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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 21:38

Orange

 

 

 

Par Kroko (y compris les notes de bas de page)

 


  Lorsque j’ai vu l’appel à témoin lancé par Celeborn, je me suis dit que j’avais sans doute quelque chose à dire. Je suis stagiaire en cette année scolaire 2010-2011, je n’avais jamais enseigné avant, et je ne me serais jamais attendue à vivre ce que j’ai vécu, depuis septembre. J’ai eu envie de découper mon témoignage en plusieurs parties, afin que les choses soient claires, pour vous comme pour moi, car tout à tendance à s’emmêler, et finalement, ça n’est pas facile de s’y retrouver. 

 

 

1ère partie : l'établissement.


  On ne peut pas aborder cette année de stage sans parler de l'établissement dans lequel on est placé en tant que stagiaire. Les recommandations du ministère étaient de placer les stagiaires dans des établissements « faciles ». « Des postes que vous envient vos collègues titulaires », nous a-t-on dit lors de la formation « accueil des stagiaires ». J'ai un léger doute face à cette affirmation, sachant que le poste que j'ai eu, je ne l'ai eu que parce que j'ai râlé auprès du rectorat, soutenue par mon syndicat. Voyez-vous, nous étions deux stagiaires dans ma matière, et un seul poste avait été prévu dans l'académie1. Finalement un deuxième poste a été créé ; on peut se demander quelles ont pu être les motivations qui ont poussé dans ce cas une deuxième personne à accepter d’être tutrice2.  

  J'ai passé un CAPLP, en conséquence, je ne peux qu'enseigner en lycée professionnel. Mais, m'a-t-on dit, pendant ma prépa concours, il ne faut pas croire, maintenant en Lycée Général, les élèves sont pareils que ceux en Lycée Pro3

  Il y a une logique imparable dans l'éducation nationale : celle qui dit que plus tu as d'enfants, meilleur sera ton poste4 ; pour ma part, malgré mon PACS et mon classement au concours (6e), je suis celle qui a été envoyée le plus loin. Moi qui rêvais d'acheter une maison avec mon conjoint, nous avons à présent le luxe d'avoir un F2 en ville et un F1 à la campagne. 

  Voilà donc les conditions d'entrée de stage : séparez-vous de votre conjoint, de votre famille, et de vos amis, et partez à la découverte d'une nouvelle ville (pas forcément) palpitante. 

  J'ai donc atterri dans une petite ville à 230 km de chez moi, dans un petit lycée. J'ai pu y découvrir que j'y ai une seule et unique collègue dans ma matière : ma tutrice. Comme nous ne sommes que deux dans cet établissement, et qu'il n'y a qu'une salle, nous avons donc un emploi du temps partagé. Ce qui m'amène à une autre réjouissance face à ma situation d'éloignement de conjoint : un emploi du temps sur 5 jours, d'après la convenance de ma collègue et donc tutrice. Moi qui rêvais de mon vendredi… ou de mon lundi… je n'ai ni l'un, ni l'autre. D'ailleurs il n'y a pas un jour, week-end excepté, où je n'ai pas cours. Comme ça je baigne dans le travail à longueur de semaine.

 

 

2e partie : l'emploi du temps.


  Quand on passe le concours, on a beau se dire qu’il faudra s’impliquer, travailler dur, etc., on est bien loin de s'imaginer qu'être enseignant demandera une charge de travail tellement conséquente. Comme je suis une personne zélée, j'ai lu tous les BO dans le détail, et comme je suis naïve, je croyais que la mention « le temps de travail des stagiaires sera décompté comme suit : 2 tiers devant les élèves, 1 tiers de formation » signifiait que je n'aurais que 12h devant les classes et 6h de formation. Que nenni ! j'ai 18h devant les classes plus 6 h de formation les mercredis. Étaient d'abord annoncés 15 mercredis, puis d'autres formations se sont rajoutées au fur et à mesure, ainsi je n’ai quasiment aucun répit. Et comme je le disais avant, j'ai cours tous les jours, donc quand je n'ai pas formation les mercredis, j'ai cours avec des élèves qui me voient en moyenne une fois sur 4. Ces élèves sont pris en charge par ma tutrice lorsque je suis en stage, ce qui donne un suivi de classe pour ma part, comment dirais-je, chaotique (?). 

