excellente idée, et ce n'est pas le professeur de français de
    collège que je suis qui va s'en plaindre. Il reste assez vague pour le moment sur ce qui va se passer avec le socle, parle d'évaluation positive tout en disant qu'il y aura toujours des notes,
    relance la formation des professeurs, veut un plan numérique et ne veut pas la bivalence des professeurs… Il a également eu l'intelligence politique de repousser aux calendes grecques deux casus
    belli<em><sup>2</sup></em>&nbsp;: la réduction des grandes vacances et une éventuelle réforme du Bac.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Bref, chacun peut trouver dans son discours des choses qui lui conviennent… pour le moment. Car c'est sur la question
    des modalités que tout va se jouer.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Par exemple, les nouvelles structures de formation initiale<em><sup>3</sup></em> seront-elles fortement soumises aux
    idéologies des sciences de l'éducation comme l'étaient les IUFM ? Ou bien seront-elles hantées par davantage de personnes de terrain raisonnables, ou par ce que j'aurais envie d'appeler de «
    vrais » universitaires ? Suivant la réponse à cette question, certains hurleront quand d'autres applaudiront, alors qu'au départ tout le monde est évidemment pour former les enseignants. Même
    chose avec la priorité donnée au primaire : s'agira-t-il uniquement d'en augmenter les moyens, ou interviendra-t-on également sur les contenus et les méthodes ? Et de quelle manière ? Si l'on
    n'apprend pas mieux à lire, écrire et compter aux enfants, si l'on ne forme pas les professeurs des écoles au lieu de les formater aux derniers délires en date (et je les plains, ces pauvres
    professeurs des écoles, de devoir subir cela), on pissera dans un violon. Si en revanche on amplifie le frémissement de ces derniers temps quant à la question des méthodes de lecture (des
    méthodes à fort principe alphabétique apparaissant régulièrement ces derniers temps, que ce soient celles du <a href="http://www.instruire.fr/" target="_blank">GRIP</a>, la méthode des Alphas, la
    méthode de Colette Ouzilou ou d'autres) et de l'enseignement de la langue française, on peut réellement faire avancer les choses.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Restez donc aux aguets : d'ici la fin de l'année, on devrait savoir si un camp l'emporte, si chacun aura à la fois des
    raisons de se plaindre comme de se réjouir, ou si rien ne bouge. Les paris sont ouverts !&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <hr>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>1. Dont le noyau dur est composé du SE-UNSA, du SGEN-CFDT et de la FCPE. Pour ceux qui débarquent, ce sont les deux
    syndicats « pédagogistes » et la fédération de parents la plus délirante au monde. &nbsp;</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>2. Deux casi belli ? Mon latinum n'est pas au topus.</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>3. Les ESPE : Écoles Supérieures du Professorat et de l'Éducation</em></span>
  </p></div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Celeborn]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Les perles de la concertation]]></title>
            <link>http://celeblog.over-blog.com/article-les-perles-de-la-concertation-110716473.html</link>
            <guid>http://celeblog.over-blog.com/article-les-perles-de-la-concertation-110716473.html</guid>
            <pubDate>Sun, 30 Sep 2012 15:26:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="text-align: center;">
    <img src="http://img.over-blog.com/400x400/2/55/33/70/Concertation/Canard.jpeg" class="CtreTexte" width="400" height="400" alt="Canard">
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">Patients lecteurs, infatigables lectrices, ça y est : après avoir épluché mes pages de prises de notes, je puis enfin vous
    proposer sur un plateau les plus beaux moments de l'atelier auquel j'ai participé tout l'été (et même un peu l'automne), à savoir celui concernant la réussite pour tous. Bonne dégustation
    !</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><strong>I- INTERVENTIONS : « Des débats d'une dialectique parfois moyennâgeuse » <em>(un président de
    groupe)</em></strong>&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« Il faudra construire du propositionnel » <em>(un rapporteur, qui ose dire les choses)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« Madame, faut arrêter, là ! » <em>(un animateur, à une représentante syndicale prolixe)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« Les enfants, ils ont changé » <em>(une psychologue, très technique)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">Mettre en place « la pédagogie par-dessus l'épaule » <em>(un inspecteur, vraiment très innovant)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« Le temps méridien est un temps pédagogique » <em>(une représentante des villes, qui voit de la pédagogie
    partout)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« Il faut considérer l'enfant comme une énigme » <em>(un représentant des parents, sibyllin et mystérieux)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">La question des moyens « se vit sur un graphique en deux ou trois dimensions » <em>(un think tank, ou quatre, si ça se
