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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 12:24

dr-house

 

 

  Je vous le dis, il y a encore à faire pour améliorer notre image…

 

  Je reviens donc de chez le docteur, consulté après deux jours de nez qui coule, de gorge qui pique, de fatigue liée au fait que passer 7 puis 5 heures devant les élèves dans cet état, ça attaque un peu votre capital énergie. Comme ça n'allait pas franchement mieux ce matin (un réveil dans la nuit, un petit 38, une patate nasale et le délicieux picotement qui va bien), après avoir appelé le collège, je suis allé chez mon médecin traitant… qui ne reçoit pas le mercredi (oups !).

  Me voilà donc à farfouiller sur le net et à appeler les médecins des environs pour en trouver un disponible et disposé à me recevoir. J'en trouve un : chouette. Je m'y rends avec le dynamisme d'une huître, on me reçoit, et là, tout bascule…

 

  Petit flashback : je ne suis pas ce qu'on pourrait appeler un garçon doté d'une santé de fer, même si je ne suis pas non plus une loque titubante. J'ai un long passé de rhinites, sinusites, états grippaux, angines, pharyngites, et une propension à tomber facilement malade en cas de surchauffe. On dut par exemple me ramener à la maison lors des examens blancs de ma première année de prépa : j'y consommais un paquet de mouchoirs par heure et j'avais l'énergie d'une limace cuite. J'ai passé l'année où j'étais censé préparer l'agrégation externe dans le cabinet de mon médecin, à raison d'une fois par mois. 

  Petit flashback suite : je me méfie et, dans le doute, je consulte. La dernière fois que j'ai soigné un mal de gorge/nez patatoïde par le dédain, l'aspirine et les pastilles miel/citron, je me suis retrouvé brutalement éveillé à 3h du matin avec une angine blanche et l'impression qu'on m'enfonçait un poignard dans la gorge chaque fois que je déglutissais. Si je dois mourir poignardé dans la gorge un jour (ce qu'à Dieu ne plaise), je suis sûr que le ressenti sera exactement le même. J'en fus quitte pour SOS médecins et 3 jours de calvaire et de paille. 

  Petit flashback fin : je ne suis pas un tire-au-flanc. En 6 années complètes de bons et loyaux services dans ma profession, j'ai accumulé 14 jours d'arrêt-maladie (dont un arrêt de 4 jours en décembre dernier, où j'étais sévèrement attaqué). On pourrait faire moins, certes, mais une moyenne à peine supérieure à 2 jours d'arrêt par an ne me semble pas abyssale, tout de même. 

 

  Retour donc dans le cabinet de mon nouveau doc. Examen, blabla, et apparemment tout va bien, y'a pas de points blancs dans la gorge, c'est la fête. Et j'ai donc droit à tout un discours bien senti (je retranscris de mémoire) :

 

« Votre état ne justifie pas une journée d'arrêt »

« Que diriez-vous si vos élèves ne venaient pas en cours dès qu'ils ont mal à la gorge ? »

« Vos élèves ont droit à un enseignement à plein-temps, et non pas à mi-temps. »

« Combien avez-vous d'heures de cours par semaine ? » (18, doc') → « Votre médecin travaille bien plus que vous, vous savez. »


  À la fois vraiment fatigué (car même si mon état ne justifie pas une journée d'arrêt maladie, j'ai quand même toujours 38 de fièvre, la gorge qui pique et le nez qui bloque) et un peu désabusé, je ne réplique pas grand chose d'autre que du factuel. J'ai le malheur de l'appeler « monsieur », par inadvertance, à un moment, et je me prends un « je suis Docteur » bien senti. Et, cerise sur le gâteau après la leçon de morale : 

 

« mais je ne vais pas polémiquer. »

 

  … C'est hélas un peu tard. 

 

  Je suis donc reparti avec mon ordonnance pour paracétamol et pastilles miel/citron. Alors une fois encore, que ce ne soit rien de bien grave, tant mieux, en fait. Je préfère entendre ça (mais j'avais besoin d'un docteur pour l'entendre, justement : je ne suis pas encore au point sur l'auto-diagnostic, moi). Mais tout le côté vous êtes un prof flemmard qui profitez du système, comparaison avec les élèves (le truc insupportable : je ne suis pas un élève, zut !), je trouve cela vraiment déplacé. Mon médecin traitant était un peu sur ce mode-là au début, mais en nettement plus poli : curieusement, depuis qu'on se connaît, il ne dit plus ce genre de choses. 

 

  À l'avenir, je veillerai donc à ne consulter que les jours où il reçoit, de peur de me prendre une nouvelle leçon de morale de la part du toubib trouvé sur les pages jaunes. 

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commentaires

Nicole 24/10/2011 08:46


Merde alors, ça ne leur arrive jamais, aux toubibs, d'être malade .. C'est quoi ce mépris ! C'est quoi ce manque de confiance, a priori !


Camille 05/10/2011 19:20


Je dois avoir de la chance, - au moins sur ce plan-là !
Et si vous changiez de médecin ?


Moot 21/09/2011 22:29


Comme quoi certains "docteurs" mériteraient d'être plutôt appelés "pauvre con".

Rappelons qu'une thèse de médecine est une vaste plaisanterie par rapport à une thèse de Lettres ou de sciences : c'est une formalité, et aucunement le volumineux fruit d'un travail de recherche
approfondi sur trois ou quatre ans.


gwen2b 21/09/2011 20:13


Pathétique...Je ne donnerai pas mon avis sur les médecins...
J'éviterai de faire des généralités...


Patrice 21/09/2011 19:35


Consigne extra-syndicale : chaque fois que l'un de nous, chers confrères, tombe sur l'un de ces clowns, lui lancer "What's up,Doc?"
... i.e. en bon français : "Quoi de neuf, Prof?"

Patrice, nain porte quoi, je sais ;)


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