  Il paraît que quand on est un prof chevronné, on met une heure pour préparer une heure de cours. Ce que je vois plutôt, c'est que je passe environ 4h pour un cours. Et comme une fois encore, les recommandations du ministère de ne donner que 1 à 2 niveaux de classes sont parfaitement bien suivies, j'ai pour ma part 4 niveaux (!) dont deux classes à examen5. Je ne peux donc pas tellement réutiliser mes cours pour plusieurs classes. Heureusement que l'entraide entre profs de la même matière fonctionne bien à ce niveau là6..

  N'oublions pas, dans l'emploi du temps, le temps passé à corriger des copies. Comme je suis consciencieuse, je m'évertue à mettre des commentaires détaillés sur celles-ci : je passe donc en moyenne 1h30 par classe, et comme j'ai 9 classes…

  Mais encore, le temps de correction, je me l'imaginais bien en préparant le concours. Par contre, je n'avais pas anticipé le temps que je passerais dans le bureau des CPE à faire des fiches de suivi, ou à mettre des colles. Selon les semaines, cela peut me prendre une heure. Rajoutons encore 1 à 2h par semaine à faire des photocopies… 

  Sans oublier les réunions diverses : conseils de classe, réunions pour les stages… 

  Je suis bien loin de l’image de la prof glandeuse. 

  Je suis donc dans un état de fatigue assez constant7, j'ai l'impression d'être toujours dans l'urgence, de ne pas avoir le temps de faire une pause, pour prendre du recul ou de la hauteur, voire de la distance8. Cela ayant pour conséquences plusieurs arrêts maladies. Au menu : pharyngite, bronchite, trachéite, sinusite, gastro-entérite et, pour aujourd’hui, otite et re-trachéite. Comme ça je n’entends plus et je ne parle plus, des conditions idéales pour enseigner. 

 

 

3e partie : les élèves 


  Face aux élèves, je le disais précédemment, on m'a conseillé maintes fois de « prendre de la hauteur ». 

  Oui, parfois, j'aimerais me grandir de 3 m pour dominer tous ces élèves qui sont plus grands que moi9 et peut-être leur imposer un peu de respect (comment ça, ce n’est pas ce qui est sous-entendu par « prendre de la hauteur » ?)…

  (J'ai, comme je l'ai dit plus haut, 9 classes, ce qui est un confort en soi : je pourrais en avoir 18, si je n'avais qu'une heure par semaine, au lieu des deux qui m'ont été accordées, je ne sais comment. Sur ces 9 classes, il n'y a que 2 classes avec lesquelles je n'ai jamais eu aucun souci, avec aucun élève. 3 classes avec lesquelles j'ai un vrai plaisir d'enseigner (et heureusement).)

  … ou alors, quelques années de plus, car quand on n'a que 5 ans de différence (voire moins) avec ses élèves, et que ceux-là sont persuadés d'être votre égal, on peut obtenir des réflexions du genre : « vous êtes comme nous, mi-adulte, mi-adolescente, en fait on est pareil ». De la part de quelqu'un qui ne sait pas écrire une phrase sans faire de fautes, cela est particulièrement douloureux10

  J'ai eu droit à « tu me casses les couilles » suivi de  «allez vous faire foutre », la 2e semaine de cours, de la part d'un charmant jeune homme à qui je demandais d'enlever son mp3.

  J'ai eu aussi droit à des menaces, de la part d'un élève de 22 ans, 1m90, parce que j'ai eu l'audace de lui demander de travailler. Le jeune homme en question m'a menacé de me claquer et a ajouté que je n'avais aucune idée de ce qu'il était capable de me faire. Il est revenu en cours après une exclusion, puis a attendu que je sois seule à la fin d'un cours après une ré-exclusion. Maintenant il est en stage à l'accueil de mon établissement, je constate que tout va bien.