    trouve)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« En se situant dans une perspective dynamique, on est amené à s'interroger » <em>(un chercheur, qui n'a pas
    trouvé)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« Et au bout du compte, c'est comme l'oignon » <em>(le même, en pleine comparaisaon hasardeuse)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« Les cycles, c'est super ! » <em>(un représentant associatif, très enthousiaste)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« Les éléments de dissensus » <em>(un représentant syndical, précieux)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« En situation d'acquisition, l'enfant n'est pas un enfant épistémique » <em>(un psychologue, très en forme)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« Au delà de la question de l'humain, il y a la question du vivant » ; développer chez l'enfant « la compétence d'être
    heureux avec la nature » ; « la rencontre d'un arbre, c'est la rencontre du vivant » <em>(<span style="text-decoration: line-through;">Vendredi, ou la vie sauvage</span> un représantant
    associatif, qui n'est pas passé inaperçu)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« C'est ce qu'on dit depuis le 5 juillet : tout est dans tout » <em>(un pédagogiste, conscient de ses failles)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« L'enseignement professionnel, c'est pas caca » <em>(un représentant syndical, pour les nuls)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">Il faut mettre en place « de nouvelles circonscriptions du socle commun » <em>(un représentant des parents, qui a trouvé la
    pierre philosophale)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">Le socle est « une matrice motivante » <em>(<span style="text-decoration: line-through;">Morpheus</span> un représentant des
    villes)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« Chaque compétence est le prérequis de la compétence suivante » <em>(un directeur de CIO, et on commence par quoi
    ?)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« Il vaut mieux annoncer des objectifs que des contenus » <em>(le même, le niveau monte !)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« Pourquoi je raconte ça ? » <em>(un animateur, en pleine digression)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« Les élèves de seconde, ils sont pas finis » <em>(un rapporteur, lucide)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« Les lycéens sont surtout des lycéennes » <em>(une représentante associative, sans contrefaçon)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« un dialogisme entre soi et le monde, entre soi et les autres » <em>(un représentant syndical, profond)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« Il faut intégrer les PLEAC dans les PEL » <em>(un représentant des collectivités locales, CQFD ASAP)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« On ne va pas intervenir <span style="text-decoration: underline;">pour l'instant</span> dans l'autonomie pédagogique »
    <em>(un représentant des collectivités locales, … mais plus tard, en revanche, gare à vous !)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« La polyvalence, qui n'est pas la polycompétence » <em>(un formateur, polycier du langage)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« Pour dépasser le cadre de la problématique des programmes, il faut un management en mode projet » <em>(un membre du
    <span style="text-decoration: line-through;">MEDEF</span> Centre National de Documentation Pédagogique)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« L'éducation culturelle est un boulevard magnifique » <em>(un représentant d'assoce éducative, aux Champs-Élysées
    (pada-pada-pa !))</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« Une enquête à main levée très sérieuse » <em>(un représentant associatif, pas très sérieux)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« En Sixième, il y a peu de choses à enseigner » <em>(un inspecteur, optimiste)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« La prise en chage de la difficulté des élèves, plus que celle des élèves en difficulté » <em>(un pédagogiste,
    casuiste)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« L'avenir, c'est pas indépendant du présent et du passé » <em>(un conseiller d'orientation psychologue, inspiré)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« L'orientation, c'est une conquête, c'est pas seulement un parcours, une traversée » <em>(le même, expiré)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« En classe, ils peuvent faire des SMS » <em>(un directeur de CIO, pas souvent en classe)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« On va se placer dans la dynamique du "s'orienter" ; pas le l' "orienter", mais du "s'orienter" » <em>(le même, membre du
    fan club des infinitifs)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« la dimension de la guidance et du counselling » <em>(encore lui, grand chelem &amp; bingo !)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><strong>II- LES EXPRESSIONS QUI FONT SENS</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Choisissez votre expression préférée pour meubler votre intervention :&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <ul>