  J'avais une élève supposée prostituée. Mais maintenant elle a démissionné. 

  J'ai une classe de voleurs. Leur butin : mon carnet de notes, 3 clés USB à différents professeurs, un téléphone portable à une camarade de classe et un portefeuille à un autre camarade. D'ailleurs dans cette classe, on voit à quel point on peut être gentil quand on est jeune : insultes, moqueries, railleries ne cessent de fuser envers les (rares) élèves qui essaient du mieux qu'ils peuvent de travailler. Dans cette classe également, un élève m'a fait une déclaration d'amour qui m'avait fait sourire, maintenant qu'il m'a fait une réflexion sur mes fesses, je souris nettement moins. Dans cette classe les élèves s'auto-excluent quand ils en ont marre (ils ont besoin de leur dose de nicotine). 

  Dans une autre classe, un élève a mangé un crayon de couleur. Je crois que c'est anthologique. 

  Toujours dans cette classe, un élève se vante d'être un taliban, sans évidemment savoir ce qu'est un taliban. Certains se battent à coups de règle en métal ; d'autres, plus pragmatiques, utilisent leur gomme/trousse/cartable selon la nécessité.

  Heureusement j'en ai des qui sont gentils/travailleurs/volontaires, mais forcément, vu qu'ils sont en général discrets, on finit par les oublier, et tous les autres prennent toute la place. 

 

 

4e partie : la relation tuteur stagiaire. 


  Dans de telles conditions, heureusement que nous avons un tuteur (en l'occurrence une tutrice) qui est là pour nous épauler, nous guider et nous conseiller11

  Le tuteur est multi-tâches. Il doit aider, soutenir, évaluer son stagiaire. Il doit également venir assister aux cours de son stagiaire, et nous petits stagiaires nous devons assister à un de ses cours. Et les mercredis qui ne sont pas utilisés dans des formations doivent devenir des temps de travail tuteur/stagiaire.

  Je ne connais AUCUN tuteur qui ait fait la démarche de prendre son après-midi pour aider son stagiaire12.

  Moi je suis particulièrement vernie. J'ai une tutrice aimable, gentille, mais indisponible pour des raisons personnelles évidentes pour tout le monde, sauf pour elle a priori. Cela me place dans une situation particulièrement délicate, car elle est quasiment  « intouchable » vis-à-vis de sa situation. 

  Ma tutrice ne peut pas venir m'observer les vendredis après-midi, quand j'ai mes classes les plus horribles car

  1. elle ne travaille pas le vendredi après midi ;
  2. elle doit s'occuper de ses enfants ;
  3. il faut qu'elle se repose ;
  4. le vendredi après-midi les élèves sont ingérables quoi qu'il arrive, d'autant plus les classes que j'ai13

  Ma tutrice veut bien me donner des cours pour me dépanner. Mais ils sont creux et vides de sens. 

  Ma tutrice trouve mes cours très bien pédagogiquement parlant. C'est un bon point pour moi ! et un avantage pour elle : elle les réutilise. Avant elle me demandait mon avis. Plus maintenant. Maintenant, je ne lui envoie plus de cours. 

  Ma tutrice veut bien m'apporter du soutien quand je lui dis que j'ai (encore) pleuré en salle des profs. Elle me donne des conseils avisés :  « tu es trop cristallisée sur tes problèmes. Prends un peu de distance. »

  Ma tutrice est au courant de tout. Elle me dit souvent, comme réponse à mes questions angoissées : « demande à l'inspectrice ».

  Ma tutrice est venue m'observer pendant un de mes cours. Un seul. Depuis septembre. Évidemment dans LA classe où je n'ai aucun problème. Elle en a conclu que tout allait bien. C’est déjà ça de pris pour la titularisation, me direz-vous.

  Ma tutrice, pour convenance personnelle, a échangé une classe avec moi, au mois de novembre. Un cours que je dois maintenant donner le mercredi ; or les mercredis, je suis en formation. Donc elle les prend en HS [NDCeleborn : heures supplémentaires]. Par contre, maintenant qu'ils sont en stage, et que moi, j'ai toujours mes formations, hé bien, c'est moi quand même qui dois faire la visite de stage. D'une classe que j'ai vue en tout et pour tout… 2 fois.

  Finalement, d'après mon chef d'établissement, je sollicite trop ma tutrice. Donc j'ai arrêté. Avec la rentrée, j'ai pris une bonne résolution, je lui ai parlé. Espérons qu'elle aussi décide soit de m'accorder le temps dont j'ai besoin, pour, par exemple, m'expliquer comment faire une fiche pédagogique ou une progression, ou encore, qu'elle puisse m'expliquer comment faire les CCF [NDCeleborn : Contrôles en Cours de Formation] à mes deux classes de première et mes deux classes de terminale. Ça serait utile. Ou alors, qu'elle accepte qu'elle n'a plus le temps, et qu'elle passe la main. 

  Et moi, je n'ai plus confiance en ma tutrice. Et finalement, mis à part les élèves, c'est ça qui me plombe le plus.

 

 

5e partie : les collègues.


  Heureusement pour moi, je m'entends bien avec mes autres collègues ! La plupart d'entre eux compatissent à mes souffrances et me soutiennent du mieux qu'ils peuvent. L'ambiance en salle des profs est un vrai bonheur, et je viens souvent en avance pour avoir un peu de chaleur humaine, qui me manque si cruellement dans mon appartement de campagne. 

 

 


1. … et auparavant, il était occupé depuis une dizaine d’années par une contractuelle qui du coup n’a plus eu qu’à aller se rhabiller.


2. Je ne dis ça que pour la forme. En réalité, je sais qu’elle a négocié un emploi du temps du tonnerre ainsi que de se garder les meilleures classes et ainsi laisser un pauvre stagiaire démuni face à des élèves difficiles.

 

3. Autrement dit : pénibles. Peut-être que des profs enseignant en lycée général pourraient confirmer ou infirmer ? 


4. … ou, tout du moins, tu auras plus de points, donc tu auras plus de chance d'avoir un poste près de ton conjoint. Je songe à une insémination artificielle, comme ça j’en aurai 7 d’un coup. Eh ho, même plus la peine d’aller bosser alors. 


5. Dans ma matière, en LP, ce sont les profs-mêmes qui font les sujets d’examen pour leurs élèves, les surveillent et les corrigent. Cela fait une charge de travail considérable, d’autant que les modalités ont changées cette année, et que ma tutrice n’est pas capable de m’expliquer comment faire. Non pas que ça soit de sa faute, personne ne sait.`


6. Entre stagiaires et néo-tit sortants de la même prépa concours, nous avons mis en place un système de centralisation des cours. Une base de données, en quelque sorte, ce qui nous permet de nous soulager un peu sur la préparation des cours, bien qu’il faille à chaque fois les reprendre à sa sauce.


7. Ce matin chez le médecin, 9-5 de tension, pas si mal d’après lui qui me voit environ toutes les 3 semaines depuis la rentrée.


8. c'est un conseil qui m'a été assez souvent donné, par diverses personnes.Quand je l’entends, j’ai des envies de meurtres.


9. En même temps, je ne mesure qu’un mêtre 60, donc ce n’est pas difficile.


10. … mais cela vient du fait que je ne me sente pas « légitime », dixit mon chef d'établissement. Peut-être qu'il n'a pas tort, peut-être que je ne me sentais pas vraiment prête à affronter des classes sans formation, mais cela est une autre histoire.


11. … d'après les discours émerveillés des divers gens qui ont bien voulu en discuter avec nous, petits stagiaires.


12. … non pas que le stagiaire insiste plus que ça non plus ; si d'aventure il pouvait épargner 20min pour faire une sieste-ses courses-le ménage le mercredi après-midi, il ne va pas s'en priver.