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« faire sens »</span>
    </li>
  </ul>
  <ul>
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« donner du sens »</span>
    </li>
  </ul>
  <ul>
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« retrouver du sens »</span>
    </li>
  </ul>
  <ul>
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« faire des liens et faire du sens »</span>
    </li>
  </ul>
  <ul>
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« ça produit du sens »</span>
    </li>
  </ul>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><strong>III- LES PREUVES IRRÉFUTABLES</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Afin de clouer le bec à vos opposants, vous aussi, appuyez-vous sur des éléments incontestables, mais sans trop les
    préciser quand même :</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <ul>
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« Il y a des expériences qui ont été faites »</span>
    </li>
  </ul>
  <ul>
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« Il y a des expériences qui ont fait leurs preuves, même si elles n'ont pas été évaluées nationalement »</span>
    </li>
  </ul>
  <ul>
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« Y'a des travaux là-dessus »</span>
    </li>
  </ul>
  <ul>
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« Il y a des expériences en LP qui… »</span>
    </li>
  </ul>
  <ul>
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">« Les acquis de la recherche »</span>
    </li>
  </ul>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><strong>IV- LE MOT DE LA FIN</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Et la palme du mot le plus insoutenable (qui a triomphé de mots tels que « transdisciplinaire », « méthodes actives »,
    « modulaire », « socle », « compétence » et « bac-3/bac+3 ») revient au mot…</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><strong>Pilotage !!!&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Et à bientôt pour un nouveau compte rendu de réunion !&nbsp;</span>
  </p></div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Celeborn]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[je ne suis pas en retard… j'étais en réunion !]]></title>
            <link>http://celeblog.over-blog.com/article-je-ne-suis-pas-en-retard-j-etais-en-reunion-110596905.html</link>
            <guid>http://celeblog.over-blog.com/article-je-ne-suis-pas-en-retard-j-etais-en-reunion-110596905.html</guid>
            <pubDate>Wed, 26 Sep 2012 22:06:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Irremplaçables lecteurs, insubmersibles lectrices, je vous prie de bien vouloir me pardonner pour mon silence
    assourdissant de ces <span style="text-decoration: line-through;">espaces infinis</span> derniers temps. À l'heure où mon groupe de discussion sur la refondation de l'école de la République vient
    enfin de se terminer, et où rien moins qu'un recteur m'a signalé qu'en tant que seul permanent du groupe<em><sup>1</sup></em>, mon compteur indiquait de ce fait 84 heures de présence
    !&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Lecteurs, lectrices, sachez donc que ce week-end, vous aurez droit aux perles de la concertation, un beau petit
    florilège de citations amoureusement cueillies pour vous.&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Sinon, mes classes sont adorables. Merci à mes élèves de me reposer de mon activité syndicale !&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <hr>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>1. J'ai assisté à toutes les réunions de ce groupe (sur la réussite des élèves). Toutes. 6 heures par jour, deux fois par
    semaines (voire trois) depuis mi-juillet, avec une pause d'un mois durant les grandes vacances et d'une semaine pour la rentrée scolaire. Et je crois que je suis le seul à avoir accompli cet
    exploit. Vive le masochisme !&nbsp;</em></span>
  </p></div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Celeborn]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[I'm late !]]></title>
            <link>http://celeblog.over-blog.com/article-i-m-late-109746734.html</link>
            <guid>http://celeblog.over-blog.com/article-i-m-late-109746734.html</guid>
            <pubDate>Tue, 04 Sep 2012 20:38:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Les non-anglicistes peuvent déjà aller lire un autre article de ce blog. En effet, ceux ne maîtrisant pas la langue de
    Shakespeare en seront pour leurs frais, car le taulier a eu droit à son premier plateau télé hier sur France 24… en anglais !&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Amis collègues d'anglais, ne dites pas trop de mal de mon accent dans les commentaires : soyez amènes ! Je n'étais pas
    sûr moi-même en commençant que j'allais aller jusqu'au bout sans être ridicule. Je vous laisse juges !&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Et dès que je trouve le temps, je vous raconte l'envers du décor, qui vaut le détour !&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Ah oui, le lien : <a href="http://www.france24.com/en/20120904-debate-education-what-do-the-french-know" target=