13. Tiens, ne serait-ce pas une motivation de plus à refourguer le vendredi après-midi à la stagiaire naïve ?

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commentaires

mel38 12/04/2011 21:43


coucou,
je suis de tout coeur avec les stagiaires... J'ai eu ma dose comme vous et maintenant, belle revanche je dois être tutrice ! Maman, prise, j'espère néanmoins être à la hauteur pour aider et
conseiller surtout que nous sommes en ZEP...


Perceval 24/01/2011 23:37


@ celadon
Pardonnez-moi, mais je suis un peu miraud, et j'avais cru que votre demande provenait de celeborn.
Vous pouvez donc me joindre là :
etanne.cb(arrobase)gmail.com


Kroko 24/01/2011 11:06


merci à tous pour vos messages de soutien ... Pour le moment mon corps à gagné le combat contre moi : je suis arrêtée pour une angine ... Heureusement la semaine dernière j'ai eu une de ses
fameuses "visite conseil" faites aux stagiaires, où il est apparu que j'étais "aussi indépendante qu'une titulaire" et que je n'avais en rien besoin d'une tutrice. Voilà qui fait plaisir ...


Perceval 23/01/2011 13:28


@ celeborn :
etanne.cb(arrobase)gmail.com


cécile 23/01/2011 09:56


Chère kroko,

Ce serait un mensonge éhonté de dire que c'est à peu près pareil en général, nous devons faire face à des difficultés mais quand même, les violences verbales sont moindres (pas inexistantes
malheureusement. J'ai eu un compagnon en LP quand j voyais les copies des élèves je mesurais ma chance... Mon lycée a une partie LP et mes collègues dont la plupart enseignent deux matières surtout
lorsqu'il s'agit de matières dites générales sont parfois tout aussi effondrés que vous après 10, 20 ans de métier. C'est vrai que le dilemme quand on a une classe agitée c'est qu'on se dit
toujours que les 'bons' 'gentils' en pâtissent et on se sent coupables. Prendre de la hauteur ça me fait bien marrer, mais essayer de ne pas se sentir coupable je crois que c'est dans l'ordre du
possible... D'après votre message, votre lycée n'est malgré tout pas une zone de non droit (l'élève fort justement sanctionné pour menaces) je sais que ce n'est pas un réconfort mais dans mon
établissement pas d'heures de colles, juste des rappels au règlement qui ne servent à rien, donc lorsqu'on a un problème avec un élève on doit le résoudre nous mêmes... Je sais que le ça pourrait
être pire n'est pas une consolation mais il y en a une qui nous fait tous tenir, c'est lorsque nous arrivons à faire passer le goût pour notre matière, qu'un cours se déroule bien, et ça vous
l'avez déjà fort bien compris puisque vous mentionnez les trois classes où vous avez plaisir à enseigner. L'éduc nat c'est la roulette russe, effectivement votre place au concours ne garantit rien,
tous les ans vous changez d'horaires et de classes alors pour vous je crois les doigts en espérant que l'année prochaine sera une année avec et vous conseille antidépresseurs/anxiolytiques (si ça
ne va vraiment pas fort, en tant que professeur 'chevronnée' j'y ai eu recours pour pouvoir aller bosser et mes amis dont celeborn pourront vous dire que je n'ai rien de la prof dépressive qu'on a
tous quelque part dans un coin de notre brillant cerveau, mais votre corps vous manifeste très visiblement qu'il ne veut pas (trachéite/otite) alors il faut l'aider un peu : prébiotiques,
probiotiques (immunostim chez urgo génial, un peu cher la cure mais génial))et vitamines (Berrocca,idem que précédemment et non je n'ai pas d'action chez un groupe pharmaceutique, j'aimerais bien
mais comme vous le savez nos salaires ne nous le permettent pas...)
Enfin pour finir ce mail fleuve je ne saurais que trop vous conseiller de vous accorder un jour par semaine (bien que cela vous paraisse sans doute impossible) où vous ne faites rien en lien avec
le lycée, mettons le dimanche, c'est votre compagnon qui sera content!
Et je vous souhaite de tous mes voeux, un rapprochement pour l'année prochaine!


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