    "_blank">Cliquez ici !!</a></span>
  </p></div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Celeborn]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Ne dites plus… (1)]]></title>
            <link>http://celeblog.over-blog.com/article-ne-dites-plus-1-109482589.html</link>
            <guid>http://celeblog.over-blog.com/article-ne-dites-plus-1-109482589.html</guid>
            <pubDate>Mon, 27 Aug 2012 22:08:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="text-align: center;">
    <img alt="1984" height="300" width="195" class="noAlign" src="http://img.over-blog.com/195x300/2/55/33/70/novlangue/1984.jpeg">
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ne dites plus…
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Une chambre d'étudiant</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Dites…
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Une « Chambre 3 fonctions : espace de travail (bureau, chaise), rangements, lit, cabine individuelle (douche, WC, lavabo)&nbsp;»</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em>Source : <a href=
    "http://www.ac-poitiers.fr/concours-br-carrieres-et-emplois/laureats-des-concours-du-2d-degre-journees-d-accueil-les-27-28-29-et-30-aout-2012--118467.kjsp?RH=1195819649282#.UDuEJ6Nq3BQ.twitter"
    target="_blank">académie de Poitiers</a> (journées d'accueil des stagiaires). Merci au forum <a href="http://www.neoprofs.org/forum" target="_blank">Néoprofs</a> de l'avoir signalé !</em>
  </p></div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Celeborn]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Gagnez les présidentielles 2017 grâce à vos propositions sur l'Éducation ! (3/4)]]></title>
            <link>http://celeblog.over-blog.com/article-gagnez-les-presidentielles-2017-grace-a-vos-propositions-sur-l-education-3-4-109460663.html</link>
            <guid>http://celeblog.over-blog.com/article-gagnez-les-presidentielles-2017-grace-a-vos-propositions-sur-l-education-3-4-109460663.html</guid>
            <pubDate>Mon, 27 Aug 2012 10:43:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <img alt="giscard" height="486" width="360" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/360x486/2/55/33/70/president/giscard.jpeg">
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; C'est bientôt la rentrée, et en attendant un nouveau point d'étape sur la grande consultation qui a lieu en ce moment
    (et à laquelle votre serviteur passe ses journées<em><sup>1</sup></em>), petit moment de détente avec votre campagne présidentielle en kit qui revient. Pour ceux qui ne se souviennent pas, les
    épisodes précédents sont <a href="http://celeblog.over-blog.com/article-gagnez-les-presidentielles-2017-grace-a-vos-propositions-sur-l-education-1-4-106271859.html" target="_blank">ici</a> et
    <a href="http://celeblog.over-blog.com/article-gagnez-les-presidentielles-2017-grace-a-vos-propositions-sur-l-education-2-4-106275686.html" target="_blank">là</a> !</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; Jeu dans le jeu : dans chaque tableau,&nbsp;<span style="text-decoration: line-through;">Charlie</span>&nbsp;un intrus
    est caché. Saurez-vous le retrouver ?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Candidat n°3</span>&nbsp;: vous êtes le candidat de la <span style=
    "text-decoration: line-through;">dictature</span> fermeté</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><strong><br></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">Nous devons…</span>
  </p>
  <table style="width: 99%; border: 1px solid #000000;" border="1" align="center">
    <tbody>
      <tr>
        <td>
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><strong>1</strong></span>
          </p>
        </td>
        <td style="text-align: center;">
          <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><strong>2</strong></span>
        </td>
        <td style="text-align: center;">
          <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><strong>3</strong></span>
        </td>
        <td style="text-align: center;">
          <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><strong>4</strong></span>
        </td>
        <td style="text-align: center;">
          <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><strong>5</strong></span>
        </td>
        <td style="text-align: center;">
          <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><strong>6</strong></span>
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td>
          <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">, alors que la violence ne cesse d'augmenter,</span>
        </td>
        <td>
          <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">, alors que les sauvages sont à nos portes,</span>
        </td>
        <td>
          <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">, alors que la drogue est en libre circulation dans nos rues,&nbsp;</span>
        </td>
        <td>
          <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">, alors que notre jeunesse s'abrutit devant les jeux vidéos,&nbsp;</span>
        </td>
        <td>
          <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">, alors que des racailles agressent les citoyens honnêtes en toute impunité,</span>
        </td>
        <td>
          <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">, alors que la guerre civile couve dans nos banlieues,&nbsp;</span>
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td>
          <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">Imposer</span>
        </td>
        <td>
          <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">Décréter</span>
        </td>
        <td>
          <span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 13.63636302947998px;">Ordonner</span>
        </td>
        <td>
          <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">Prescrire</span>
        </td>
        <td>
          <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">Exiger</span>
        </td>
        <td>
          <span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 10pt;">Forcer</span>
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td>
          <span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 13.63636302947998px;">Avec fermeté</span>
        </td>
        <td>
          <span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 13.63636302947998px;">Fermement</span>
        </td>
        <td>
          <span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 13.63636302947998px;">De manière ferme</span>
        </td>
        <td>
          <span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 13.63636302947998px;">Avec autorité</span>
        </td>
        <td>
          <span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 13.63636302947998px;">Autoritairement</span>
        </td>
        <td>
          <span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 13.63636302947998px;">De manière autoritaire</span>
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td>
          <span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 13.63636302947998px;">La création de centre éducatifs fermés</span>
        </td>
        <td>
          <span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 13.63636302947998px;">La mise en place de portiques de sécurité</span>
        </td>
        <td>
          <span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 13.63636302947998px;">Le recrutement d'un pitbull par salle de classe</span>
        </td>
        <td>
          <span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 13.63636302947998px;">Le port du taser chez les professeurs de ZEP</span>
        </td>
        <td>
          <span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 13.63636302947998px;">La fouille corporelle de chaque élève à 8h30 devant les grilles</span>
        </td>
        <td>
          <span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 13.63636302947998px;">Le retour aux châtiments corporels dès la petite section</span>
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td>
          <span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 13.63636302947998px;">et c'est comme ça que</span>
        </td>
        <td>
          <span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 13.63636302947998px;">et c'est ainsi que</span>
        </td>
        <td>
          <span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 13.63636302947998px;">et c'est de cette façon que</span>
        </td>
        <td>
          <span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 10pt;">, de cette façon</span>
        </td>
        <td>
          <span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: small;">, ainsi</span>
        </td>
        <td>
          <span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: small;">, comme ça</span>
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td>
          <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">Le calme reviendra dans les cours.</span>
        </td>
        <td>
          <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">La délinquance sera éradiquée dans nos établissements.</span>
        </td>
        <td>
          <span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 10pt;">Les sauvageons arrêteront enfin de bavarder en cours.</span>
        </td>
        <td>
          <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">chaque élève sera digne de verser son sang pour la mère patrie.</span>
        </td>
        <td>
          <span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 10pt;">les établisements scolaires ne seront plus incendiés.</span>
        </td>
        <td>
          <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">la terre ne mentira pas.</span>
        </td>
      </tr>
    </tbody>
  </table>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp; N'hésitez pas à proposer vos préférées dans les commentaires (ou à me signaler des choses que j'aurais également pu
    mettre), et à très vite pour le dernier type de candidat !&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <hr>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino;"><em>1. Et c'est pas triste, je peux vous le dire !&nbsp;</em></span>
  </p></div>
     ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Celeborn]]></dc:creator>
                    </item>
            </channel>
</rss>